Choisir ou ne pas choisir… Là est la question…

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Nos choix conscients et inconscients.

La prise de décision n’est pas toujours facile.  Celle-ci demande habituellement un temps de réflexion et surtout, elle engendra automatiquement un mouvement pour lequel une adaptation sera nécessaire.  De plus, même après avoir pris le temps de bien mûrir celle-ci et s’y être bien préparé, il arrive à plusieurs personnes, dès les premiers malaises ressentis, d’avoir des regrets, d’éprouver de la difficulté à assumer cette décision, d’avoir le sentiment de ne pas être à leur place, à la hauteur, de s’être carrément trompés et même, de revenir en arrière.  Il peut même arriver pour certains, à la suite des conséquences découlant de leurs propres choix,  une sensation de se sentir  coupables, prisonniers, étouffés, désorientés et même d’éprouver  « l’atroce » sensation  d’avoir perdu le contrôle d’eux-mêmes.

En effet, suite à une prise de décision et une fois les deux pieds devant le fait accompli, une impression de s’être soudainement retrouvé au pied d’une montagne trop haute à escalader peut arriver.  Il se peut que devant le fait accompli, surtout si la décision est devenue inconfortable, l’on est envie de sauter quelques rochers pour arriver au sommet le plus rapidement possible afin de pouvoir se débarrasser de cette décision qui au départ, semblait la meilleure, mais qui sans avertir, s’était transformée en boulet.  Le choix libre et éclairé s’est sournoisement transformé en sentiment d’obligation et ça, c’est lourd à porter, car au lieu de vivre l’expérience, on la subit, ce qui fait une ÉNORME différence.  Pour cela, nous n’étions peut-être pas si bien préparés finalement !

Mais pourquoi donc est-ce devenu difficile et surtout pour qui ou pourquoi au final avons-nous réellement pris cette décision si on y regarde un peu plus creux…

Sans trop s’en rendre compte, nous recevons tellement de suggestion dans nos vies qu’il est parfois difficile de distinguer si nos prises de décisions sont réellement en accord avec nous-mêmes,  avec nos envies réelles et non pas, dans un désir caché de plaire, de se faire aimer, de se faire reconnaître ou par insécurités.

Sans s’en rendre compte, il nous arrive souvent qu’une partie de nos décisions viennent directement de la suggestion des autres, ce qu’ils auraient fait eux-mêmes ou ce qu’ils aimeraient voir  se réaliser pour nous.  Ces « suggestions » souvent bien cachées nous font trop souvent prendre des décisions ou des chemins qui malheureusement, ne nous conviennent pas, car sans le savoir, nous empruntons le chemin des autres… Pas étonnant qu’au bout d’un certain moment, on puisse se sentir perdu, qu’on ne se retrouve plus, qu’on ne sache plus qu’est-ce qui nous fait vibrer, ce qu’on aime réellement ou pas, quels sont nos talents, nos passions…  En effet, ces sensations de mal-être sont bien réelles et ne font que nous confirmer qu’on s’est probablement, sans le savoir, éloignés de notre propre chemin.  Parfois,  on est rendu si loin de nous-mêmes, de notre « essence »  de notre vrai MOI, qu’on a la sensation de vivre sur le pilote automatique oubliant alors que l’on « Existe ».

Pourquoi se fait-il que nous ne nous en rendions pas compte et que lorsque ça nous rentre dedans, on est souvent rendu très loin de nous-mêmes ?

C’est simple.  Parce que ça vient de loin !

L’être humain a fondamentalement besoin d’aimer, d’être aimé et d’être reconnu.  Depuis notre tendre enfance, nous avons été conditionnés comme cela, c’est la nature de l’être humain.  « Si tu agis comme cela, maman t’aimera et si tu agis comme cela, maman ne sera pas contente… » (Certains mêmes se sont fait punir fortement s’ils n’entraient pas dans le cadre et tentaient d’être eux-mêmes…) Alors, pour se faire aimer et reconnaître, nous suivons longtemps les désirs de nos parents, leurs enseignements, leurs valeurs, leur éducation, comment eux voient la vie, ce qu’ils attendent de nous, ce qu’ils auraient souhaités dans leur propre vie, qu’ils projettent en nous… Ensuite se sont ajoutés les enseignants, les amis, les oncles, les tantes qui eux, ont aussi reçus des suggestions de leurs parents, leur entourage etc.  Ça se multiplie vite quand on y pense.  La plupart, sans vouloir mal faire, bien au contraire, nous ont tous suggérés notre chemin de vie idéal.  « Tu devrais faire cela, moi si j’avais eu ta chance j’aurais fait, pour être heureux il te faut telle ou telle chose… » Cette programmation, souvent en désaccord avec nos propres besoins parce que nous sommes « uniques », nous dirige inconsciemment  vers un moule, un cadre, une généralité qui ne pourra jamais nous satisfaire à 100% parce que nous sommes tous différents.  Cependant,  toutes ces programmations sont belles et bien ancrée dans nos «mémoires cellulaires » ce qui ne peut faire autrement n’a pas que de créer des distorsions plus ou moins conscientes dans nos prises de décisions, dans nos propres envies, nos propres besoins et ce, encore plus si on n’en prend pas conscience…

