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S’il m’arrivait de partir sans prévenir, j’aimerais vous dire…

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Depuis environ 3 jours, une voix me crie de vous écrire… Je ne cherche plus à comprendre… J’exécute.  Il y a une raison… Ou plusieurs que je ne connais pas… Mais bon, ok, je vais écrire 🙂  La guérison de ma dépendance affective a cela de bon, je passe plus facilement par-dessus la peur du jugement.  Une chance parce que là, écrire mon post-mortem de mon vivant, il faut le faire! Hahaha!

Oh que non, je n’ai pas comme projet de mourir, ne craignez pas pour moi, mais lorsque je vois des gens partir sans avoir eu le temps de dire au revoir, sans même y avoir songé ni avoir pu saluer les gens qu’elles aimaient, quelque chose en moi avait envie de vous dire mes au revoir.  Je commence à accumuler ce genre de départ des gens pour lesquels j’ai appris leur décès via facebook et que cela m’a rentré dedans… Et là, les regrets m’ont envahis… J’aurais aimé prendre le temps d’aller les visiter, savoir comment elles allaient vraiment dans le fond de leur cœur, savoir si elles avaient eu la satisfaction de partir heureuse, si malgré cette manière de partir sans l’avoir choisi (pour la plupart) s’ils avaient la satisfaction d’avoir réussi leur vie.

***Je vous répète que ma santé mentale va très bien.  Vous pouvez même m’envoyer tous les psychiatres du monde entier sans probème.  Le sujet de la mort pour moi n’est plus un tabou.  J’ai accepté, par ailleurs, de vivre ! Je crois cependant que cela peut apaiser le cœur de certains… Faites-en vous-même l’expérience en simulant votre propre au revoir, vous verrez bien ;)***

Tout comme n’importe quel accident, ça peut m’arriver à moi aussi alors voilà, je vous partage à l’instant mon texte post-mortem, du haut de mon ciel…

Ouff, je suis partie ! Non, je n’étais pas prête et sincèrement, ça me tentait pas du tout.  Comme la vielle croyance poche le dit et que j’ai fui comme la peste : « On ne fait pas toujours ce qui nous tente dans la vie ! » Cette fois-ci, elle a eu raison de moi !  J’aurais vécu encore 100 ans, me transformant en vampire même pour pouvoir aimer, apprendre, visiter apprendre et apprendre encore !!! Je n’ai pas eu la chance de tous vous serrez dans mes bras, mais sachez, que si je pouvais le faire en cet instant, vous auriez le câlin le plus long et le plus sincère qu’il me serait capable de donner de par mon corps physique.  Je m’amuserais à sentir réellement vos bras, à vous ressentir vous, tellement, que vous vous demanderiez si je vais bien ! D’ici, je peux le faire avec mon esprit, de mon cœur à vos cœurs, d’âme à âme, mais pour la majorité d’entres vous, vous ne croyez pas que je suis là donc… De mon vivant, aussi étrangement que cela puisse paraître et sans essayer de vous convaincre, j’ai reçu tellement de messages de gens partis dans l’au-delà que si jamais vous avez besoin de me parler, sachez que je serai toujours disponible pour vous et ce, même davantage que de mon vivant, car ici où je suis, je n’ai pas de contraintes de temps et je peux être à mille lieux à la fois… Si dans votre tête, après avoir pensé à moi, vous entendez une connerie qui vous fait sourire ou une remarque qui vous fait soupirer de découragement en levant les yeux au ciel tellement elle est « innocente » ce sera sans doute de moi.  Aussi, si votre mental n’arrive pas à se taire, ce sera encore plus moi… Vous savez que pour moi, arrêter de parler est tout un défi ! hahaha !

J’aimerais vous dire à quel point je vous ai aimé et surtout, à quel point je vous aime encore.  Je vous aime bien au-delà-de… Ce qui signifie que je vois et ressens en vous toute la bienveillance qui vous habite.  Je vous aime malgré votre côté sombre, car la lumière en vous la fait disparaître à mes yeux.  Dans le corps d’un humain, nous nous la jouons souvent très dure et nous nous éloignons de l’amour pur.  Ici, les blessures d’orgueil et guerre d’ÉGO n’existe pas, alors ne vous en faites surtout pas , même si vous pensez que nous pouvions être en désaccord sur le plan terrestre, je ne vous en veux pas le moins du monde.  De mon vivant, je ne me souviens pas en vouloir à personne alors ici, c’est carrément impossible !

J’aimerais que vous sachiez, à propos de moi que j’ai pleinement réussi ma vie.  Ok, il y a des choses dont je suis moins fière, mais j’ai compris qu’elles m’étaient nécessaires pour m’apprendre à m’aimer davantage et je les ai accueillies du mieux que j’ai pu.  À ce propos, même si je suis partie trop vite et sans avoir dit au revoir à tout le monde, l’amour de soi a été une de mes plus grandes réussites et j’en suis très fière.  Je n’ai pas toujours eu les pieds dedans ça je peux vous le dire et les montagnes russes se sont chargées de m’éloigner de moi souvent, mais je peux affirmer y avoir touché et du moins, avoir eu les outils pour y revenir et ce, même si trop souvent, je les laissais dans mon coffre par paresse et/ou baisse d’estime de moi.  Ici, ce combat n’existe plus.  Je suis toujours dans l’amour pur.  C’est tellement léger si vous saviez ! Ne craignez rien pour moi, mon bonheur sur terre était très grand, ici il est décuplé…. C’est fou !  Mais ce n’est pas une raison pour venir me rendre visite avant votre temps 😉

À ce propos, j’aimerais de tout mon cœur que vous ne mourriez pas avant votre temps justement.  La tristesse, la colère, la jalousie, la rancœur, les comparaisons,  les peurs peuvent tuer plus rapidement que toutes autres maladies… C’est à faire attention.   Le passage sur terre n’est qu’un passage.  Ne passez pas votre temps à perdre votre temps pour toutes sortes de niaiseries et d’insécurités inutiles.  Il n’y a rien de vraiment important… Si vous saviez, là aussi… Trop de gens se laisse sécher le cœur durant leur vivant.  Je ne souhaite surtout pas cela pour vous.  Moi, je souhaite que vous appreniez à vous aimer, à vous choisir, à reconnaitre votre couleur, votre valeur.  C’est ce que je tentais de prôner de mon vivant, maintenant, d’où je suis, je me sens un peu impuissante, mais croyez-moi, je ne le suis pas. À votre insu, je vous enverrai les défis nécessaires pour que vous puissiez arriver à vos buts comme on s’amusait à me le faire à moi de mon vivant.  Hein Stéphanie ?! Lol ! Elle, entre autre, elle le savait quoi m’envoyer pour me « pitcher » dans la face mes blessures à guérir, têtue comme je l’étais, elle a choisi avec soin et  ne s’est surtout pas gênée.  De son nuage (manière de parler) elle devait rigoler, tout en croyant en moi et en me faisant confiance qu’un jour, je lirais entre les lignes pour enfin comprendre.  Elle a réussi, alors de mon côté, ce sera à mon tour de vous aider à évoluer en rigolant sur mon nuage tout en croyant en vous dur comme fer !  J’espère qu’on pourra avoir la chance de rigoler ensemble, car je vous le dis, le sens de l’humour règle bien des choses et surtout dédramatise les situations que l’on croit désespérées… À tord !  Sur terre, on se rend compte à quel point on s’en fait trop souvent pour des riens, ici, cela devient une évidence.  Toutes vos peurs ne sont que des peurs… Enfin, je pourrais en écrire long…

Sur ce, je vous dis Au revoir.  Je suis heureuse sachez le bien. J’ai eu une saprée belle vie je vous le garanti.  Au final, il n’y a pas de combat, il n’y en a jamais eu…  La vie n’est faite que d’apprentissages et d’adaptations qui ont toutes leurs utilités si on veut bien s’en faire des alliés.  Je vous accompagnerai du mieux que je pourrai et ce, avec grand plaisir. Moi je vous aime d’amour pur.  Maintenant, pour le comprendre, il suffit de vous aimer à votre tour vous-mêmes et de vous envelopper de cet amour pur disponible partout et en tout temps.

On prendra le temps de se serrer fort et de jaser des vraies affaires quand vous viendrai me rejoindre, que ce sera bon… Mais ça ne presse pas !  Prenez soin de vous autres et des autres autour de vous.  Apprenez à ouvrir votre cœur, il est immensément plus riche que vous ne le croyez.  Les discussions sans EGO ici sont des plus nourrissantes et je suis bien loin de m’ennuyer.  En fait… J’ai tout mon temps J

Mille bisoux xxx Kathleen

(Suite à ce texte, plusieurs lettres suivront, dans un petit coffre gardé bien précieusement.  Une à mes filles, à leur père, à mes parents, mon frère, mes amis  (ies) proches… Les écrits restent… Parfois, on a besoin de réconfort, même si nous sommes des personnes fortes, c’est une suggestion, pas une obligation.  Combien de personnes auraient souhaité recevoir une lettre des gens qu’ils ont aimé, une lettre de remerciements, d’encouragements, de bons souvenirs… Ça fait juste du bien au coeur. Je dis parfois aux gens, si un jour je me retrouve dans le coma, faites moi sentir l’odeur du sapin, des draps propres, des fraises, faites-moi écouter de la musique.  Je ferai également une liste de mes envies de soins, pour ne pas mourir avant mon temps… Justement! xx)

La guerre des générations : Mon père est plus fort que le tien!

imagesEntendu récemment.  Vous autres, votre génération, vous ne voulez plus travailler, puis les jeunes, c’est pire!  Vous autres, votre génération, au moindre petit accrochage, vous vous séparez.  Si tu veux être heureuse dans la vie, vas toujours en ligne droite.  Moi je ne comprends pas, tu es belle et intelligente, comment se fait-il que tu sois toujours célibataire… Comme si le fait d’être en couple était gage de bonheur………. Bien oui toi!

