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L’emprise

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Cette attache émotionnelle envers certaines situations ou certaines personnes… Ce mot, ce lien qui nous empêche de circuler librement dans notre vie, dans nos pensées… Qui nous freine dans le dévoilement de notre « Être » profond. Cette peur de l’opinion, du jugement des personnes que nous aimons ou que nous avons aimés. Peut-être même, porte t’elle en elle un désir inconscient de se faire aimer ou pardonner, se pardonner à nous-mêmes d’une multitude de choses… Pour qui, pourquoi? Ce que j’en sais, c’est que ce lien est bel et bien présent et que sans en connaître la raison principale, elle peut parfois venir nous bousiller le dedans, une fraction de seconde et nous ramener loin derrière, là où nous avons souffert et surtout, là où nous n’avons plus envie de retourner. Par chance, en ayant conscience de ce phénomène et en voyant le ridicule derrière ces situations, il est plus facile de se ramener rapidement, mais bon… Il faut savoir en rire!

L’emprise, c’est cette peur de déplaire et de se sentir jugée, mais qui n’existe qu’à l’intérieur de nous, car si on s’y attarde réellement et que l’on pose la question aux personnes concernées, je suis presque convaincue qu’ils n’y comprendront absolument rien et qu’ils vous diront que c’est bien nous autres les pires de s’en faire avec des scénarios qui n’existent que dans notre tête! Dans le sens que fort probablement, ils n’en ont rien à foutre de nos choix, ils ne pensent pas à nous, à notre vie et que nous sommes les seuls à nous sentir jugés pour ce qui n’est pas… Ou ce qui n’est plus… Et s’ils y pensaient, ça changerait quoi?

J’en parlais à ma mère dernièrement et lui expliquait à quel point, cette emprise peut continuer d’être présente, même à 42 ans et ce, même en habitant à 300km de chez elle. C’est pareil pour mes filles envers moi. C’est fort le lien de vouloir être « parfaite » aux yeux de nos parents. Ok, ce n’est peut-être pas présent chez tout le monde, mais combien d’entre-nous, à la visite de nos parents vont se dépêcher de ramasser la maisonnée et que s’ils n’ont pas eu le temps de le faire, vont ressentir, même minime, un certain malaise concernant le ménage… Une minime peur, de ne pas être à la hauteur, une infime peur de se sentir jugé… Pourquoi? Parce que dans mon cas, je sais très bien que depuis des générations, on m’a laissé croire que la valeur d’une femme est liée entre-autre, à l’apparence de sa maison. Parce que de nombreuses mère et grand-mère nous ont fait un commentaire « plate » concernant la poussière présente sur les meubles ou la seule et unique graine sur le plancher de la cuisine… Il n’a suffit que d’une seule fois, pour quelqu’un de perfectionniste ayant une faible estime d’elle-même pour se sentir inférieure, pas à la hauteur et pour enregistrer cette « fausse croyance » que la qualité de son ménage était le reflet de sa valeur personnelle… Allons donc juger les autres cultures maintenant! Aussi banal qu’est cet exemple, c’est ancré dans plusieurs cerveaux alors imaginez le reste…

(Petite parenthèse concernant les « fausses croyances »… Je suis allée à la friperie et j’entendais quelques femmes discuter entre-elles et l’une d’elle parlait de fierté… Elle disait qu’elle connaissait des gens trop fiers pour venir ici, mais qu’elle, elle n’avait pas de fierté, car elle venait se vêtir ici régulièrement. Personnellement, j’étais là, habillée toute croche dans mes préparatifs de déménagement et j’étais fière d’y être. J’étais fière de moi. De me trouver de nouveaux vêtements qui n’étaient pas planifiés parce que j’allais porter des trucs. Fouiller et faire des trouvailles me rendait très heureuse. Tout est question de perception. Mais qu’est-ce que la fierté exactement?)

J’ai 42 ans et j’ai encore ce désir profond de plaire à mon père. Est-ce typiquement féminin? Je n’en sais rien, mais je trouve cela ridicule, cette peur de déplaire. Mon père, il s’en fout tellement en plus de mes choix. Il a le droit de croire que lui, ne ferait pas les mêmes choix que moi, mais ça n’enlève rien à l’amour et à la fierté qu’il a pour moi. C’est donc à moi de m’assumer et de croire en moi, car lui, il le fait déjà, tout comme je le fais envers mes propres enfants. Un exemple, mon père n’aime pas vraiment les chiens… J’avais peur de lui dire que j’allais me procurer un chien et lui ai dit seulement une fois que mon chien était arrivé à la maison. Ça vous donne une idée… Je suis partie en road trip avec ma fille. Je sais très bien que financièrement, je n’avais pas les moyens de le faire et que sur ce point, ce n’était pas le bon moment. Je n’osais pas lui dire par peur de me sentir irresponsable… Je change d’emploi souvent, je vais là où me porte mon cœur. Ce n’est pas de sa génération, je me sens jugée. Pourtant, mon père, il n’a jamais eu besoin de rien dire de négatif dans tous les choix que j’ai fait. J’ai ressenti souvent que lui, n’aurait pas fait cela de cette manière, mais malgré tout, il a toujours été là pour m’encourager dans mes choix. Même quand je me suis mariée pour les « mauvaises raisons » et qu’il m’a avoué beaucoup plus tard en avoir eu une bonne idée, il n’a pas parlé et m’a laissé vivre ma propre expérience. En gros, il m’a toujours laissé vivre mes propres expériences, mais un parent reste un parent… Ils souhaitent toujours le meilleur pour nos enfants et leur meilleur passe souvent par les choix qu’eux verraient pour leurs progénitures au travers de leurs propres expériences à eux pour nous empêcher de nous péter la gueule là où eux, auraient pu sauver du temps et des larmes!