Dans leur bon vouloir, (nous le faisons tous), la plupart ont oublié l’élément le plus important.  Vous !  Ils vous ont suggéré, vous ont partagé leur savoir, leurs connaissances, leurs envies et ce, dans un réel désir de vous aider, vous guider, vous éclairer, vous protéger et ce, avec tout leur amour.   Ils ne savaient pas qu’en faisant cela, ils ne vous apprenaient malheureusement pas à vous découvrir, vous réaliser, à réfléchir sur qui vous êtes vraiment, vos envies à vous, votre manière de penser, vos croyances, à vous faire confiance, à prendre votre place, à croire en vous-mêmes,  à vous accueillir dans votre propre personnalité et à la faire rayonner.  Ils ne vous ont pas permis de ressentir qui vous êtes réellement en vous encourageant à vivre vos propres expériences dans le but d’en tirer vos propres apprentissages pour savoir ce qui vous convient à vous ou pas.  Pour que vous puissiez développer votre propre vérité à vous et accueillir aussi celles des autres sans vous oublier, vous effacer et vous perdre vous-mêmes.  Parfois, on vous a interroger, mais pour mieux vous rediriger par la suite… Ce qui n’a rien donné du tout.  Vous savez…  Le genre de question : « Tu veux faire quoi dans la vie toi ?  Euh moi, j’aimerais être jardinier, j’aime toucher les plantes, sentir les légumes, ça me fait vibrer ça ! » Et de se faire répondre… «  Non, mais tu y penses pas ! Si tu veux que ce soit payant, va falloir que tu aies ton entreprise parce que sinon, travailler pour quelqu’un d’autre ce sera pas payant pantoute.  Moi je te vois architecte. Tu as la chance de choisir un métier payant et d’aller à l’école !   Tu serais bien con de ne pas le faire !»

Dans le pire des cas, certains personnes, par leurs suggestions, leurs exemples et leurs attentes élevées, ont même réussit à vous faire sentir ou croire que vous ne seriez jamais à la hauteur.  Imaginez qu’il est facile pour votre cerveau d’y faire le lien que vous ne serez jamais reconnu et que vous ne mériterai jamais, dans ce cas d’être aimés…  Pourtant, cette pression envers-vous-mêmes, souvent inconsciente n’a tellement pas sa raison d’être !!!  Il faut se rappeler que ce ne sont que des croyances que l’on a « inconsciemment acceptées » et qui ne nous appartiennent pas. Elles ne nous appartiennent plus !  Il est de notre devoir de prendre soin de nous, de croire en nous, de revenir vers nous, de choisir et de vivre notre propre vie, de savoir, sans aucun doute, que nous méritons de créer la vie que nous désirons, elle n’appartient qu’à nous à nos limites à nous, à ce qui est important pour nous, ce qui nous comble nous et souvent, c’est très loin des standards suggérés de « pseudo » réussite où bien des gens ne sont pas plus heureux…

Nous n’avons, pour la plupart d’entres-nous, pas appris à nous aimer nous-mêmes et à nous accepter tel que nous sommes vraiment.  Se faisant, les autres aussi n’ont pas appris à nous aimer tels que nous sommes, ayant sans s’en rendre compte, tenter de nous « mouler » à leur image à eux.  Imaginez maintenant l’ampleur de nos apprentissages… Cette pression de performer, ce soucis de perfection… Disons qu’une fois que l’on commence à faire du ménage dans toutes ces programmations, il arrive que l’on se rende compte que malgré tout leur bon vouloir, les temps ont changés et que ce qui était d’actualité dans le temps de nos grands-parents, l’est peut-être moins aujourd’hui.  Il y a des limites à vouloir se tuer à l’ouvrage, à souffrir pour mériter notre ciel, à se donner la vie dure, à s’empêcher de vivre pour bien paraître.  Une phrase qui me revient souvent est la suivante : « Est-ce vraiment si important ? »  Sachant très bien que si demain matin, je me faisais annoncer qu’il me restait deux mois à vivre, mes priorités changeraient fort assurément pour revenir vers l’essentiel…  Vers ce qui me fait vibrer réellement, vers ce qui me fait sentir en vie et c’est souvent bien loin des artifices croyez-moi…

Je parle ici sans accuser personne, sans jugement et sans non plus mettre tout le monde dans le même bateau.  Pour ma part, je suis tombée dans le panneau, en faisant exactement la même chose que bien des gens à mes enfants.  Maintenant, en me pratiquant à revenir vers moi, je fais de mon mieux pour les diriger sur leurs propres chemins à elles.