Je suis native de la fin de la génération X.  Perdue entre deux générations.  J’ai toujours été en couple avec des hommes pas très loin de la génération de mes oncles et tantes qui sont les plus jeunes de la famille.  J’ai connu des mentalités bien différentes.  De l’insécure financier à l’artiste qui se foutait bien des conventions.  J’ai travaillé avec plein de personnes âgées dans ma vie, ayant eu le grand privilège de passer des heures entières à discuter avec eux et ayant été la confidente de bien des joies et des souffrances.  Certains avaient toute mon admiration dans leur manière de vieillir, de faire confiance aux jeunes et dans leur capacité d’adaptation, d’autres, que je n’enviais pas du tout, saturés de toutes leurs frustrations accumulées… Les jeunes d’aujourd’hui, bien j’ai deux enfants, 19 et 22 ans, une nièce et mes amies en ont aussi.  Plusieurs chemins différents.  Ils avancent du mieux qu’ils peuvent en faisant de leur mieux, avec leur éducation, leurs blessures et leur estime d’eux-mêmes à rebâtir chaque jour, comme nous l’avons fait avant eux nous aussi.   Cependant, j’ai l’impression qu’ils se questionnent davantage et remettent en question les vieilles croyances.  Pour ma part, je trouve cela fantastique.  Du mouvement, ça empêche la moisissure et ça permet d’évoluer! Connaissez-vous l’histoire du jambon? Sinon, fouillez sur le net.  Il y a des recettes qui valent leur remise en question.

Est-ce une question de génération ou plutôt de croyances?  Est-ce juste une question de choix de vie à tendre vers l’équilibre de chacun ou simplement une question d’avoir appris à se choisir en utilisant notre bon jugement, notre discernement?

J’ai discuté avec tant de gens qui n’ont que comme vocabulaire… « Ouin, mais j’avais ou j’ai pas le choix » qui ont subi et qui subissent encore leur vie sous prétexte qu’ils ont été élevés de même. Comme s’ils n’avaient aucun pouvoir de choisir leur propre route! J’ai d’autres personnes qui, malgré leurs 80 années de vie, ont travaillé d’arrache pieds également, mais qu’un bon jour, se sont rendu compte qu’ils se rendaient malades eux-mêmes et que par instinct de survie, se sont rebeller pour prendre soin d’eux en osant sortie du lot des fous furieux du « On doit se tuer à l’ouvrage ou il faut gagner notre ciel! »  Ils ont osé remettre en question les croyances et prendre le guidon de leur propre vie! Wow!! Puis vous savez quoi? Ils ont vieilli se disant super heureux et ont profité des plaisirs de la vie.

Mais vous avez quoi à juger? (Sans généraliser, car vous n’avez pas tous le même discours) Là je m’adresse à ceux qui jugent les jeunes d’aujourd’hui de ne pas vouloir travailler 70 heures par semaine.  Que eux, se citent en exemple comme si le fait de travailler 70 heures par semaine, 7 jour sur 7 pendant 6 mois était un choix des plus équilibrés, intelligent, à admirer et surtout, à copier… Parce que oui, s’ils travaillent 40 heures, ce n’est pas assez pour vous… J’inclus l’école là-dedans.  Qui êtes-vous pour juger, vous, toutes ces personnes, qui pour la plupart, n’ont pas été présents pour vos familles lorsque justement, la seule valeur à vos yeux étant le travail et la sécurité financière et matérielle? Ceux qui ont pris maîtresse et qui n’ont pas voulu divorcer pour ne pas perdre une cenne de leur butin, préférant vivre dans le mensonge.  Ceux qui ont fait des enfants pour faire plaisir aux autres, parce qu’il fallait en faire, leur promettant de ne manquer de rien, sauf de présence et d’amour, en leur causant un sentiment d’abandon et de rejet dès leur naissance.  Vous, qui ne preniez jamais le temps de caresser votre femme sous prétexte d’être trop brûlés d’avoir trop travaillé.  Ceux qui se sont tués à l’ouvrage pour cette grosse maison, cette retraite bien garnie, mais exempt d’amour et de sourires sincères.  Tous ces couples que l’on n’a pas envie de visiter tellement il faudrait se transformer en bouclier pour se hisser entre les deux pour ne pas qu’ils finissent par s’entretuer.  Tous ces couples qui justement, refusent de prendre leur retraite par peur de se retrouver seul avec leur conjoint après 40 ans de vie commune! Avez-vous réellement le droit de venir dire aux autres générations que votre « manière de vivre était meilleure que la leur sous prétexte que vous, vous travailliez!?! »  Demandez-leur donc aussi, tant qu’à y être, la pression que vos exemples exercent sur eux, de ne jamais en faire assez, ce qui les fait sentir comme « jamais à la hauteur ».  Cet exemple que vous leur montrez de subir, de vous taire et d’endurer.  De ne pas avoir le choix.  De ne pas vous respecter, ne pas vous écouter sous prétexte que ce n’est pas comme cela que ça fonctionne.  Oserez-vous seulement demander ou interroger vos choix de vie ou serez vous trop bornés pour demeurer dans le déni, ou la culpabilité du : « Ouin, mais j’ai pas le choix, j’ai été élevé de même c’était comme cela dans mon temps! »  Ces belles phrases toutes faites ne justifient en rien que cela se doit de rester de même justement! Entre une présence ou un signe de piastre, posez la question, mais attention, la réponse risque de vous déplaire… L’équilibre est parfois difficile à atteindre sur bien des niveaux. Sans essayer de trouver un coupable, un peu d’humilité n’a jamais fait de mal à personne et permet justement, d’améliorer les choses peut-être? Pouvez-vous juste, s.v.p, vous regardez le nombril et faire confiance aux générations futures?  Ils ne feront pas comme vous, ok, et puis après? Qui peut prétendre détenir la grande vérité? (Mis à part un médecin en particulier? 😉) Elle était trop facile pour ceux qui le connaissent!

Et si c’était à refaire justement?  Prendriez-vous davantage de temps avec ceux que vous aimez, maintenant que vous constatez à quel point la vie défile rapidement? Est-ce que la reconnaissance et cette conquête de sécurité dans votre travail valait vraiment le coup? Encore une fois, l’équilibre est parfois tout un défi. Ça prendra peut-être 4 ou 5 générations avant d’y arriver, mais moi, j’ose y croire.

Dans un autre ordre d’idée, c’est quoi cette pensée que pour être heureux, il faut avoir une maison, un chum, un chien, un boulot stable et qu’il faille marcher en ligne droite?

S’il existait une recette de bonheur du genre, expliquez-moi pourquoi alors tant de personnes possèdent tous les items mentionnés ci-haut et que pour la plupart, ils prennent tous des antidépresseurs et cherchent par tous les moyens à fuir leur vie?  Que lorsqu’ils ont l’occasion de se confier, ils en ont gros sur le cœur et ont énormément de colère à l’intérieur d’eux-autres? C’est supposé être lourd de même la vie? Personnellement, je ne crois pas!  Si c’est lourd, c’est qu’il y a sûrement du ménage à faire pour alléger tout cela, mais c’est à vous de voir, moi du désherbage, j’en ai fait en tabarouette et maintenant, je le fais le plus possible au fur et à mesure.  Mais ça, c’est ma recette à moi.

Me faire dire ensuite par ces gens… Ah non, mais je ne te juge pas là!  Foutaise!  Eh bien moi je juge et j’assume!  On juge tous.  Ou appelez cela une opinion, mais j’embarque pas dans cette recette.  Pourquoi?  Parce que j’ai été en couple avec deux hommes ayant un bon salaire qui m’ont aimé, mais que nous étions incompatibles.  Parce que cette recette, je l’ai essayée et qu’il n’y a pas que cela qu’il me fallait, car je n’ai jamais été aussi malheureuse que dans ce temps-là.  Je l’ai eu la belle maison, la piscine, le spa, la bonne job au gouvernement, la voiture neuve, le chien, les enfants et vous savez quoi?  Cette période de ma vie a été l’une des plus sombre où moi aussi, j’étais sous les anti-dépresseurs.  Voulant effacer ma vie, étant incapable d’apprécier ce que j’avais et ne me croyant jamais assez dans toutes les sphères de ma vie!   Étant incapable de dire les vraies affaires, comme la majorité des gens, ne me respectant pas assez et manquant d’amour pour moi pour parler, accumulant alors tout plein de saleté qui envenimait mon cœur peu à peu jusqu’à le noircir complètement… J’étais devenu, une « Zombie sociétariale ».  Voilà ce que j’étais.  Prise dans le piège du : « Je dois me taire, j’ai tout pour être heureuse, je ne suis pas normale, faut souffrir dans la vie, faut surtout endurer pour satisfaire… Satisfaire à qui exactement?  L’image d’une société qui nous suggère et nous fait croire des recettes de bonheur que si on ne les atteint pas, on se sent comme des « loosers? ». Pourtant, pour ces générations de recettes miracles, de but à atteindre garant de bonheur, j’avais tout pour être heureuse… Double foutaise!

Au conseil de me diriger en ligne droite pour être heureuse, je n’ai pas pu m’empêcher de répondre : « Se peut-il que mes choix pour être heureuse soient juste différents des tiens? »  Non, la ligne droite ce n’est pas pour moi.  Regarder devant et avoir une direction, ok, mais en gardant toujours une certaine flexibilité. Pourquoi? Parce que la vie m’a toujours fait de beaux cadeaux hors des sentiers et que trop de rigidité est pour moi le reflet d’une difficulté d’adaptation et de sources d’insatisfactions.  La rigidité rime avec le contrôle et malheureusement, il y a des choses pour lesquelles on ne peut pas avoir de contrôle dessus, mis à part sur nous-mêmes, sur nos propres réactions.

Aussi, par ma propre expérience, si une personne me disait qu’elle était heureuse et que je doutais de ses aveux, c’est que je doutais personnellement de mon propre bonheur…

Je crois que le bonheur est propre à chacun, s’il est vrai et ressenti, qui sommes-nous pour suggérer aux autres ce qu’ils devraient faire dans leur propre vie?  Nous avons chacun notre propre chemin et il est parfait pour nous montrer à nous, ce que nous avons à apprendre.  Je vous le dis, le bonheur est tabou.  S’il n’est pas là, on le cherche, mais quand il est omniprésent, les gens n’y croient pas. Surtout si ce bonheur ne correspond pas à leur recette à eux.   Ah que le monde est contrôlant et nombrilisme ma Foi du bon Dieu 😉

Pour moi, le bonheur c’est le pouvoir de choisir et de rechoisir ma vie à chaque instant.  Je n’ai plus de prison dans ma tête et je voyage léger.  Je suis exactement là où j’ai choisi d’être et demain si je bouge, ce sera encore ma décision, libre et éclairée!  Ma plus grande richesse est de sourire à tous instants sans raison parce que dans ma tête, il fait très beau et que c’est rempli de beaux instants et de gens que j’aime.  C’est d’être stressée sur la table d’opération et être capable de me dire : « Ok, je vais m’imaginer sur le bord d’un lac, calme… Respire… Et de partir à rire parce que sur le bord de mon lac, les maudits brûlots sont arrivés! » Ha!Ha!Ha! C’est de me lever le matin en regardant le soleil dehors, de décider de laver les draps de mon lit et de savourer déjà la joie de me coucher le soir venu avec mes draps propres qui seront imprégnés de l’odeur du dehors.  C’est de voir mes filles en ligne et de savoir qu’elles vont bien malgré leurs orages à elles aussi.  Je sais également sans aucun doute, que même lorsque c’est la tempête, le soleil est toujours présent derrière les nuages qui passent.  Parfois ils sont très denses, mais au final, ils ne font que passer.  Comme j’ai écrit à une personne qui m’est chère, j’ai appris à danser sous la pluie.  Mon bonheur c’est de croire en moi. D’aimer la vie, d’aimer MA vie.  Je vous en souhaite autant et surtout, je vous souhaite de trouver votre propre recette à vous sans vous mentir en essayant de vivre une vie qui ne vous appartient pas.  La souffrance sert d’indicateur, mais trop souvent aussi, de zone de confort… À vous de découvrir et d’établir vos propres limites, car ce bonheur, il est bel et bien réel et accessible à tout le monde qui veut bien le saisir et tant qu’à moi, la maison, le chalet, le bateau, la grosse job etc… Ce sont souvent de beaux leurres ou des petits extras qui une fois obtenus, ne remplissent qu’une infime partie d’une portion bien au-delà-de…

Le bonheur est un choix et une fois qu’on y croit, il nous le rend des milliers de fois.

