Victimisme… Quand tu ne me tiens plus!

menottes« Ça m’arrive juste à moi, pourquoi ça m’arrive, je ne suis donc bien pas chanceuse, je ne suis pas capable, personne ne peut me comprendre, oui mais moi j’ai pas été élevé de même, je ne peux pas rien y changer, oui mais c’est donc pas facile, c’est pas drôle hein, oui mais moi j’ai pas cette force là ou je n’ai pas ta force… »

Vu sur un post hier matin d’une jeune femme qui affichait avoir été longtemps une victime dans sa vie… Elle m’a inspiré ce texte qui pour lequel, j’étais supposé y consacrer du temps voilà bien longtemps déjà…

Manque d’inspiration probable, mais sûrement pas le manque de temps, car du temps, ça se planifie toujours quand on le choisit et un an… C’est bien trop long, mais bon… Sujet chaud et tabou qui demande un brin d’humour parce qu’il peut en effaroucher plusieurs! Un beau défi de sujet de discussion que je n’oserai pas qualifier de « difficile », car pour moi, ce mot me ramène au temps où tout était trop difficile, ce qui avait pour conséquence de ne rien faire ou bien… de faire, avec peine et misère, en chiâlant et traînant derrière moi, à chaque petites épreuves ce mot comme un gros boulet de prisonnier, lui donnant ainsi bien trop d’importance ce qui ralentissait ainsi toutes actions à accomplir et demeurant dans un état d’esprit qui était tout sauf de la joie!

Victime moi??  Eh oui!!! Je l’ai été aussi. Sans en avoir conscience durant de longues années par contre et il était interdit de me dire que je l’étais, car non, je ne l’étais pas! C’était pas de ma faute si tout était difficile dans ma vie.  Je n’avais rien choisit de tout cela. Que je faisais donc pitié et que ma vie était donc pas facile…  Comme si, j’étais la seule en ce monde à vivre des épreuves.. Comme si, j’étais la seule en ce monde à souffrir.  Non, mais fallait tu avoir un gros nombril et pas rien qu’un peu? Mais bon…  Maintenant, je l’avoue. Oui, je suis victime et quand je le suis, je suis parfaitement consciente de l’être et je choisis consciemment d’y demeurer le temps que ça me prendra pour retrousser mes manches!  Je choisis parfois de demeurer dans cet état pour plusieurs raisons… La peur du changement, la paresse de ne pas changer mes habitudes ou de ne pas passer à l’action… Le plaisir de licher mes plaies et me dire que je suis la seule au monde à qui les malheurs arrivent et que je me concentre sur mon gros nombril durant un cours laps de temps… En gros, maintenant quand je suis dans mon côté victime, je fais le choix de ne pas sortir de ma zone de confort ou de ne pas me responsabiliser moi-même en sachant que je ne pourrai pas demeurer dans cet état longtemps parce que je perds ridiculement mon temps et Dieu sait que le temps, il passe vite!!  Je choisi aussi parfois le déni en me disant que je dois avoir besoin de repos, tout en sachant très bien que soit j’accepte la situation telle qu’elle est ou bien… Je me botte le cul pour faire autre chose!!!  Et vous savez quoi?  Je me console et je rigole en sachant que tous les être humains sans exceptions ont un côté victime ce qui fait que je me sens moins seule de ma gang et étant fière d’être humain j’accueille!

Je n’apprécie pas particulièrement être dans cet état, car je sais fondamentalement que ça ne sert strictement à rien, mis à part, stagner dans sa propre marre à grenouilles… Mais je l’accueille pour mieux l’utiliser afin de réajuster certaines pièces désuettes dans le casse-tête de ma vie.