J’ai également rencontré des gens qui avaient conscience de leur responsabilisation dans leurs vies parce que depuis leur plus jeune âge, leurs parents les encourageaient dans leurs propres voies, les encourageant à être eux-mêmes.  Ils ont alors appris très tôt à « Être », à découvrir leur propre couleur, la dévoiler, à se faire confiance, à échanger, à partager leurs connaissances, à s’ouvrir à la différence, à se permettre de faire des erreurs et de recommencer sans se dénigrer.  Ces personnes ont appris à s’accueillir dans leur individualité sans se sentir jugé ou persécuté.  On apprend par l’exemple.

Dans cette approche éducative,  leur état de victime, de mal-être est souvent beaucoup moins présent parce qu’ils ont appris à se responsabiliser très tôt.  À reconnaître leur pouvoir de prendre en charge la création de leur propre bonheur s’ils le choisissaient et y mettait les efforts nécessaires.  Ces gens, avec cette mentalité, ne comprennent pas non plus pourquoi d’autres personnes ont un mal de vivre si présent, ne trouvant pas de sens à leur vie, étant toujours insatisfaits.  Ils n’ont pas appris ce mode de pensée là et cette manière de faire dans leur vie.

Je sais aussi pertinemment qu’il existe aussi plusieurs variantes et qu’il ne faut pas généraliser.  Que ce n’est pas qu’une question d’éducation, qu’il n’existe malheureusement pas de recette unidirectionnelle en ce qui concerne l’être humain.  Que certaines personnes seront plus disposées à se prendre en mains tandis que d’autres non.   Que chacun possède sa propre vérité.  Ce qui est intéressant par contre, c’est la possibilité  d’ouvrir nos horizons, cette option de pouvoir se questionner et de partager la vérité des autres pour creuser plus profondément lorsqu’on en est rendu à ne plus savoir qui nous sommes, à ne plus reconnaître notre propre valeur et surtout à jeter la faute sur tout le monde en oubliant notre propre responsabilité, la seule qui puisse réellement changer les choses, la seule que l’on puisse contrôler finalement.

***Il est à noter ici de garder bien en tête, qu’il est impossible de transmettre des connaissances que nous n’avons pas apprises ou expérimentées et surtout dont nous n’avions aucunement conscience de leur existence.  À cet effet, il ne servirait strictement à rien de se culpabiliser là-dessus.   Une fois qu’on en prend conscience, on ne peut qu’aller de l’avant pour expérimenter et recréer une autre vérité qui nous est propre.  C’est ça, l’évolution !***

Une personne qui rencontre une autre personne pour qui il est naturel de questionner l’autre sur ses désirs réels et qui n’a jamais appris cette manière de faire peut réagir de différentes manières.  Entre autres, elle peut accueillir et trouver cela « cute », mais la plupart du temps, elle peut se sentir contrôlée, épiée, attaquée, jugée, psychanalisée.  Cela peut la rendre susceptible, faire ressortir plusieurs émotions qu’elle a tenté d’étouffer depuis plusieurs années et qu’elle ne se sent pas prête à voir, cela peut l’ébranler, l’épuiser, la déstabiliser, elle peut sentir un désir de confrontation, une pression bref, tout pour se mettre automatiquement en « mode protection » et se fermer.  C’est un comportement normal.  Les deux types de personnes devront alors s’adapter l’une à l’autre que pour l’une explique que rien n’est pour nuire à l’autre, mais bien simplement pour « jaser » et permettre à l’autre de juste mieux se connaître elle-même tranquillement et l’autre devra y aller avec douceur, compréhension et respecter le rythme d’apprentissage de cette nouvelle approche.  Les questionnements sont très révélateurs et libérateurs s’ils sont constructifs.

 Cependant, ils répondent automatiquement à nos questions, celles dont ne souhaitent pas nécessairement entendre les réponses et que l’on sait qu’une fois conscientisées, on ne pourra plus faire semblant de ne pas le savoir.  Revenir vers soi, quand on ne sait plus qui nous sommes ou ne voulons plus le voir, demandera autant d’efforts que de marcher sur notre corde de vie remplie de nœuds que l’on s’est laissé imposés nous-mêmes.  C’est alors à nous de défaire chaque nœud un par un et ça demandera du temps.  Les premiers pas sont toujours les plus difficiles, mais si on le fait pour soi-même, on prendra notre air d’allée assez rapidement et la légèreté d’être enfin de retour sur notre propre chemin, d’apprendre à s’aimer vraiment tel que nous sommes vaut le coup de baisser nos boucliers.