Kathleen xx

Mon corps, ce vieux couple!

téléchargement (2)J’étais en direction de Baie Comeau pour rencontrer l’ergothérapeute et tout à coup, je me suis questionné à savoir, si demain matin, un génie quelconque m’offrait de changer de corps, que choisirais-je?

Et là, je me suis mise à chercher dans ma tête, selon mes critères de beauté physique personnels, quel serait le plus beau corps sur lequel je pourrais envisager le « switch ».  Mon choix s’est arrêté sur celui de Jennifer Lopez qui est à mon avis, le corps de rêve. Bronzé, musclé, rondeurs parfaites, peau parfaite, cheveux parfaits.  Bon, tout semble parfait vu de l’extérieur  même si semble-t-il, elle n’a pas le caractère des plus flexibles, mais bon…

Et là, devant la possibilité de changer (Oui oui, la bonne fée me l’a proposé!)

J’ai refusé.

À bien y réfléchir, je ne pourrais pas abandonner mon corps. C’est lui qui a été choisi pour moi dès ma naissance.  Vous imaginez tout ce qu’on a vécu ensemble!! Il a été là pour s’étirer jusqu’à mes 5 pieds 6. Il m’a vu sous toutes mes coutures, sous tous mes angles. On a fait la guerre ensemble.  On s’est blessé et ensemble, on s’est réparé. Il a porté mes enfants, je l’ai dénigré et pas rien qu’à peu près, mais lui, il a encaissé et est toujours là pour moi. Oui, j’ai des cicatrices et pauvre de lui, par complexes de comparaisons et désir de perfection, je l’ai mutilé à plusieurs reprises, croyant à tort que ma valeur augmenterait, mais au final, ce corps, comme mon travail, ne définit pas qui je suis et ce, peu importe l’apparence qu’il prendra.

Mon corps, il m’a vu évoluer à travers ma vie, mes joies et mes épreuves.  Autant j’ai pu m’en faire un ennemi, maintenant, je l’accueille comme étant mon meilleur allié et complice.  Pourquoi le changerais-je? On se connait tellement moi et lui.  Nous ne faisons qu’un tout en étant deux (Mon dedans, et mon dehors)!  Vraiment, on est comme un vieux couple et je l’aime plus que tout.  Et non, il est loin d’être parfait, en fait il est parfait dans ses imperfections 😉 Je connais ses limites de plus en plus, je connais ses plus grandes qualités et ses petits défauts.  Le changer pour l’illusion du meilleur? Non merci.  Nous deux, c’est à la vie à la mort.

J’ai 42 ans.  Cette réflexion, je me demande pourquoi je ne l’ai pas eu avant. Il fallait peut-être que je perde une phalange pour me rendre compte de la richesse que je possède.  Que nous possédons, moi et lui.  Je perdrais mes deux jambes demain matin et je n’aurais pas envie de l’abandonner davantage.  C’est notre histoire, elle est unique, elle me sert à moi, à me faire cheminer, avancer.  À voir bien au-delà-de!  À reconnecter avec l’essentiel chaque jour.  Je n’ai pas envie d’une nouvelle histoire demain matin.  Je garde cela pour une autre vie si je reviens et  si je reviens, on recommencera à nouveau et je devrai réapprendre à respecter et à réapprivoiser un autre moi, mais pour le moment, je me suis adapté à mon moi actuel et je n’ai pas fini de le faire!!!

Ce refus de changer de corps a sincèrement changé ma vie, encore une fois.  J’étais en bikini, avec mon attelle au bras au mariage à mon frère et j’étais fière de nous.  Je portais fièrement mes habits, même rempli de marques de mon histoire, ce que, quelques jours avant cette réflexion, j’avais dit à ma mère : « Si tu penses que je vais me mette en bikini devant tout le monde… Avec mon attelle en plus!! » Et là, quelle joie!  Sincèrement. Personnellement, je crois ne jamais avoir été aussi à l’aise avec mon corps qu’en cette journée.  Ce jour-là, j’aurais pu me foutre carrément à poil en me disant réellement : « Ceux qui ne sont pas contents, bien regardez donc ailleurs! »  Moi je me sentais en vie, fière de l’être, heureuse et fière de qui je suis intégralement!

J’ai tellement eu de commentaires dénigrants vis-à-vis mon corps, probablement comme bien des gens.  Je leur ai donné de l’importance, leur ai accordé la vérité, car ceux-ci sont venus à me faire croire qu’il valait mieux pour moi de rester caché, complexée, de demeurer dans la honte, la gêne, la culpabilité d’être ce que je suis.  Bien évidemment, ils effaçaient d’emblée tous les beaux commentaires positifs que j’ai pu aussi entendre… Ceux qui s’efforçaient de me dire que j’étais belle et rayonnante et que je devrais être fière de mon corps.  C’est fou ce que le négatif peut avoir pris comme place dans ma vie.  C’était à moi de ramener les choses aux bons endroits et de croire en moi.  Changer de corps? Non merci!

Tous les corps sont beaux.  Ils ont leurs propres histoires.  Nous sommes tous des survivants chaque jour grâce à lui.  Il mérite le meilleur de nous. Si une personne n’aime pas votre histoire, peut-être est-il d’abord et avant tout incapable d’aimer la sienne.  Vous avez tant à raconter, ne gaspiller pas votre temps avec des gens qui ne veulent qu’admirer votre couverture.

Kathleen xx

S’autoconsoler…

téléchargement (1)Suite à mon accident récemment, je me suis fais dire à quelques reprises : « On dirait que tu essaies de te consoler… » Affirmatif, c’est exactement ce que je fais! Mais dites-moi, que pourrais-je bien faire d’autre? Ah oui je sais, je pourrais m’en vouloir, je pourrais nourrir ma colère, je pourrais nourrir ma peine, mon dégoût, mon impatience… Je pourrais focusser sur ce que j’ai perdu, sur le négatif au lieu du positif… Mais, ça me donnerait quoi? J’ai été 37 ans de ma vie à le faire et mis à part me tirer moi-même dans le pied ça ne m’a pas apporté grand-chose et surtout, ça ne m’a jamais rendu ce que j’avais perdu.  Je suis d’accord, il faut vivre l’émotion.  Après 5 jours de douleur, après que ma mère et ma fille soit partie, j’ai goûté à la frustration, au découragement et à l’impatience… Je me suis posé LES fameuses questions ; Mais pourquoi donc est-ce arrivé?  Pourquoi moi?  Qu’est-ce que j’avais encore à apprendre là, maintenant pour que ça m’arrive?  Je n’avais pas besoin de cela dans ma vie!  Ça ne me le tentait pas du tout de vivre cela!  Si j’avais pu m’en passer dites-vous…

Le hic est que maintenant, avec toutes mes expériences de vie, je ne peux plus envisager demeurer dans cet état et ce, même si la situation actuelle me rend la vie plus compliquée et pour être franche et directe, « me fait chier »! La raison est simple, j’ai compris que les réponses, je ne les aurai probablement jamais et que nager à contre-courant serait probablement plus difficile, retarderait ma guérison (physique et mentale), que ça ne me ramènerait pas mon ti-bout et que ça ne me rendrait pas la vie plus simple dans l’immédiat donc… À quoi bon victimiser?  Parmi toutes mes expériences et mes épreuves, j’ai aussi cessé de me voir comme le nombril du monde… Ok, ma situation est poche, la vie aurait pu passer go cette fois, mais non, je devais y passer encore une fois!  Je disais même avant cet accident à ma fille que de juillet à juillet de l’an dernier à cette année, je considérais que c’était la pire de mes années vécues à vie dans mes épreuves, mes deuils mes imprévus et une foule de merde poche que j’aurais bien pu me passer, mais que malgré tout, j’étais heureuse d’être rendu là dans mon évolution, car j’ai appris énormément et que je m’en sortais plus forte.  Si on recule de quelques années, je ne sais pas dans quel état je m’en serais sortie, mais aujourd’hui, mon regard sur la vie ayant changé, je réussis à justement, mieux me consoler et à retomber sur mes pattes rapidement.  Un de mes trucs est de savoir que la vie est parsemée d’épreuves, que ça en fait partie, c’est ça la vie et que de focusser sur les aspects positifs, ça m’aide énormément.  Malgré l’événement poche de cette journée, il faisait super beau, ma teinture était faite, j’étais épilée, tout était placé dans mon nouvel appartement, j’étais foule de bonne humeur, me sentant une nouvelle femme.  Il ne me restait que le gazon que j’étais heureuse de faire et ensuite, promenade et détente à Tadoussac!  Finalement, je pouvais me permettre cet accident, tout était fait, je n’avais plus besoin de ma main avant le mois prochain!  L’Univers en aura décidé ainsi, faut croire!!

