L’engagement, c’est du sérieux ! Et fait pour soi, c’est encore mieux!

Définition selon le dictionnaire Larousse:

« Acte par lequel on s’engage à accomplir quelque chose ; promesse, convention ou contrat par lesquels on se lie : Contracter un engagement. Faire honneur à ses engagements »House project

Je pense que l’engagement est essentiel dans un processus d’évolution et qu’il permet d’augmenter la confiance en soi et en notre pouvoir de création.  Il aide à développer la patience, la persévérance, la fierté du devoir accompli, le respect de soi-même ainsi que de celui envers les autres.  Cette fierté du devoir accompli augmente considérablement l’amour envers nous-mêmes.

Toutefois, prendre un engagement comporte certains risques qui ne sont pas vraiment dangereux, mis à part peut-être…  Celui d’ébranler temporairement notre ÉGO…

Un de ces risques est celui de se sentir coupable face à la déception ou à l’échec.  Pour réduire cet impact, il est alors très important, lors de la prise d’une décision qui nécessite un engagement, de prendre le temps d’analyser ce que représente le mot ‘’échec’’ pour nous et de peut-être le remplacer par le mot ‘’apprentissage’’.  De plus, il est essentiel de déterminer envers qui nous nous engageons exactement, ce qui rendra cet engagement beaucoup plus facile.

En effet, si l’engagement envers une décision prise est véritablement dirigée envers nous-mêmes, par respect et par amour pour nous-mêmes, il y aura beaucoup plus de chance que les efforts soit faciles, positifs, grandissants et que les résultats soient durables, ce qui se reflétera automatiquement sur les personnes qui vous entoure également, occasionnant ainsi des bénéfices remarqués tel que la bonne humeur, la fierté, l’entraide, etc.

Cependant, si cet engagement est camouflé derrière un désir de plaire aux autres ou de ne pas leur déplaire, la décision prise risquera de comporter beaucoup plus d’obstacles physiques et mentaux. Ces efforts seront davantage perçus comme étant difficiles et par conséquent, le risque d’abandon en sera beaucoup plus élevé.  En gros, plus on le fait pour les autres,  plus les efforts sont demandant et plus le risque d’abandon et de déception est grand.  Faire des efforts pour les autres demandent beaucoup plus d’énergie que lorsque l’on choisi de les faire en considérant et en reconnaissant clairement les bénéfices pour nous-mêmes…  Aussi, lorsque les efforts sont déployés pour les autres, en ne voyant aucun avantage pour soi-même, il y a plus de chance que ces efforts de fassent avec plus de difficultés, plus d’impatience, de colère, d’insatisfactions, d’impression de subir et de souffrir au lieu de simplement choisir de les vivre aisément.  Cette sensation de privation, de punition, d’obligation n’est jamais très agréable et souvent en lien direct avec le fait de ne pas le faire totalement pour soi, en accord avec soi-même.  Ces insatisfactions se refléteront également sur les autres tout autour, créant aussi davantage de frictions…Comme si on avait besoin de cela en plus…

Il faut savoir que : « Une décision sans engagement, rien ne se crée. »

Maintenant, tout engagement nécessitera des actions concrètes à entreprendre pour en arriver à des résultats tangibles.  Si nous souhaitons le changement, il faut  »Être » ce changement.   Cela demandera de la persévérance, de la patience, de la tolérance, de l’ouverture, de l’honnêteté, de la communication, du respect et beaucoup d’amour envers nous-mêmes ainsi qu’envers les autres. Ça semble bien épouvantable, mais sincèrement, ce n’est pas si compliqué, suffit de se mettre à l’action, même si on se sait pas par où commencer exactement.  C’est souvent de l’essai-erreur, mais au moins, ça avance…

Êtes-vous fidèle à vos engagements dans votre vie ?

Pour ma part, je me suis aperçu (à 37 ans) que j’étais excellente pour la prise de décision, mais que pour l’engagement, je n’étais pas consciente de ce que cela pouvait représenter réellement, donc au moindre effort ou imbroglio, j’abandonnais ou je subissais en affirmant « ne pas avoir le choix de faire autrement ! ».  Je réussissais toujours à me dire que finalement, ce n’était pas pour moi, que je n’avais pas de temps à perdre avec cela ou que les autres étaient la cause de mes échecs et de mes abandons.  Je faisais tout de même de mon mieux (étant rarement satisfaite des résultats dû à mon côté perfectionniste exagéré) et, devant la peur de l’échec, ou l’effort à fournir, je fuyais, j’abandonnais.  J’avais peur d’affronter mes peurs, j’avais peur de l’échec, du rejet, j’étais paresseuse et je préférais dresser le drapeau blanc ou me rejeter moi-même en me faisant accroire que j’avais tout fait pour réussir, ce qui était faux au bout de la ligne.