Avant, je n’en avais pas conscience alors je pouvais reposer mon pseudo-bonheur et ma pseudo-prise en charge sur mes amis (ies), mon conjoint, mes employeurs, mes enfants, mon psychologue, ma coiffeuse, mes clients (tes), ma médication… (Attention, je ne dis pas que certaines conditions ne nécessitent pas de médication)

En chiâlant sur mon sort et ma condition, toutes ces belles personnes aidantes pouvaient me redonner temporairement la petite tape dans le dos pour me motiver, m’encourager.  Ils pouvaient m’aider à trouver des solutions, (me les suggérer du moins)  Mais une victime reste une victime… Toutes ces belles solutions… Je les connaissaient souvent au fond de moi-même, mais ne les mettaient pas vraiment en pratique.  Si j’essayais… c’était bien bref, laissez-moi vous dire cela, espérant un changement radical miraculeux, mais une ou deux fois, ce n’est pas assez pour changer une habitude…   Que serait-il arrivé si tout à coup j’avais persisté et que cela avait fonctionné? Je n’aurais pu eu besoin de toujours allez chercher ma petite dose d’attention et d’aide que je m’étais créer moi-même comme dépendance… Mais bon… À ce moment-là, je n’étais pas prête à prendre mon envol en tant adulte responsable il faut croire.  Ce n’est arrivé qu’à l’âge de 37 ans, pourtant responsable de bien d’autres choses dans ma vie ; enfant, famille, travail, maison, paiements multiples…  La vraie vie quoi!  Le problème est qu’un bon jour, mes ressources se sont épuisées… Quelqu’un s’est tanné de ramer pour moi et de me recrinquer tout le temps, alors il m’a remis gentiment dans les mains le loisir de répondre à mes propres questions, à faire en sorte de combler mes propres vides et par le fait même, à créer mon propre bonheur. J’étais maintenant obligé de trouver mes propres solutions pour me sortir de mon mal être.  C’est tannant ça et ça fait crissement mal… Cette impression de se péter le nez sur un mur de ciment où l’on se retrouve face à soi-même sans pouvoir compter sur personne.  Toutefois, ce fut un des plus beaux cadeaux de ma vie!

Une victime se nourrit, entre autre, de tout ce beau monde qui se jette par terre pour leur trouver des solutions qu’ils ne mettent jamais en pratique et qui passent leur temps à nourrir leurs côtés victimes en les  »complimentants » constamment dans le vide. (Je dis dans le vide, car les compliments, même s’ils sont dits, ils ne les croient pas… Ça demeure superficiel…  Un beau  »plaster »)  Si on leur coupe cette nourriture, ils pédalent dans le vide et n’ont alors pas d’autres choix que de nager pour se sauver eux-mêmes ou choisir de se laisser aller et de se laisser couler…  Ce choix leur appartient.  Une victime, ça espère toujours trouver la pilule miracle qui changera tout dans leur vie comme par magie sans faire la moindre effort, mais en même temps, aucune pilule ne sera assez efficace pour eux, car trop souvent, ils ne voient pas les côtés positifs ou très peu.  Ce sont  majoritairement d’éternels insatisfaits.  Et non, chialer sur son sort, ce n’est pas considéré comme un effort, ni une prise en charge de nous-mêmes.  Il n’existe « heureusement » aucune pilule miracle, ni aucune personne, ni aucune source venant de l’extérieur qui pourra guérir leur mal être intérieur ou qui leur dénichera l’emploi du siècle, leur trouvera des activités à faire ou qui comblera leurs manques mis à part nul autre qu’eux-mêmes…

De plus, le problème avec les bons conseils gratis qu’ils reçoivent et l’aide que tout le monde leur apporte autour est que justement, ils vivent la vie des autres, selon la vision des autres et selon les propres expériences des autres.  Comment peuvent-ils alors croire que cela serait parfaitement adapté pour eux-mêmes, sachant que tout le monde est unique?  Et si cela ne fonctionne pas comme ils le souhaiteraient, c’est d’autant plus facile de continuer de victimiser en disant que c’est la faute des autres si cela n’a pas fonctionné…. Zone de confort A1 victime!

