Et si c’était facile et logique… Le bonheur ?

coffret-cadeau-4-casse-tete-metalDans nos croyances les plus lointaines encrées au fond de nous-mêmes, le bonheur se doit d’être une quête de longue haleine… Un but presque inaccessible, une chose abstraite qui se mérite après avoir « bien rushé » dans la vie.  Comme si, pour en goûter et en apprécier la saveur, il faut s’être « scrappé » les papilles gustatives avec toutes sortes d’aliments infestes et indigestes…

Le bonheur, pour plusieurs, il se doit d’être compliqué.  Il faut travailler sur soi-même et ce travail, il se doit d’être dur si on veut le mériter.

Tout le monde, ou presque, l’affirme.  « Travailler sur soi, est le travail le plus difficile qui soit… »

En tout cas, moi si j’avais demeuré sur cette citation, ça ne m’aurait jamais tenté de travailler sur moi-même.  Primo, parce que le mot travail en soi avait déjà une connotation négative (Le travail étant quelque chose d’obligatoire qu’il fallait endurer pour gagner sa vie…Tu sais.. Quand tu n’as pas le choix dans la vie…) et deuxio, parce que si c’était si difficile, ça signifiait que je devais y fournir un gros effort et je suis désolée, mais ça me ne tentait pas de me fatiguer à la tâche.  J’étais déjà assez fatiguée de même en ayant à gérer mon travail, ma famille, mes loisirs, mon budget, ma mauvaise humeur… Sans, en plus, me casser la tête à essayer de trouver un bonheur qui ne me garantissait en rien de me rendre heureuse…

Comme un million de gens… J’ai attendu de toucher le fond, de me sentir bien accotée au pied du mur, de hisser le drapeau blanc avant de choisir de faire un petit pas vers le chemin de moi-même… C’est-à-dire, tourner le miroir vers moi-même en acceptant ma responsabilité dans ma vie… Mais là, n’est pas le sujet de ce texte 😉

En fait, au fil des années, je me suis rendue compte que de travailler sur soi-même, et de cultiver le bonheur était beaucoup plus facile que je ne pouvais le croire.  Et non, je ne l’aurais jamais crû auparavant.  Je ne le croyais pas et je ne laissais aucune place à l’ouverture de croire non plus que moi aussi, je pouvais choisir d’être heureuse. J’aurais bien voulu, mais moi, ça ne faisait pas parti de mes gênes ni de mes capacités.  Désolée !  Meilleure chance dans une autre vie peut-être et tant mieux si les autres semblaient y croire, (tous de beaux menteurs que me disait une petite voix à l’intérieur de moi), mais moi, j’y crois pas, un point c’est tout.  Être heureuse était quelque chose de trop abstrait.  Je souhaitais y croire, quelque part au fond de moi, mais je voyais cela si compliqué, que j’étais incapable de me l’approprier dans les faits, concrètement parlant.  Un peu comme un casse-tête super simple, qu’à première vue, semble impossible et illogique à réaliser et qu’à force de taponner, quand on réussi à séparer les deux morceaux, on s’écrie : « Ayoye ! Mais c’était juste cela ?!  C’était tellement logique pourtant !! J’ai réussi à le faire !!»

La quête du bonheur, qui est pour moi synonyme de l’amour de soi-même, c’est exactement cela.  Ce n’est que de la simple logique.   Que si l’on s’arrête à y réfléchir, tout le monde a une envie ou une idée de ce qu’est l’amour de soi, mais que pourtant, malgré ce savoir, nous continuons à nager à contresens de cet amour…. Soit par habitudes, par fausses croyances, par insécurité, par choix… La plupart du temps, par choix inconscient et vieilles programmations qui n’ont plus de raisons valables d’exister…

Combien de personnes affirment s’aimer eux-mêmes et qu’au final, leurs actions ne sont pas cohérentes avec leurs paroles.  Pour moi, ce fut là, une révélation des plus logiques.  En effet, j’étais persuadée m’aimer de plus en plus, mais dans mes actions et mes pensées envers moi-même, je manquais littéralement d’amour envers moi-même.  Trop menée par mes peurs… Peurs de déplaire, peur du rejet, peur de me tromper, peur de manquer, peur de l’échec, peur des jugements, peur d’affirmer qui j’étais réellement… N’était-ce pas, logiquement, un manque d’amour envers moi-même que de ne pas croire en moi, en mes capacités, mes valeurs, mes pensées, mes envies, mes forces.  N’était-ce pas un manque d’amour envers moi-même que de nourrir mes insécurités, mon manque de confiance en moi, de ne pas affirmer mes besoins.  N’était-ce pas un manque d’amour de moi-même que de me mettre dans des colères immenses pour des situations dont je n’avais aucun contrôle dessus ? N’était-ce pas un manque d’amour envers moi-même de ne pas m’accepter telle que je suis, avec mes points forts et mes points faibles à apprivoiser et à améliorer ? Je me suis mise alors à constater toutes les situations, où je manquais d’amour et de croyance envers moi-même… Toutes les fois où je me suis exigée la perfection, les fois où je me suis flagellée moi-même, mentalement, exagérant des situations que les autres, qui m’aimaient plus que je m’aimais moi-même trouvaient si banales comme situations… Je me suis alors rendue compte qu’il n’en tenait qu’à moi, de m’autoriser et de cultiver cet amour là envers moi-même, car même si les gens me donnaient déjà énormément d’amour, cet amour servait davantage et trop souvent de « plaster » pour me « booster », mais qu’il ne m’était malheureusement pas d’un grand aide pour m’apprendre à m’aimer moi-même… La dernière option, elle n’appartenait qu’à moi de le choisir pour moi… Par amour pour moi.