Moi seule savais (si j’étais tout à fait franche envers moi-même) que je n’avais pas tout fait pour réussir.  Je n’avais jamais pris de temps de m’affirmer, de communiquer, de tenter de nouvelles visions, de m’ouvrir à la pensée des autres… Bref, j’avais quitté le navire avant destination, croyant que ce serait plus facile.  Oui, j’ai atteint la rive… Mais la nage fut plus tumultueuse que je ne l’aurais cru, me retardant dans mon évolution… Demeurant dans les  »SI »  « si j’avais peut-être fait » ou le « si j’avais peut-être dit » trop longtemps pour rien, car tous ces « SI », ne pouvait au final, rien changer de ce qui s’était passé dans le passé.  J’avais quitté le navire… Je devais donc apprendre à assumer et à accepter les décisions concernant mes abandons, mes fuites envers mes fausses impressions d’engagement et comprendre ce qui avait bien pu se passer.  J’étais la seule et unique responsable du choix final… Être parti sans avoir tout réglé.

Ce que je me suis aperçue, c’est que je pouvais fuir les autres et les situations, mais que  malheureusement ou heureusement, je ne pouvais pas me fuir moi-même…

Donc, à 37 ans j’ai découvert un tout autre univers. J’ai découvert que si je prenais un engagement et que j’y mettais les efforts nécessaires, je pouvais traverser les montagnes et que par choix, je pouvais faire tout ce que je souhaitais dans ma vie (ou presque) et qu’en plus, ça pouvait être facile et léger.  Je vivais enfin ma vie au lieu de la subir.  Je reprenais mon pouvoir dans ma vie en faisant des choix honnêtes pour moi et envers moi.  En gros, je me suis rendu compte que si je prenais une décision et que je m’engageais à le faire vraiment, je pouvais réussir.  Aussi,  si je choisissais de quitter le navire, c’était non sans peine, mais sans regret, car j’avais pris le temps d’évaluer et de fouiller toutes les options possibles pour prendre ma décision en total accord avec moi-même, sachant que cette étape de ma vie était terminée et que d’autres aventures m’attendaient !  Je pouvais alors quitter la tête haute et pleine de confiance.  J’avais appris une foule de nouvelles choses.  Cette découverte à changé ma vie et peut changer la vie de bien des gens, s’ils se permettent d’y croire et de choisir.

Dans tout engagement, il y aura toujours, un bon matin, un mur bien haut et bien fort qui se dressera devant nous et qu’il faudra franchir pour continuer d’avancer ou  de rebrousser chemin.  Ce mur sert à redéfinir et à re-choisir si nous sommes prêts à continuer cet engagement ou pas.  Il sert à déterminer si nous avons du plaisir là-dedans ou non. Si le choix que nous avons fait nous rend triste, dépressif ou colérique, il serait bon de déterminer qui en profite davantage au juste ?  Est-ce qu’on le fait pour nous ou par besoin de reconnaissance de la part des autres ?  Si la réponse est ; pour nous, nous choisirons alors de poursuivre notre engagement et nous trouverons la force d’escalader ce mur pour constater que finalement, il n’était pas si haut et si fort que nous le croyions au départ.

La vie est parsemée d’obstacles et parfois, en abandonnant, on croit prendre un chemin plus facile, mais malheureusement, ce n’est pas toujours le cas.  Encore là, si nous abandonnons pour nous-mêmes en ayant la certitude d’avoir tout essayé pour que notre engagement réussisse, il sera plus facile de passer à autre chose et de voir tous les apprentissages acquis lors de cette aventure au lieu de nourrir une culpabilité inutile…

Il faut parfois faire du ménage dans toutes les décisions qui ont modelé la personne que nous sommes aujourd’hui.. Surtout si on a l’impression de tourner en rond et d’être malheureux, car peut-être… Avons-nous accumulé beaucoup trop de décisions prises pour les autres et qu’aujourd’hui, notre cœur nous crie de revenir dans nos propres bottines.  Nous n’avons qu’une vie après tout et elle passe rapidement.  Ce retour dans ses propres bottines n’est malheureusement pas facile. Surtout quand on a oublié dans quel type de bottine nous sommes confortables à force de marcher dans ceux des autres inconsciemment.  Il faut toutefois, tenter de les retrouver, si l’on souhaite marcher librement.  Cette démarche est épeurante et comporte son lot d’obstacles et de dérangements, mais… demeurer dans les bottines des autres, n’est pas nécessairement plus confortables et peut même, créer de grosses blessures à notre âme et notre corps physique aussi à long terme… Le corps parle, il faut parfois l’écouter et  apprendre à assumer qui nous sommes.

Une prise de décision, c’est vraiment facile.  S’engager est une autre paire de manches !  Ça nécessite beaucoup plus de travail, mais la fierté engendrée en vaut clairement la chandelle.  Je vous mets au défi d’essayer, VRAIMENT !  Ça peut changer votre vie, je vous le garanti.

Kathleen Chouinard

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