Je sais… Ce n’est pas facile de se prendre en mains.  Mais c’est un beau défi à se donner, le temps d’une vie et c’est à mon avis, la meilleure chose à faire.  Toutefois c’est comme tout entrainement et cela demandera des efforts à la vie à la mort pour notre bien-être personnel physique et mental.

Il m’arrive parfois de me dire que je préférais être dans l’inconscience de mon victimisme, mais jamais bien longtemps.  Pourquoi? Juste… Parce que je me donnais la permission de ne pas me prendre en mains.  Ça me laissait grassement dans l’inconfort de ma zone de confort, dans ma paresse physique et mentale.  (L’être humain est naturellement paresseux)  Pourtant, cet état de victimisme m’a mené directement dans la noirceur la plus totale, en mode fuite, déni, dépression, réclusion, dénigrement, baisse d’estime etc.   Je blâmais la vie, la société, les autres, la malchance, le passé, l’avenir… Je blâmais tout, en oubliant le détail le plus important : Mon pouvoir de créer ma propre vie dans l’ici et maintenant.  Que ce pouvoir était une de mes missions de vie et que c’était de mon propre ressort, de ma propre responsabilité face à moi-même de le faire pour moi. Que personne, même le plus intentionné du monde ne pouvait le faire à ma place.  Même Dieu le père tout puissant ne pouvait pas le faire pour moi. (Je vous en bouche un coin là hein? On a bien essayé de nous faire croire qu’il réglait tout.  Qu’on avait juste à tout lui laisser entre les mains…Hahaha! L’idée de la pilule magique, ça part de loin!!)  Mais lui par contre, ça ne lui tentait pas de gérer tout ce beau monde-là, pis je peux le comprendre, donc il nous a dit, selon les oui-dires, qu’il nous léguait ses pouvoirs de création! Tu parles d’une générosité toi!  Apparemment, Dieu nous fait confiance et il nous laisse le pouvoir de créer notre propre vie sur terre. C’est à nous de choisir!! C’est ti pas fin ça!?!  Magnifique! On est fait quoi maintenant?  Souvent, il est plus facile de vouloir créer la vie des autres que la nôtre, mais ça c’est un autre chapitre et j’avais oublié aussi un point important… Avant de donner des conseils aux autres… Ne faudrait-il pas soi-même montrer l’exemple le plus possible? (Personne n’est parfait on est ici pour apprendre!)

J’aimerais souligner le fait que la seule chose qui existe vraiment est ce moment-ci, c’est-à-dire l’instant présent et que si l’on souhaite créer un changement, on doit poser une action et que dans l’action et l’accomplissement, on y retrouve la fierté, (fierté d’avoir réussi ou d’avoir essayé) ainsi que le rehaussement de l’estime de nous-mêmes.  Dans les sorties de zones, on y fait automatiquement des découvertes extraordinaires.

En se prenant en charge soi-même, cela permet de lâcher le « plaster » qui ne fait que couvrir le bobo et ainsi, de guérir la plaie par le fond, ce qui est du développement durable.  Si on ne fait que mettre un « plaster » sur une plaie sans jamais nettoyer le méchant, ça peut facilement dégénérer, devenir chronique et ça fini par puer en ta… (Quoi que pour moi, rien n’est irréversible, mais bon…)

Lâcher le victimisme permet d’avancer pour soi à notre propre rythme, selon nos propres choix, nos envies, nos fiertés, nos possibilités infinies et surtout, la fierté de s’être prit en mains avec nos propres solutions, notre propre parcours et pour qui?? Pour nous-mêmes!  Pour notre propre bonheur à nous.  Il y a beaucoup plus de chances de réussir lorsque l’on choisit vraiment de changer pour nous-mêmes dans le but d’améliorer notre bonheur et notre qualité de vie.   Ça fait partie du choix de vivre et non plus de subir sa vie, qui s’agence pas mal avec le victimisme.