Sur la table d’opération, n’ayant plus le contrôle sur mon bras anesthésié, je me suis souvenu du livre de Grand corps malade… J’avais beau me concentrer pour bouger l’index, rien ne répondait à l’appel… Bizarre de sensation.  Ça m’a fait rigoler!  Mais moi, cet état était temporaire!  Pour plusieurs, se réveiller et ne plus avoir l’usage d’un ou de plusieurs de leurs membres est permanent… Toutes les personnes ayant eu des AVC et devant réapprendre à parler, manger, marcher, écrire etc… Cette personne qui, sous l’emprise de son gourou s’est fait amputer des doigts au beau milieu du bois…  J’ai eu une pensée pour tous ces gens qui, suite à un cancer, perdent un morceau d’eux-mêmes… De leur féminité…

Le deuil, l’adaptation… Vivre l’expérience humaine, c’est aussi accepter les épreuves qui viennent avec et qui souvent, ne sont pas au programme… Mais on passe tous par des souffrances quelconques… Pourquoi ma souffrance serait-elle pire que celle d’une autre? Non, je ne suis pas plus forte que personne, j’ai juste changé ma manière de penser dans le meilleur de mes intérêts.  C’est purement égoïste et par amour pour moi.  Jusqu’à quel point ai-je le droit de me plaindre quand je pense à cela? À moi aussi, ça peut m’arriver le pire que ce que je viens de vivre…  Personne ne le choisit vraiment et pourtant, j’ai une philosophie spirituelle qui me dit sans nul doute que tout arrive pour tout dans la vie. Je ne comprends pas la raison pour laquelle je devais perdre temporairement l’usage de mon bras et de ma main gauche, mais je remercie quand même que ce ne soit pas plus pire que cela.  Le fait qu’il me reste ma main droite et que je puisse l’utiliser est un cadeau du ciel à bénir et non à sacrer après.  Merci également à mon côté manuel, ma débrouilllardise et mon côté optimiste dans la vie.  Ce que je me rends compte aujourd’hui, c’est qu’effectivement, toutes les autres épreuves dans ma vie m’ont vraiment servi. Je les remercie!

On a beau avoir du support dans la vie, mais je crois qu’il est essentiel d’apprendre à se trouver des moyens pour se consoler soi-même car le gros bout de la job de guérison, il n’y a que nous qui puissions le faire.  Les autres peuvent mettre un « plaster » sur le bobo, nous encourager, mais ce n’est pas eux qui vont la vivre l’épreuve. Ils retourneront chez eux… Ce ne sont pas les autres qui devront s’adapter dans votre nouveau corps, votre nouvelle réalité.  C’est à vous de choisir comment vous allez vivre dans votre futur. Ce n’est pas toujours facile, j’avoue. Si ma peine d’amour avait été si évidente à passer!! Hahaha!  On a beau savoir que d’autres ont vécu une peine d’amour, il me semble que notre histoire est toujours la pire, surtout quand on ne la comprend pas nous-mêmes! Il faut croire que certaines épreuves sont plus coriaces que d’autres, mais au final, l’important est de toujours continuer d’avancer, de cheminer, de croire en nous, de reconnaître notre valeur profonde et de réussir à se consoler assez pour ne jamais s’abandonner.  C’est notre rôle en tant qu’adulte. Ça s’apprend, ça aussi… 

Je crois que l’expérience humaine mérite d’être vécue jusqu’au bout, peu importe dans quel état nous serons au fil d’arrivée!!  Pour ma part, tant que je continuerai de penser, j’existerai! Tant que je pourrai sourire, aimer, respirer, ressentir…  Je me sentirai en vie et c’est là-dessus que je m’appuierai pour me consoler lors des moments les plus sombres!  De la lumière, il y en a toujours quelque part!! The Mental!!

Kathleen xx

L’emprise

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Cette attache émotionnelle envers certaines situations ou certaines personnes… Ce mot, ce lien qui nous empêche de circuler librement dans notre vie, dans nos pensées… Qui nous freine dans le dévoilement de notre « Être » profond. Cette peur de l’opinion, du jugement des personnes que nous aimons ou que nous avons aimés. Peut-être même, porte t’elle en elle un désir inconscient de se faire aimer ou pardonner, se pardonner à nous-mêmes d’une multitude de choses… Pour qui, pourquoi? Ce que j’en sais, c’est que ce lien est bel et bien présent et que sans en connaître la raison principale, elle peut parfois venir nous bousiller le dedans, une fraction de seconde et nous ramener loin derrière, là où nous avons souffert et surtout, là où nous n’avons plus envie de retourner. Par chance, en ayant conscience de ce phénomène et en voyant le ridicule derrière ces situations, il est plus facile de se ramener rapidement, mais bon… Il faut savoir en rire!

L’emprise, c’est cette peur de déplaire et de se sentir jugée, mais qui n’existe qu’à l’intérieur de nous, car si on s’y attarde réellement et que l’on pose la question aux personnes concernées, je suis presque convaincue qu’ils n’y comprendront absolument rien et qu’ils vous diront que c’est bien nous autres les pires de s’en faire avec des scénarios qui n’existent que dans notre tête! Dans le sens que fort probablement, ils n’en ont rien à foutre de nos choix, ils ne pensent pas à nous, à notre vie et que nous sommes les seuls à nous sentir jugés pour ce qui n’est pas… Ou ce qui n’est plus… Et s’ils y pensaient, ça changerait quoi?

J’en parlais à ma mère dernièrement et lui expliquait à quel point, cette emprise peut continuer d’être présente, même à 42 ans et ce, même en habitant à 300km de chez elle. C’est pareil pour mes filles envers moi. C’est fort le lien de vouloir être « parfaite » aux yeux de nos parents. Ok, ce n’est peut-être pas présent chez tout le monde, mais combien d’entre-nous, à la visite de nos parents vont se dépêcher de ramasser la maisonnée et que s’ils n’ont pas eu le temps de le faire, vont ressentir, même minime, un certain malaise concernant le ménage… Une minime peur, de ne pas être à la hauteur, une infime peur de se sentir jugé… Pourquoi? Parce que dans mon cas, je sais très bien que depuis des générations, on m’a laissé croire que la valeur d’une femme est liée entre-autre, à l’apparence de sa maison. Parce que de nombreuses mère et grand-mère nous ont fait un commentaire « plate » concernant la poussière présente sur les meubles ou la seule et unique graine sur le plancher de la cuisine… Il n’a suffit que d’une seule fois, pour quelqu’un de perfectionniste ayant une faible estime d’elle-même pour se sentir inférieure, pas à la hauteur et pour enregistrer cette « fausse croyance » que la qualité de son ménage était le reflet de sa valeur personnelle… Allons donc juger les autres cultures maintenant! Aussi banal qu’est cet exemple, c’est ancré dans plusieurs cerveaux alors imaginez le reste…

(Petite parenthèse concernant les « fausses croyances »… Je suis allée à la friperie et j’entendais quelques femmes discuter entre-elles et l’une d’elle parlait de fierté… Elle disait qu’elle connaissait des gens trop fiers pour venir ici, mais qu’elle, elle n’avait pas de fierté, car elle venait se vêtir ici régulièrement. Personnellement, j’étais là, habillée toute croche dans mes préparatifs de déménagement et j’étais fière d’y être. J’étais fière de moi. De me trouver de nouveaux vêtements qui n’étaient pas planifiés parce que j’allais porter des trucs. Fouiller et faire des trouvailles me rendait très heureuse. Tout est question de perception. Mais qu’est-ce que la fierté exactement?)

J’ai 42 ans et j’ai encore ce désir profond de plaire à mon père. Est-ce typiquement féminin? Je n’en sais rien, mais je trouve cela ridicule, cette peur de déplaire. Mon père, il s’en fout tellement en plus de mes choix. Il a le droit de croire que lui, ne ferait pas les mêmes choix que moi, mais ça n’enlève rien à l’amour et à la fierté qu’il a pour moi. C’est donc à moi de m’assumer et de croire en moi, car lui, il le fait déjà, tout comme je le fais envers mes propres enfants. Un exemple, mon père n’aime pas vraiment les chiens… J’avais peur de lui dire que j’allais me procurer un chien et lui ai dit seulement une fois que mon chien était arrivé à la maison. Ça vous donne une idée… Je suis partie en road trip avec ma fille. Je sais très bien que financièrement, je n’avais pas les moyens de le faire et que sur ce point, ce n’était pas le bon moment. Je n’osais pas lui dire par peur de me sentir irresponsable… Je change d’emploi souvent, je vais là où me porte mon cœur. Ce n’est pas de sa génération, je me sens jugée. Pourtant, mon père, il n’a jamais eu besoin de rien dire de négatif dans tous les choix que j’ai fait. J’ai ressenti souvent que lui, n’aurait pas fait cela de cette manière, mais malgré tout, il a toujours été là pour m’encourager dans mes choix. Même quand je me suis mariée pour les « mauvaises raisons » et qu’il m’a avoué beaucoup plus tard en avoir eu une bonne idée, il n’a pas parlé et m’a laissé vivre ma propre expérience. En gros, il m’a toujours laissé vivre mes propres expériences, mais un parent reste un parent… Ils souhaitent toujours le meilleur pour nos enfants et leur meilleur passe souvent par les choix qu’eux verraient pour leurs progénitures au travers de leurs propres expériences à eux pour nous empêcher de nous péter la gueule là où eux, auraient pu sauver du temps et des larmes!

Et puis ça vient d’où cette peur du jugement, ce besoin de plaire, d’être aimé, de performance, de perfectionniste, ce besoin de reconnaissance du paternel? Ça vient de loin, c’est enfoui profond depuis notre tout jeune âge et c’est normal. Ce qui l’est moins, ou plus contraignant, c’est de donner du pouvoir à cette emprise une fois rendu adulte. Par chance, pour ma part, ça ne m’empêche pas de poursuivre mes choix et de foncer dans ma vie, mais j’y pense quand même et surtout, à quoi bon me casser la tête et me priver de belles discussions, de partages à cause de ma peur d’être jugée, qui n’existe que dans ma tête? Sérieusement, c’est ridicule.

Certaines personnes nous laissent une emprise plus que d’autres aussi. Probablement dû aux nombreux reproches entendus, aux non-dits, à la difficulté de se pardonner totalement à soi-même en premier, à la difficulté de reconnaître réellement notre valeur personnelle, à remettre en doute, cette valeur personnelle… Combien de personnes entendent encore les reproches de leurs « ex » même s’ils ne sont plus présents dans leur vie. C’est aussi cela, se rebâtir! C’est de faire le ménage dans ce qui nous appartient et ce qui ne nous appartient pas. C’est de se choisir, se re-choisir encore de plus en plus et ce, sans faire de mal à personne. C’est de reconnaître notre valeur, d’agir avec notre cœur, nos envies pour nous-mêmes en laissant le droit aux autres de nous juger s’ils le désirent. C’est apprendre à lâcher-prise là-dessus et comprendre que tout part de l’intérieur de nous-mêmes et de ce qu’on en fait de ces jugements! Leurs accordent-on de l’importance, de la vérité ou non? Ceux-ci peuvent nous faire évoluer grandement ou nous maintenir dans la peur (état de victime), soit en se « privant » « d’Être » réellement nous-mêmes, nous effaçant et nous punissant nous-mêmes ou soit, en nous faisant prendre conscience de l’emprise qu’ils ont sur nous pour nous en libérer et nous permettre de déployer nos ailes toujours de plus en plus haut afin d’y savourer la liberté intérieure! Les autres vont toujours avoir leur opinion, comme nous, nous avons les nôtres. Ils détiennent leur propre vérité, nous créons la nôtre. Que leurs jugements soient réels ou dans nos scénarios imaginaires, ça ne change pas grand-chose au final, car ceux-ci leurs appartient et nous n’avons aucun contrôle là-dessus. Il n’en tient qu’à nous de se choisir de plus en plus, de s’estimer de plus en plus, de croire en nous, en notre valeur, de nous aimer et de choisir de vivre notre vie pour nous avant tout en semant de l’amour de plus en plus partout autour de nous. Ok, c’est un travail de tous les jours, mais bon… Tout s’apprend!