En tout cas, pour moi maintenant, le choix de s’aimer et de croire en nous-mêmes est maintenant un choix logique et bénéfique inébranlable.  Car c’est vous, qui au final continuez de vous « fesser » dessus si vous ne changez pas votre vision envers vous-mêmes…  La preuve… Même si les autres vous donnent la permission de vous tromper, si vous, vous ne vous la donnez pas, vous continuez de ruminer et de vous en vouloir et ce… beaucoup trop longtemps pour rien !  Quelle perte de temps !  Même chose lorsque vous vous trouvez gros/grosse… Même si tout le monde vous trouve beau-belle comme vous êtes, si vous, ce jour-là, vous vous trouvez gros/grosse, l’opinion de l’autre sera un « plaster » pour vous « booster », mais vous continuerai de vous voir ainsi tant que vous ne changerai pas d’idée envers vous-mêmes… L’amour de soi, c’est exactement la même chose… Tout part de soi!

Je sais que dans notre société, ce ne doit pas être trop facile.  J’ai même un psychologue qui me l’a dit.  Que ma théorie était trop logique et facile… Mais moi, dans mes croyances et mon expérience de m’être cassé la tête à être malheureuse pendant toutes ces années, pourquoi ça devrait être plus compliqué que ce que ça peut être ?  Pourquoi, si pour moi c’est si évident et si logique, que cela ne pourrait pas le devenir pour une autre personne ?  Si cette personne choisissait simplement de s’engager réellement vers l’amour d’elle-même, je ne vois logiquement aucun côté négatif possible ?  Je crois sincèrement que ça ne pourrait jamais être pire que la situation actuelle en tout cas…  S’aimer soi-même ne peut pas être néfaste ?!? Ça vaux peut-être le coup d’essayer du moins.  Mais l’essayer vraiment là !  Dans de vraies actions concrètes-là !!  Pas juste dans le « ça paraît bien là !»

Au départ oui, ça demande un effort.  Mais cet effort, quand il est dirigé vers un premier point fixe, qui réunit une multitude de points forts, au lieu de s’éparpiller partout à creuser à des endroits où il est impossible d’y changer quoi que ce soit ne devrait-il pas être envisagé de plus près ?

Si dans cette vision du bonheur, je choisissais de m’aimer vraiment, comme je peux aimer ceux que j’aime le plus au monde, et que je le mettais en application, c’est évident que les peines deviendraient moins grandes, les colères moins longues, les difficultés moins pénibles et que plus le cerveau accepterait et s’adapterait à cette nouvelle réalité, plus cela laisserait de la place pour la joie, le bonheur et l’amour que l’on cultiverait consciemment pour soi-même.  Il me semble que c’est si évident… et pourtant…. Les gens continuent de nourrir la jalousie, l’envie, le victimisme en ne croyant pas en eux-mêmes, en se comparant et se nivelant vers le bas, en cachant et en dévalorisant les différences… Ce qui dénote clairement, à mon avis, un manque d’amour envers eux-mêmes.

Petite parenthèse : (Les émotions sont là pour nous aider à établir nos limites, à nous aimer davantage… Elles ne sont pas là pour nous pourrir l’existence… Elles sont nos alliées, nos amies, il faut savoir leur rendre grâce en les remerciant, en les apprivoisant…)

Je vis peut-être dans un monde de licorne vous me dirai, mais ce monde, il est magnifique et accessible à tous les gens qui veulent bien y croire et y adhérer.   Au contraire de ce que l’on pourrait croire, ce monde contient encore son lot de « bordels poches surprises » qui se pointent jamais quand c’est le bon moment… Eh oui, une vie sans obstacle, est à mon avis une belle grosse illusion, mais dans mon monde de licornes et/ou de calinours, les obstacles, ce sont juste de belles opportunités pour apprendre, se définir, se respecter et… S’aimer davantage un jour à la fois!

Kathleen Chouinard

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