On croit à tord que de demeurer dans le victimisme est plus facile lorsque l’on ne connait que cela.  Ou plutôt… Les victimes de se monde ne se reconnaissent pas… Il est davantage là le gros problème…  J’ai fais partie du lot des inconscients alors je sais de quoi je parle, mais s’avouer victime, c’est pas si pire que cela je vous le dis!  On apprend même à en rire!

Maintenant, je suis toujours une victime, mais une victime qui sait qu’il n’en tien qu’à elle, de se prendre en main et que cela demandera un effort.  Sortir du victimisme c’est assumer ses propres choix et ce, même si le résultat n’est pas celui à quoi on s’attendait ou que l’on croit avoir choisi en fonction des autres.  Si c’est le cas, et bien qu’il en ait été ainsi, mais au tout dernier moment, vous avez quand même choisi de prendre une direction qui ne vous appartenait pas.  C’est alors à vous, de reprendre votre propre chemin, celui-là, qui vous rendra le plus heureux possible.  Vous vous sentez malheureux?  C’est à vous de reprendre le contrôle sur votre propre vie pour revenir vers votre bonheur.  Vous ne vous sentez pas respecté? C’est à vous de vous affirmer. Vous ne croyez pas en vous?  Il n’y a que vous qui puissiez choisir de vous donner la chance de croire en vous-mêmes, car toutes les personnes qui vous aiment croient en vous plus que vous-mêmes.  Vous voulez perdre du poids?  C’est à vous de modifier vos habitudes alimentaires.  Il ne sert à de chialer que c’est difficile…. Si on choisit que c’est difficile, tout le devient c’est évident! Si seulement le fait de chiâler apportait quelque chose de gratifiant et rendait tout plus facile…  Tout ou presque, demande un effort. C’est ça la vie! Et je suis dans le même monde que tout le monde ici dedans, mais un choix demeure un choix et il n’est pas si difficile que cela quand on le fait pour soi, par amour pour soi.

Pour terminer, tout changement demande une action et toute action demande un minimum d’effort. Aussi, toute reprogrammation est possible, mais demande de la persévérance consciente et répétée.  C’est la clé de bien des succès.  L’essayer c’est l’adopter alors petit conseil « gratis » à toutes les victimes de ce monde : Au lieu de continuer de chiâler dans le vide sur votre vie, s.v.p. lâchez donc vos pantoufles et sautez dans vos espadrilles.  Après les 5 minutes d’inconfort de prise en charge de votre propre vie, vous allez être surpris des progrès que vous pourrai réaliser en très peu de temps 😉 Vous pouvez aussi aller consulter, ça fait pas de tord à personne.

Dernière suggestion pour ceux et celles qui souhaitent aider les victimes de ce monde,  au lieu de pêcher pour eux, apprenez-leur donc à pêcher! C’est-à-dire, demandez-leur ce qu’ils font pour changer leur situation actuelle? Qu’elles sont leurs propres solutions pour créer un changement dans leur vie? Qu’est-ce qu’ils font ou sont prêts à faire comme actions concrètes dans leur vie?

Bref, aimez-les assez pour croire en leur propre capacité de passer à l’action et laisser leur, leur propre responsabilité sur leur propre vie et rappelez-vous que s’ils posent une action venant d’eux-mêmes, si petite soit-elle, cette action peut leur donner des ailes pour changer leur vie en leur redonnant la confiance de croire en eux-mêmes. Faites-en sortes de les féliciter pour leurs propres efforts et réussites.  À ramer pour les autres, personne n’avance.. ça tourne en rond… Ceci n’est pas la pure vérité, mais pour moi en tout cas, même si cela a été très difficile au début… Cela a fonctionné!  Maintenant, je suis allergique au mot difficile qui est dûment remplacé par les mots : Défi ou envie!

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