Tout est possible à celui qui croit et bien moi.. J’y crois! 🙂
Kathleen xx

Choisir ou ne pas choisir… Là est la question…

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Nos choix conscients et inconscients.

La prise de décision n’est pas toujours facile.  Celle-ci demande habituellement un temps de réflexion et surtout, elle engendra automatiquement un mouvement pour lequel une adaptation sera nécessaire.  De plus, même après avoir pris le temps de bien mûrir celle-ci et s’y être bien préparé, il arrive à plusieurs personnes, dès les premiers malaises ressentis, d’avoir des regrets, d’éprouver de la difficulté à assumer cette décision, d’avoir le sentiment de ne pas être à leur place, à la hauteur, de s’être carrément trompés et même, de revenir en arrière.  Il peut même arriver pour certains, à la suite des conséquences découlant de leurs propres choix,  une sensation de se sentir  coupables, prisonniers, étouffés, désorientés et même d’éprouver  « l’atroce » sensation  d’avoir perdu le contrôle d’eux-mêmes.

En effet, suite à une prise de décision et une fois les deux pieds devant le fait accompli, une impression de s’être soudainement retrouvé au pied d’une montagne trop haute à escalader peut arriver.  Il se peut que devant le fait accompli, surtout si la décision est devenue inconfortable, l’on est envie de sauter quelques rochers pour arriver au sommet le plus rapidement possible afin de pouvoir se débarrasser de cette décision qui au départ, semblait la meilleure, mais qui sans avertir, s’était transformée en boulet.  Le choix libre et éclairé s’est sournoisement transformé en sentiment d’obligation et ça, c’est lourd à porter, car au lieu de vivre l’expérience, on la subit, ce qui fait une ÉNORME différence.  Pour cela, nous n’étions peut-être pas si bien préparés finalement !

Mais pourquoi donc est-ce devenu difficile et surtout pour qui ou pourquoi au final avons-nous réellement pris cette décision si on y regarde un peu plus creux…

Sans trop s’en rendre compte, nous recevons tellement de suggestion dans nos vies qu’il est parfois difficile de distinguer si nos prises de décisions sont réellement en accord avec nous-mêmes,  avec nos envies réelles et non pas, dans un désir caché de plaire, de se faire aimer, de se faire reconnaître ou par insécurités.

Sans s’en rendre compte, il nous arrive souvent qu’une partie de nos décisions viennent directement de la suggestion des autres, ce qu’ils auraient fait eux-mêmes ou ce qu’ils aimeraient voir  se réaliser pour nous.  Ces « suggestions » souvent bien cachées nous font trop souvent prendre des décisions ou des chemins qui malheureusement, ne nous conviennent pas, car sans le savoir, nous empruntons le chemin des autres… Pas étonnant qu’au bout d’un certain moment, on puisse se sentir perdu, qu’on ne se retrouve plus, qu’on ne sache plus qu’est-ce qui nous fait vibrer, ce qu’on aime réellement ou pas, quels sont nos talents, nos passions…  En effet, ces sensations de mal-être sont bien réelles et ne font que nous confirmer qu’on s’est probablement, sans le savoir, éloignés de notre propre chemin.  Parfois,  on est rendu si loin de nous-mêmes, de notre « essence »  de notre vrai MOI, qu’on a la sensation de vivre sur le pilote automatique oubliant alors que l’on « Existe ».

Pourquoi se fait-il que nous ne nous en rendions pas compte et que lorsque ça nous rentre dedans, on est souvent rendu très loin de nous-mêmes ?

C’est simple.  Parce que ça vient de loin !

L’être humain a fondamentalement besoin d’aimer, d’être aimé et d’être reconnu.  Depuis notre tendre enfance, nous avons été conditionnés comme cela, c’est la nature de l’être humain.  « Si tu agis comme cela, maman t’aimera et si tu agis comme cela, maman ne sera pas contente… » (Certains mêmes se sont fait punir fortement s’ils n’entraient pas dans le cadre et tentaient d’être eux-mêmes…) Alors, pour se faire aimer et reconnaître, nous suivons longtemps les désirs de nos parents, leurs enseignements, leurs valeurs, leur éducation, comment eux voient la vie, ce qu’ils attendent de nous, ce qu’ils auraient souhaités dans leur propre vie, qu’ils projettent en nous… Ensuite se sont ajoutés les enseignants, les amis, les oncles, les tantes qui eux, ont aussi reçus des suggestions de leurs parents, leur entourage etc.  Ça se multiplie vite quand on y pense.  La plupart, sans vouloir mal faire, bien au contraire, nous ont tous suggérés notre chemin de vie idéal.  « Tu devrais faire cela, moi si j’avais eu ta chance j’aurais fait, pour être heureux il te faut telle ou telle chose… » Cette programmation, souvent en désaccord avec nos propres besoins parce que nous sommes « uniques », nous dirige inconsciemment  vers un moule, un cadre, une généralité qui ne pourra jamais nous satisfaire à 100% parce que nous sommes tous différents.  Cependant,  toutes ces programmations sont belles et bien ancrée dans nos «mémoires cellulaires » ce qui ne peut faire autrement n’a pas que de créer des distorsions plus ou moins conscientes dans nos prises de décisions, dans nos propres envies, nos propres besoins et ce, encore plus si on n’en prend pas conscience…

Dans leur bon vouloir, (nous le faisons tous), la plupart ont oublié l’élément le plus important.  Vous !  Ils vous ont suggéré, vous ont partagé leur savoir, leurs connaissances, leurs envies et ce, dans un réel désir de vous aider, vous guider, vous éclairer, vous protéger et ce, avec tout leur amour.   Ils ne savaient pas qu’en faisant cela, ils ne vous apprenaient malheureusement pas à vous découvrir, vous réaliser, à réfléchir sur qui vous êtes vraiment, vos envies à vous, votre manière de penser, vos croyances, à vous faire confiance, à prendre votre place, à croire en vous-mêmes,  à vous accueillir dans votre propre personnalité et à la faire rayonner.  Ils ne vous ont pas permis de ressentir qui vous êtes réellement en vous encourageant à vivre vos propres expériences dans le but d’en tirer vos propres apprentissages pour savoir ce qui vous convient à vous ou pas.  Pour que vous puissiez développer votre propre vérité à vous et accueillir aussi celles des autres sans vous oublier, vous effacer et vous perdre vous-mêmes.  Parfois, on vous a interroger, mais pour mieux vous rediriger par la suite… Ce qui n’a rien donné du tout.  Vous savez…  Le genre de question : « Tu veux faire quoi dans la vie toi ?  Euh moi, j’aimerais être jardinier, j’aime toucher les plantes, sentir les légumes, ça me fait vibrer ça ! » Et de se faire répondre… «  Non, mais tu y penses pas ! Si tu veux que ce soit payant, va falloir que tu aies ton entreprise parce que sinon, travailler pour quelqu’un d’autre ce sera pas payant pantoute.  Moi je te vois architecte. Tu as la chance de choisir un métier payant et d’aller à l’école !   Tu serais bien con de ne pas le faire !»

Dans le pire des cas, certains personnes, par leurs suggestions, leurs exemples et leurs attentes élevées, ont même réussit à vous faire sentir ou croire que vous ne seriez jamais à la hauteur.  Imaginez qu’il est facile pour votre cerveau d’y faire le lien que vous ne serez jamais reconnu et que vous ne mériterai jamais, dans ce cas d’être aimés…  Pourtant, cette pression envers-vous-mêmes, souvent inconsciente n’a tellement pas sa raison d’être !!!  Il faut se rappeler que ce ne sont que des croyances que l’on a « inconsciemment acceptées » et qui ne nous appartiennent pas. Elles ne nous appartiennent plus !  Il est de notre devoir de prendre soin de nous, de croire en nous, de revenir vers nous, de choisir et de vivre notre propre vie, de savoir, sans aucun doute, que nous méritons de créer la vie que nous désirons, elle n’appartient qu’à nous à nos limites à nous, à ce qui est important pour nous, ce qui nous comble nous et souvent, c’est très loin des standards suggérés de « pseudo » réussite où bien des gens ne sont pas plus heureux…

Nous n’avons, pour la plupart d’entres-nous, pas appris à nous aimer nous-mêmes et à nous accepter tel que nous sommes vraiment.  Se faisant, les autres aussi n’ont pas appris à nous aimer tels que nous sommes, ayant sans s’en rendre compte, tenter de nous « mouler » à leur image à eux.  Imaginez maintenant l’ampleur de nos apprentissages… Cette pression de performer, ce soucis de perfection… Disons qu’une fois que l’on commence à faire du ménage dans toutes ces programmations, il arrive que l’on se rende compte que malgré tout leur bon vouloir, les temps ont changés et que ce qui était d’actualité dans le temps de nos grands-parents, l’est peut-être moins aujourd’hui.  Il y a des limites à vouloir se tuer à l’ouvrage, à souffrir pour mériter notre ciel, à se donner la vie dure, à s’empêcher de vivre pour bien paraître.  Une phrase qui me revient souvent est la suivante : « Est-ce vraiment si important ? »  Sachant très bien que si demain matin, je me faisais annoncer qu’il me restait deux mois à vivre, mes priorités changeraient fort assurément pour revenir vers l’essentiel…  Vers ce qui me fait vibrer réellement, vers ce qui me fait sentir en vie et c’est souvent bien loin des artifices croyez-moi…

Je parle ici sans accuser personne, sans jugement et sans non plus mettre tout le monde dans le même bateau.  Pour ma part, je suis tombée dans le panneau, en faisant exactement la même chose que bien des gens à mes enfants.  Maintenant, en me pratiquant à revenir vers moi, je fais de mon mieux pour les diriger sur leurs propres chemins à elles.