Sachez que notre corps est bien fait.  Quand on est loin de nous-mêmes, il nous le fait sentir et ce, très clairement.  Le pire est que tout le monde le sait, mais tente de l’éviter pour bien des raisons.  L’une d’entre elle est évidemment la suivante : Ne pas savoir par où commencer.  J’ajouterais aussi, la peur de ne plus être aimé.  Non, on n’a pas appris à se questionner et se répondre soi-même en se faisant confiance, en acceptant nos propres réponses, en les accueillants sans se juger nous-mêmes avec amour, respect et avec la certitude que celles-ci, elles sont correctes pour nous !  Que nous nous méritons.   Notre cerveau, ayant peur de l’inconnu, préfère demeurer dans l’inaction ou le chemin du plaire à tout le monde qui est  notre zone de confort inconfortable, car elle n’est pas nous.  Le problème est que si l’on ne fait rien, que l’on essai rien, bien il ne se passera rien non plus.

Nous avons été élevés dans un système où l’on nous a toujours montré comment faire les choses, suivant une certaine ligne directrice. Pour le retour à vous-mêmes, à votre lumière, il n’en existe pas vraiment, mis à part miser sur vos propres réponses et oser les expérimenter pour vous-mêmes.  Se faisant, vous ressentirez très bien ce qui vous fait vibrer ou non.  Il n’en tient alors qu’à vous de sortir des sentiers battus pour y découvrir votre propre route qui se définira par le bien-être ressenti lorsque vous serez de plus en plus en accord avec nos propres besoins à vous.  De moins en moins dirigés par vos peurs, vos attentes envers les autres, vos désirs de vous faire aimer et reconnaître. Plus vos choix seront faciles à assumer et vous saurez qu’il vous sera aussi toujours possible de changer de destination pour vous réajuster si vous sentez que ça sonne faux en vous.  En gros, votre vie sera de plus en plus légère, car vous serez de plus en plus en harmonie avec vous-mêmes, vous vous aimerez de plus en plus, augmenterez votre confiance en vous et par ce fait, vous vous ferez également de plus en plus aimer pour qui vous êtes réellement.

Dans le fond, je n’apprends rien à personne, je ne fais que stimuler la mémoire de ceux qui veulent bien se rappeler !  À chacun notre seuil de tolérance, mais sachez que plus on ignore les signaux d’alarme, plus on augmente notre seuil de tolérance et plus on se fuit nous-mêmes.  Plus on se fuit nous-mêmes, plus c’est souffrant et plus le chemin  du retour nous semblera difficile à emprunter.  Plus nous sommes loin de nous-mêmes, plus nous cherchons l’amour et la reconnaissance des autres donc plus nos choix risquent d’être en fonction des autres et par le fait même, on s’éloigne davantage ce qui fait en sorte que nos choix deviennent de plus en plus lourds à porter et à assumer.  C’est une roue qui tourne et qui n’est pas nécessairement la plus ronde 😉

La souffrance suite à une prise de décision n’est pas là pour rien.  Elle est un excellent indicateur pour déterminer si vos choix venaient réellement de vous-mêmes.  Se permettre de les questionner lorsqu’ils nous semblent difficiles peut vous révéler parfois bien d’autres raisons cachées sous celles-ci dont vous ne vous doutiez même pas et que vous ne vouliez surtout pas voir.  Il y a souvent, bien enfoui derrière tout ça, un désir d’être aimé et reconnu qui sans le savoir, créé des attentes cachées pour lesquelles, lorsqu’elles ne se déroulent pas comme vous l’auriez souhaité, vous font souffrir… C’est propre à l’être humain.  Plus vous vous reconnaîtrez et vous vous aimerez vous-mêmes, moins les choix seront difficiles, car vous n’aurez plus peur de décevoir personne.  Vous comprendrai juste que leurs déceptions leur appartiennent. Vous n’aurez plus besoin, inconsciemment, de l’approbation des autres qui cache, un désir d’être aimé et de plaire à tout le monde! (C’est d’ailleurs un si beau chemin menant à l’épuisement car voué à l’échec assuré!)  Un petit ménage, même si ça semble être une montagne fait toujours du bien et permet de continuer d’avancer le coeur plus léger… Pour soi.

La souffrance, n’est pas là pour vous nuire, bien au contraire, elle est là pour vous ramener vers le plus beau chemin qui soit, celui du retour vers l’amour de vous-mêmes ! Et oui, tout part de soi!

Kathleen xx

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