J’ai également rencontré des gens qui avaient conscience de leur responsabilisation dans leurs vies parce que depuis leur plus jeune âge, leurs parents les encourageaient dans leurs propres voies, les encourageant à être eux-mêmes.  Ils ont alors appris très tôt à « Être », à découvrir leur propre couleur, la dévoiler, à se faire confiance, à échanger, à partager leurs connaissances, à s’ouvrir à la différence, à se permettre de faire des erreurs et de recommencer sans se dénigrer.  Ces personnes ont appris à s’accueillir dans leur individualité sans se sentir jugé ou persécuté.  On apprend par l’exemple.

Dans cette approche éducative,  leur état de victime, de mal-être est souvent beaucoup moins présent parce qu’ils ont appris à se responsabiliser très tôt.  À reconnaître leur pouvoir de prendre en charge la création de leur propre bonheur s’ils le choisissaient et y mettait les efforts nécessaires.  Ces gens, avec cette mentalité, ne comprennent pas non plus pourquoi d’autres personnes ont un mal de vivre si présent, ne trouvant pas de sens à leur vie, étant toujours insatisfaits.  Ils n’ont pas appris ce mode de pensée là et cette manière de faire dans leur vie.

Je sais aussi pertinemment qu’il existe aussi plusieurs variantes et qu’il ne faut pas généraliser.  Que ce n’est pas qu’une question d’éducation, qu’il n’existe malheureusement pas de recette unidirectionnelle en ce qui concerne l’être humain.  Que certaines personnes seront plus disposées à se prendre en mains tandis que d’autres non.   Que chacun possède sa propre vérité.  Ce qui est intéressant par contre, c’est la possibilité  d’ouvrir nos horizons, cette option de pouvoir se questionner et de partager la vérité des autres pour creuser plus profondément lorsqu’on en est rendu à ne plus savoir qui nous sommes, à ne plus reconnaître notre propre valeur et surtout à jeter la faute sur tout le monde en oubliant notre propre responsabilité, la seule qui puisse réellement changer les choses, la seule que l’on puisse contrôler finalement.

***Il est à noter ici de garder bien en tête, qu’il est impossible de transmettre des connaissances que nous n’avons pas apprises ou expérimentées et surtout dont nous n’avions aucunement conscience de leur existence.  À cet effet, il ne servirait strictement à rien de se culpabiliser là-dessus.   Une fois qu’on en prend conscience, on ne peut qu’aller de l’avant pour expérimenter et recréer une autre vérité qui nous est propre.  C’est ça, l’évolution !***

Une personne qui rencontre une autre personne pour qui il est naturel de questionner l’autre sur ses désirs réels et qui n’a jamais appris cette manière de faire peut réagir de différentes manières.  Entre autres, elle peut accueillir et trouver cela « cute », mais la plupart du temps, elle peut se sentir contrôlée, épiée, attaquée, jugée, psychanalisée.  Cela peut la rendre susceptible, faire ressortir plusieurs émotions qu’elle a tenté d’étouffer depuis plusieurs années et qu’elle ne se sent pas prête à voir, cela peut l’ébranler, l’épuiser, la déstabiliser, elle peut sentir un désir de confrontation, une pression bref, tout pour se mettre automatiquement en « mode protection » et se fermer.  C’est un comportement normal.  Les deux types de personnes devront alors s’adapter l’une à l’autre que pour l’une explique que rien n’est pour nuire à l’autre, mais bien simplement pour « jaser » et permettre à l’autre de juste mieux se connaître elle-même tranquillement et l’autre devra y aller avec douceur, compréhension et respecter le rythme d’apprentissage de cette nouvelle approche.  Les questionnements sont très révélateurs et libérateurs s’ils sont constructifs.

 Cependant, ils répondent automatiquement à nos questions, celles dont ne souhaitent pas nécessairement entendre les réponses et que l’on sait qu’une fois conscientisées, on ne pourra plus faire semblant de ne pas le savoir.  Revenir vers soi, quand on ne sait plus qui nous sommes ou ne voulons plus le voir, demandera autant d’efforts que de marcher sur notre corde de vie remplie de nœuds que l’on s’est laissé imposés nous-mêmes.  C’est alors à nous de défaire chaque nœud un par un et ça demandera du temps.  Les premiers pas sont toujours les plus difficiles, mais si on le fait pour soi-même, on prendra notre air d’allée assez rapidement et la légèreté d’être enfin de retour sur notre propre chemin, d’apprendre à s’aimer vraiment tel que nous sommes vaut le coup de baisser nos boucliers.

Sachez que notre corps est bien fait.  Quand on est loin de nous-mêmes, il nous le fait sentir et ce, très clairement.  Le pire est que tout le monde le sait, mais tente de l’éviter pour bien des raisons.  L’une d’entre elle est évidemment la suivante : Ne pas savoir par où commencer.  J’ajouterais aussi, la peur de ne plus être aimé.  Non, on n’a pas appris à se questionner et se répondre soi-même en se faisant confiance, en acceptant nos propres réponses, en les accueillants sans se juger nous-mêmes avec amour, respect et avec la certitude que celles-ci, elles sont correctes pour nous !  Que nous nous méritons.   Notre cerveau, ayant peur de l’inconnu, préfère demeurer dans l’inaction ou le chemin du plaire à tout le monde qui est  notre zone de confort inconfortable, car elle n’est pas nous.  Le problème est que si l’on ne fait rien, que l’on essai rien, bien il ne se passera rien non plus.

Nous avons été élevés dans un système où l’on nous a toujours montré comment faire les choses, suivant une certaine ligne directrice. Pour le retour à vous-mêmes, à votre lumière, il n’en existe pas vraiment, mis à part miser sur vos propres réponses et oser les expérimenter pour vous-mêmes.  Se faisant, vous ressentirez très bien ce qui vous fait vibrer ou non.  Il n’en tient alors qu’à vous de sortir des sentiers battus pour y découvrir votre propre route qui se définira par le bien-être ressenti lorsque vous serez de plus en plus en accord avec nos propres besoins à vous.  De moins en moins dirigés par vos peurs, vos attentes envers les autres, vos désirs de vous faire aimer et reconnaître. Plus vos choix seront faciles à assumer et vous saurez qu’il vous sera aussi toujours possible de changer de destination pour vous réajuster si vous sentez que ça sonne faux en vous.  En gros, votre vie sera de plus en plus légère, car vous serez de plus en plus en harmonie avec vous-mêmes, vous vous aimerez de plus en plus, augmenterez votre confiance en vous et par ce fait, vous vous ferez également de plus en plus aimer pour qui vous êtes réellement.

Dans le fond, je n’apprends rien à personne, je ne fais que stimuler la mémoire de ceux qui veulent bien se rappeler !  À chacun notre seuil de tolérance, mais sachez que plus on ignore les signaux d’alarme, plus on augmente notre seuil de tolérance et plus on se fuit nous-mêmes.  Plus on se fuit nous-mêmes, plus c’est souffrant et plus le chemin  du retour nous semblera difficile à emprunter.  Plus nous sommes loin de nous-mêmes, plus nous cherchons l’amour et la reconnaissance des autres donc plus nos choix risquent d’être en fonction des autres et par le fait même, on s’éloigne davantage ce qui fait en sorte que nos choix deviennent de plus en plus lourds à porter et à assumer.  C’est une roue qui tourne et qui n’est pas nécessairement la plus ronde 😉

La souffrance suite à une prise de décision n’est pas là pour rien.  Elle est un excellent indicateur pour déterminer si vos choix venaient réellement de vous-mêmes.  Se permettre de les questionner lorsqu’ils nous semblent difficiles peut vous révéler parfois bien d’autres raisons cachées sous celles-ci dont vous ne vous doutiez même pas et que vous ne vouliez surtout pas voir.  Il y a souvent, bien enfoui derrière tout ça, un désir d’être aimé et reconnu qui sans le savoir, créé des attentes cachées pour lesquelles, lorsqu’elles ne se déroulent pas comme vous l’auriez souhaité, vous font souffrir… C’est propre à l’être humain.  Plus vous vous reconnaîtrez et vous vous aimerez vous-mêmes, moins les choix seront difficiles, car vous n’aurez plus peur de décevoir personne.  Vous comprendrai juste que leurs déceptions leur appartiennent. Vous n’aurez plus besoin, inconsciemment, de l’approbation des autres qui cache, un désir d’être aimé et de plaire à tout le monde! (C’est d’ailleurs un si beau chemin menant à l’épuisement car voué à l’échec assuré!)  Un petit ménage, même si ça semble être une montagne fait toujours du bien et permet de continuer d’avancer le coeur plus léger… Pour soi.

La souffrance, n’est pas là pour vous nuire, bien au contraire, elle est là pour vous ramener vers le plus beau chemin qui soit, celui du retour vers l’amour de vous-mêmes ! Et oui, tout part de soi!

Kathleen xx

La résistance… Cette souffrance déguisée

On entend souvent parler de résistance, qui est, à mon avis LA source de souffrance numéro 1.  À y réfléchir, j’ai beau en chercher d’autres, vite de même, je n’en trouve pas d’autre.

En d’autres mots, je pourrais la qualifier de difficulté d’adaptation, de besoin de contrôle, d’incapacité à lâcher-prise en refusant d’accueillir la réalité telle qu’elle est, de nager à contre-courant.

Elle est tout le contraire de la résilience et surtout, est à l’opposé total de la paix du corps et de l’esprit.

La résistance, c’est la reconnaissance que notre cerveau « le sait », mais qu’à quelque part, il ne laisse pas entrer l’information, il ne souhaite pas vraiment l’assimiler.  C’est être capable de nommer les choses, mais d’en être incapable concrètement de lâcher-prise sur les situations.  C’est de savoir, mais ne pas avoir compris dans les profondeurs de notre « Être ».  C’est de demeurer au stade du questionnement sans fin, sans être en mesure d’y répondre… (Et il y a des choses pour lesquelles, les réponses n’arriveront jamais… Il faut aussi l’accepter, lâcher-prise.)

La résistance est tout sauf facile et ça, le cerveau humain n’aime pas cela.  Elle nous ramène à notre désir de tout contrôler, à notre côté perfectionniste, à nos insécurités.  À des choses qu’on ne veut pas voir en nous.  Elle nous oblige à confronter nos vieilles croyances versus notre réalité ainsi qu’à nous faire douter de nos ressentis profonds.

En résistance notre vocabulaire inclura des phrases du genre : « Oui, mais moi je n’ai pas vraiment choisi cela, je n’avais pas le choix, oui mais c’est donc bien difficile de faire ça, oui mais je suis incapable de gérer cette situation, oui mais c’est plus facile à dire qu’à faire etc »  Ces phrases sont toutes bien réelles, je les valide, ne les nient pas, cependant, mis à part évacuer un trop plein, elles ne règlent malheureusement pas grand chose… Qu’on le veuille ou non, ce langage est sensiblement le même que celui de la victime et oui, ça aussi, qu’on le veuille ou non, nous sommes tous un peu victime à nos heures.  Certains mêmes plus que d’autres et ce, même les esprits les plus éveillés. Et puis, oui, c’est dur pour l’ÉGO, mais c’est humain et ça a son utilité !

La résistance est souffrante, très souffrante même et peut souvent mener à l’épuisement, physique et mental.  Surtout, si elle s’accumule sur plusieurs niveaux à la fois et que nous tentons de l’ignorer en attendant que par miracle, ça vienne qu’à passer tout seul.  Préférant sans trop s’en rendre compte, accumuler les dossiers, les empilant les uns sur les autres et remettant à plus tard le classement de ceux-ci.  Dans mon livre à moi, j’appelle cela : « Se tirer soi-même dans le pied », mais je comprends que ça ne tente pas à personne d’aller fouiller là où ça fait mal, moi y compris et qu’on a tous d’autres choses de mieux à faire que d’essayer de comprendre pourquoi et d’où peut bien provenir cette souffrance.  Nous préférons inconsciemment choisir le chemin du mensonge envers nous-mêmes, de la fuite ou n’importe quel chemin d’apparence plus agréable, jusqu’à ce que la vie nous crie si fort qu’elle ne nous laisse pas d’autres choix que de l’écouter, de commencer ou recommencer à s’écouter si on avait oublié de le faire.  Certains ont d’ailleurs un seuil de tolérance assez élevé à la douleur !!!

Je vous le dis, personne n’a besoin de personne pour nous trahir, nous rejeter, nous abandonner, nous humilier ou nous faire vivre de l’injustice.  On est tous capables de le faire nous-mêmes envers nous-mêmes, comme de beaux champions!  Déjà, de comprendre cela, on vient d’allumer sur bien des points, mais même si on le sait, on continue quand même de se taper sur la tête plus ou moins consciemment… Résistance !!

Pourquoi est-ce que la résistance-souffrance existe? Pour nous faire évoluer, pour apprendre à se choisir, s’aimer, se respecter, se reconnaître, pour remettre en cause nos croyances, solidifier nos fondations.  C’est plate, ok, je l’avoue, mais c’est de même et ça continuera d’être de même.  La résistance est normale, humaine et correcte.  C’est parfait même !  Tout est toujours parfait, l’a toujours été et continuera de l’être.  Pourquoi ?  Parce que si c’est comme cela, c’est que ça doit être comme cela pour nous faire évoluer, tout simplement.  Il n’y a rien d’autre à comprendre ! Haha !

Même si la souffrance nous semble inutile, elle est en réalité notre meilleure alliée.  Le problème est que nous la trouvons tellement inconfortable, qu’il est aussi normal de ne pas vouloir la vivre, ni la ressentir.  Grosse résistance « drette là » !  Pourtant, elle est la clé vers la réalisation de notre MOI, du retour vers nous-mêmes, de ce que nous sommes vraiment, le retour vers l’amour pur, qui nous fait ressentir cet état de paix, cette sensation de ne faire qu’un avec l’Univers, d’être Uni-Vers le plus grand que nous.

Cette sensation dans l’amour pur, exempte de souffrance, ressentie dans notre « Être » quand on prend le temps de s’arrêter et de vivre l’instant présent, est d’une beauté et d’une intensité indescriptible.  C’est une sensation de paix tellement ressourçante qui est accessible à tous et que lorsque l’on y a goûté une fois, on voudrait bien y retourner plus souvent.  Toutefois, comme tout autre chose, on ne prend pas le temps, on recommence à courir, on se ré-éloigne de nous-mêmes…

Revenir à « notre royaume intérieur », c’est une sensation de retour à la source d’un réel retour chez soi.  C’est le plus bel endroit où aller se réfugier pour refaire le plein, se retrouver soi-même et prendre le temps d’écouter ce que notre Âme a à nous dire. C’est l’endroit où se trouvent exactement toutes les réponses à nos questions et aussi, tout ce dont nous avons besoin pour nous réconforter, nous soutenir, nous encourager, nous bercer, nous aimer.  On a tous envie d’y toucher au moins une fois dans notre vie, même si nous ne savons pas trop comment nous y rendre.  Parfois cependant, souvent même, la seule et unique raison pour laquelle nous ne parvenons pas à y aller est que nous avons une peur bleue de nous retrouver devant nous-mêmes, sachant très bien que nous sommes loin de nos bottines et que l’on ne souhaite surtout pas se l’entendre dire par notre propre conscience directe, ce qui impliquerait trop de changements dans l’immédiat et pour lesquels nous ne nous sentons pas prêts à vivre cela, dans l’ici et maintenant, sans compter la pression possible de ressentir le devoir de gérer une chose supplémentaire en plus de ce qui est déjà  en suspend et ça aussi, c’est correct.  Tout est parfait pour nous, toujours.  Cependant, sachez qu’il est toujours bénéfique de s’arrêter, l’espace d’un moment pour se réaligner, se « regrounder ».   À mon avis, on ne prend pas assez le temps de s’arrêter pour s’écouter, on court de tous bords tous côtés, on étouffe, on s’étouffe et cette sensation de bien-être se retrouve difficilement dans l’agitation.

« C’est dans le silence que l’on prend conscience du plus grand pouvoir qui nous habite, celui de la vie.  Oser sentir les battements de votre cœur, les ressentir, les apprécier, n’oubliez pas de respirer. »

Petite tranche de vie avec toute mon humilité et ma claque personnelle sur mon gros orgueil !! Je dis cela, mais sans me taper dessus croyez-le bien.  J’ai appris à rire de moi-même là-dessus.  Ok, pas sur le coup quand ça m’arrive, mais ça passe de plus en plus vite à force de pratiquer.

Les raisons pour lesquelles je me dévoile ainsi sont simplement qu’il n’y a rien de mieux que des exemples concrets, que l’on connait soi-même en l’ayant vécu et ressenti,  pour parfois, aider les autres à mieux comprendre ce qu’ils peuvent vivre et ressentir également dans leur vie.  Ça permet à certains, de reconnaître en eux leur propre souffrance, de reconnaître la résistance dans leur vie et se faisant, de pouvoir leur offrir d’autres outils, vision pour peut-être ouvrir une porte de guérison vers leur propre libération.  Si pour moi ça a du sens, je sais que cela peut aussi avoir du sens pour d’autres.  Si pour moi ça a été une libération, je sais que pour certains, ça peut en être une aussi.  Si pour moi, de me reconnaître dans certaines personnes m’a fait un grand bien, me permettant de me sentir moins seule, je sais que cela peut faire du bien à d’autres de se sentir moins seuls également dans leur cheminement.   Si ces réponses et prises de conscience me propulse doucement vers le chemin de la guérison et de plus en plus vers l’amour de moi-même, je sais aussi que cela peut favoriser la guérison d’autres âmes comme la mienne et que chaque petite guérison, on se rapproche de l’amour de soi.  Parce que, ayant expérimenté la souffrance à vouloir m’enlever la vie, si cela ne peut, ne serait-ce qu’aider une personne à ouvrir sa vision sur la magnificience qu’il porte en lui, à se reconnecter ne serait-ce qu’un petit peu avec lui-même, lui donner un minimum d’espoir d’une lumière au bout du tunnel pour enfin savourer sa vie au lieu de la subir, ma mission aura été accomplie! Alors pour toutes ces raisons, avec la meilleure des intentions d’amour qui soit et passant par dessus mes propres peurs du jugement un peu plus chaque jour, je me mets à nue devant vous, chers lecteurs!! Alors pour ceux et celles qui ne veulent pas voir, fermez vos yeux immédiatement! Hahaha!

Je suis présentement en arrêt de travail.  Et oui, moi qui me croyais à l’abri de tout cela…  Pour combien de temps ? J’en sais rien ! Quoi qu’il en soit, je me suis fait un plaisir de prendre les devants afin de bien me juger moi-même, très sévèrement en plus avant que les autres aient le temps de le faire.  Vous savez, le genre de jugements que l’on empire par mécanisme de protection pour être certains de se rabaisser assez, que si l’on fait face au jugement des autres, on sera moins ébranlée, s’étant soi-même condamnée en premier.  Au final, je me suis jugée probablement bien plus sévèrement que toutes les personnes jumelées ensembles dont j’aurais pu avoir peur qu’elles me jugent, car sincèrement, au bout du compte, qu’est-ce que tu veux bien que ça leur fasse ?!?  La peur du jugement nous empêche tellement d’être nous-mêmes, mais ça, ce sera un autre texte.  C’est délicieux comme sujet !!

Les raisons pour lesquelles je me suis retrouvée assise ici, cernée jusqu’aux oreilles, devant mon ordinateur, à faire des siestes un peu n’importe quand et à ralentir mon rythme avec une souffrance intérieure qui ne faisait que s’accumuler de jour en jour sont bien simples.  Je résistais à une multitude de choses dans ma vie et la résistance, c’est souffrant et épuisant.

Je résistais à ma solitude et ma dépendance affective en me « garochant » de tous bords tous côtés pour ne pas rester seule et en travaillant toutes les fois que je le pouvais et ce, même si mon corps me criait qu’il était fatigué, qu’il avait besoin de repos.

Je résistais à mon adaptation dans cette maison que j’avais choisie, un peu par défaut, remplie d’attentes finalement, croyant que j’y serais bien et surtout, croyant en des beaux jours avec mon amoureux illusoire du moment.  La réalité à été toute autre et j’ai goûté aux déceptions à la hauteur de mes attentes… Elles étaient élevées, je peux vous le dire.  En femme forte et orgueilleuse que je suis, j’ai bien essayé de ne rien laissé paraître… Ou presque… J’ai tellement détestée cette maison. J’ai eu froid comme jamais, l’entretien de la cour cet hiver m’a demandé énormément d’énergie, l’internet ne pogne pas à moitié, ça m’a coûté la peau des fesses d’électricité etc.  Malgré mon bon vouloir de prendre cela positif, l’épuisement physique et mental face à ce choix a fini par avoir le dessus sur moi et cette neige qui n’en finissait plus de finir…

Je résistais à ma peine d’amour, demeurant dans mes incompréhensions, mes questionnements, mon désir de contrôler l’incontrôlable, les espoirs qu’il revienne, que tout change, qu’on reparte à zéro, qu’on se redonne une chance etc.  J’aurais tant souhaité que ce soit autrement, m’accrochant au passé que l’on ne peut changer, mais qui au final a toujours été parfait dans mon processus d’évolution. (Ce que je ne voyais pas)

Je résistais à mon adaptation dans mes nouvelles fonctions au travail.  Même si je sais que je suis capable, j’ai laissé mes peurs prendre le dessus.  Peur de ne pas être à la hauteur la nuit étant seule, peur de ne pas savoir quoi faire en cas d’urgence majeure, difficulté à gérer mon stress.   Cette résistance s’est fait en rejetant la faute sur une multitude de défaites pour tenter de justifier que je ne l’avais pas vraiment choisi et ainsi retourner dans mes bottines de victime…  Préférant, mais sachant pertinemment, que peu importe les raisons pour lesquelles j’ai accepté ce poste, c’était moi et moi seule au final qui l’avait fait, alors il n’en tenait qu’à moi, maintenant, de gérer la situation, d’y voir les apprentissages, de m’adapter et d’assumer mes choix.  À noter que si j’en suis incapable après avoir VRAIMENT essayé, il n’en tiendra qu’à moi de re-créer ma vie en re-choisissant autre chose.   Rien n’est une fin en soi, tout est commencement, mais pour l’instant, je ne me préoccupe pas de cela, un dossier à la fois ! J’aime mon travail.

Je résistais à moi-même dans mes croyances, dans qui je suis réellement.  Je crois que ce dernier point a été le pire de tous.  J’ai tant bien que mal essayé de taire en moi cette facette de ma vie qui est empreint de spiritualité, de continuité sur le chemin de la conscience par peur d’être jugée, de me retrouver encore plus seule, par besoin de calmer mes pensées que je me suis perdue.  Je ne souhaitais plus croire en rien, moi qui avais une Foi, dites « inébranlable ». J’étais en train de m’éteindre, volontairement.  C’est ce que j’avais choisi.  Je me suis réimposé à moi-même mes propres souffrances, oubliant qui je suis dans mon essence, retournant dans mes vieilles croyances, celle de la victime accablante.  Comme tout est parfait, j’avais à le revivre pour me souvenir que c’est souffrant dans ce monde-là et pas mal plus que ce que je peux vivre présentement sur le chemin de la conscience, qui me ramène constamment vers ma propre responsabilité face à ma vie, mes choix, mes pensées, que ça me demande toujours un effort de me ramener et que souvent, je ne trouve pas cela évident.

(Pause : Je ris aux éclats en ce moment, car  en écrivant ces lignes, je viens de réaliser, encore une fois une belle réponse à mes demandes à l’univers… Je me disais souvent, «  Avoir su, je serais restée inconsciente, me semble que c’était moins compliqué quand j’étais dans mes bottines de victime! » Alors voilà ! J’ai ma réponse, l’univers m’a replongé direct dedans pour me le faire revivre et comparer mon ancienne vie avec celle-ci.  Demandez et vous recevrez !  Ma réponse et ma conclusion là-dessus est la suivante: Non, c’est beaucoup plus souffrant d’être dans l’état de victime et de la résistance que celui de la conscience et ce, malgré les apparences.  L’humain, dans sa nature, recherche toujours le chemin de la facilité, qui n’est souvent qu’une illusion de facilité.  Tout est question de perception.)

Le plus surprenant dans tout cela est que tous ces beaux items énumérés ci-haut, je les avais bels et bien choisis et en plus, je les avais demandés. Et oui, demandé très clairement en plus, mais je les combattais, les trouvais souffrant au lieu d’en comprendre le sens réel.

J’explique :

J’avais demandé clairement à l’univers de m’aider à améliorer ma capacité d’adaptation, à augmenter l’amour de moi-même, ma confiance, mon empathie envers moi-même et les autres, mon écoute envers moi-même et les autres, d’augmenter ma capacité à gérer mon stress, diminuer mon jugement envers moi-même et les autres, de m’apporter du  calme de la sérénité.

À votre avis, comment pouvons-nous acquérir ces habilités dans nos vies autrement que par la pratique ?  C’est si évident et pourtant…

Si on souhaite apprendre à écrire, on devra pratiquer chaque lettre, jusqu’à réussir à former les lettres, les joindre entres elles pour former des mots.  Et oui, ça demandera des efforts et oui, ce sera souffrant par moment.   Nous allons pogner les nerfs, (résistance), se demander pourquoi (résistance) il se peut qu’on veuille casser notre crayon en deux et froisser notre feuille, que l’on veuille abandonner, (résistance) mais notre désir de réussir à écrire, notre persévérance, gagnera sur cette résistance et malgré les difficultés rencontrées, nous aurons appris à écrire. (Quoi que pour certains médecins euh… Hahaha !)  Quoi qu’il en soi, il en est ressorti, au fil du temps, la maîtrise de notre crayon et la fierté notable de savoir écrire !

La vie, l’Univers, appelez cela comme vous le voulez, pour votre bien et non contre vous, mettra sur votre route, TOUT, je dis bien TOUT ce que vous avez besoin dans le ici et maintenant, toutes les « pratiques » nécessaires que vous que avez besoin dans un seul but : Revenir vers l’amour le plus pur envers vous-mêmes.

Pour y parvenir, il utilisera exactement et très précisément les « épreuves » que vous avez vous-mêmes demandées et créées, consciemment ou inconsciemment pour continuer de vous propulser vers une meilleure version de vous-mêmes et ce, toujours au moment où vous en avez le plus besoin pour vous faire évoluer là où vous êtes rendus dans votre vie.  Tout est toujours parfait.

(Je sais… Je sais… Le mental n’aime pas ça recevoir des informations de même, ça fait mal en dedans…)  Respire…

En gros, pour acquérir quelque chose, il faut le pratiquer, c’est la seule manière de faire.  C’est en forgeant que l’on devient forgeron. Notre but est d’élever notre conscience et d’évoluer.  Comment on fait cela?  En surmontant et en vivant des expériences.  Pour les agréables, c’est facile, c’est du bonbon, mais ce ne sont pas tant celles-là qui nous font évoluer.  Il faut apprendre aussi à trouver le bonheur et voir les enseignements divins dans les expériences que l’on trouve plus douloureuses.  Celles pour lesquelles on résiste, ce qui engendre automatiquement la souffrance et trouver un moyen de s’en guérir pour s’en libérer.  Rien n’est supposé être si souffrant que cela dans la vie.  Nous en avons alors besoin pour nous aider à nous améliorer, à persévérer, à être fier de nous, de nos apprentissages, de notre évolution, de revenir vers le respect de nous-mêmes, de respecter de nos limites, d’apprendre à nous connaître réellement, à nous choisir, de nous reconnaître, de trouver un sens à notre vie, de se détacher, de reconnaître notre pouvoir de création dans notre propre vie et de revenir au Tout, à l’amour de nous-mêmes.  C’est le parcours d’une vie.

Quand j’ai réalisé cela, j’ai réussi à lâcher-prise sur beaucoup de choses encore et à accueillir, encore.  J’ai réalisé que la vie, elle n’était pas et n’avait jamais été contre moi ni contre personne d’ailleurs.   Que j’étais seulement retournée à mes vieux patterns de résistance, de souffrance, de victime.   Réalisant cela, je me suis alors mise à rire et pleurer d’émotions, comme je sais si bien le faire et à ressentir que c’était moi et juste moi qui avais le pouvoir de m’adapter, d’accueillir et re-créer ma vie telle que je l’entendais en accueillant et en utilisant à bon escient tous ces beaux « exercices, devoirs et leçons » que la vie avait bien pris soin de choisir pour moi dans le but de m’aider à m’élever davantage, à mieux « maîtriser » mes émotions, à découvrir mon plein potentiel, à accéder de plus en plus vers l’ascension de l’amour de moi-même.  Je sais toutefois également, sans aucun doute, que même si c’est pour mon bien, l’envie de froisser mon papier, de briser mon crayon et de pogner les nerfs d’aplomb quand je vivrai de la résistance se fera sentir à nouveau, que je vivrai encore par moment des sentiments d’injustices et que ça ne me le tentera carrément pas de vivre cela parce que je serai encore dans mon désir de contrôle.  Cependant, je sais aussi que si je désire avancer, et surtout, laisser la place à d’autres apprentissages, je n’aurai pas d’autres choix que de me m’attarder au règlement de ces comptes en souffrance et ce, quand je m’en sentirai vraiment prête à le faire, le moment venu.   Il est important de le faire pour soi, car le faire pour les autres ne donne pas grand chose, en fait, ça ne fait que trop souvent, accroître la résistance, la pression de performance etc.  Alors choisissant de le faire pour moi, j’en sortirai toujours gagnante et me dirigerai toujours vers du plus haut, du plus beau et surtout du plus grand.  Ce qui est magnifique dans tout cela c’est que c’est à l’infini.  On ne fini jamais d’apprendre.  Il suffit maintenant  de choisir avec quelles lunettes nous choisissons de voir ces apprentissages soit disant, épreuves de la vie.

  1. Celle de la résistance qui nous a été programmé dès notre plus jeune âge, où l’on se fait des ennemis-combattants et qui nous donne l’impression de ramer à contre-courant ou de faire du surplace

ou

   2. Celle de l’accueil, que l’on peut apprivoiser, où l’on se fait des amis-alliés et qui nous permet de descendre tranquillement la rivière en suivant le courant.

Ça, c’est une décision personnelle à chacun, à vous de choisir et d’expérimenter!

Pour ma part, je sais maintenant, par le biais de mes expériences et de mes ressentis, que je suis capable de m’adapter et ce, à pas mal n’importe quelle situations.  La vie étant constamment en mouvement nous demande de nous adapter à tous moments et ce, pour tout le monde.  Je peux très bien « dealer » avec cela.  Cependant, depuis ces 3 dernières années et l’ayant demandé si gentiment sans jamais imaginer les conséquences directes que cela pouvait avoir dans ma vie.  Celle-ci m’a fortement exaucée et a travaillé très fort pour me donner maintes occasions de me faire pratiquer ma capacité d’adaptation et toutes les autres choses que j’ai demandé d’acquérir de plus en plus !!   J’ai fini par comprendre comment ça marchait et je peux vous dire qu’en ce qui a trait aux demandes, je vais, pour le moment en tout cas, me garder une petite gêne!!  J’ai un gros besoin de repos et de douceur.  Sans rancune j’espère!  Merci la vie ! Gratitude !!

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