Et puis ça vient d’où cette peur du jugement, ce besoin de plaire, d’être aimé, de performance, de perfectionniste, ce besoin de reconnaissance du paternel? Ça vient de loin, c’est enfoui profond depuis notre tout jeune âge et c’est normal. Ce qui l’est moins, ou plus contraignant, c’est de donner du pouvoir à cette emprise une fois rendu adulte. Par chance, pour ma part, ça ne m’empêche pas de poursuivre mes choix et de foncer dans ma vie, mais j’y pense quand même et surtout, à quoi bon me casser la tête et me priver de belles discussions, de partages à cause de ma peur d’être jugée, qui n’existe que dans ma tête? Sérieusement, c’est ridicule.

Certaines personnes nous laissent une emprise plus que d’autres aussi. Probablement dû aux nombreux reproches entendus, aux non-dits, à la difficulté de se pardonner totalement à soi-même en premier, à la difficulté de reconnaître réellement notre valeur personnelle, à remettre en doute, cette valeur personnelle… Combien de personnes entendent encore les reproches de leurs « ex » même s’ils ne sont plus présents dans leur vie. C’est aussi cela, se rebâtir! C’est de faire le ménage dans ce qui nous appartient et ce qui ne nous appartient pas. C’est de se choisir, se re-choisir encore de plus en plus et ce, sans faire de mal à personne. C’est de reconnaître notre valeur, d’agir avec notre cœur, nos envies pour nous-mêmes en laissant le droit aux autres de nous juger s’ils le désirent. C’est apprendre à lâcher-prise là-dessus et comprendre que tout part de l’intérieur de nous-mêmes et de ce qu’on en fait de ces jugements! Leurs accordent-on de l’importance, de la vérité ou non? Ceux-ci peuvent nous faire évoluer grandement ou nous maintenir dans la peur (état de victime), soit en se « privant » « d’Être » réellement nous-mêmes, nous effaçant et nous punissant nous-mêmes ou soit, en nous faisant prendre conscience de l’emprise qu’ils ont sur nous pour nous en libérer et nous permettre de déployer nos ailes toujours de plus en plus haut afin d’y savourer la liberté intérieure! Les autres vont toujours avoir leur opinion, comme nous, nous avons les nôtres. Ils détiennent leur propre vérité, nous créons la nôtre. Que leurs jugements soient réels ou dans nos scénarios imaginaires, ça ne change pas grand-chose au final, car ceux-ci leurs appartient et nous n’avons aucun contrôle là-dessus. Il n’en tient qu’à nous de se choisir de plus en plus, de s’estimer de plus en plus, de croire en nous, en notre valeur, de nous aimer et de choisir de vivre notre vie pour nous avant tout en semant de l’amour de plus en plus partout autour de nous. Ok, c’est un travail de tous les jours, mais bon… Tout s’apprend!

Tout est possible à celui qui croit et bien moi.. J’y crois! 🙂
Kathleen xx

Choisir ou ne pas choisir… Là est la question…

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Nos choix conscients et inconscients.

La prise de décision n’est pas toujours facile.  Celle-ci demande habituellement un temps de réflexion et surtout, elle engendra automatiquement un mouvement pour lequel une adaptation sera nécessaire.  De plus, même après avoir pris le temps de bien mûrir celle-ci et s’y être bien préparé, il arrive à plusieurs personnes, dès les premiers malaises ressentis, d’avoir des regrets, d’éprouver de la difficulté à assumer cette décision, d’avoir le sentiment de ne pas être à leur place, à la hauteur, de s’être carrément trompés et même, de revenir en arrière.  Il peut même arriver pour certains, à la suite des conséquences découlant de leurs propres choix,  une sensation de se sentir  coupables, prisonniers, étouffés, désorientés et même d’éprouver  « l’atroce » sensation  d’avoir perdu le contrôle d’eux-mêmes.

En effet, suite à une prise de décision et une fois les deux pieds devant le fait accompli, une impression de s’être soudainement retrouvé au pied d’une montagne trop haute à escalader peut arriver.  Il se peut que devant le fait accompli, surtout si la décision est devenue inconfortable, l’on est envie de sauter quelques rochers pour arriver au sommet le plus rapidement possible afin de pouvoir se débarrasser de cette décision qui au départ, semblait la meilleure, mais qui sans avertir, s’était transformée en boulet.  Le choix libre et éclairé s’est sournoisement transformé en sentiment d’obligation et ça, c’est lourd à porter, car au lieu de vivre l’expérience, on la subit, ce qui fait une ÉNORME différence.  Pour cela, nous n’étions peut-être pas si bien préparés finalement !

Mais pourquoi donc est-ce devenu difficile et surtout pour qui ou pourquoi au final avons-nous réellement pris cette décision si on y regarde un peu plus creux…

Sans trop s’en rendre compte, nous recevons tellement de suggestion dans nos vies qu’il est parfois difficile de distinguer si nos prises de décisions sont réellement en accord avec nous-mêmes,  avec nos envies réelles et non pas, dans un désir caché de plaire, de se faire aimer, de se faire reconnaître ou par insécurités.

Sans s’en rendre compte, il nous arrive souvent qu’une partie de nos décisions viennent directement de la suggestion des autres, ce qu’ils auraient fait eux-mêmes ou ce qu’ils aimeraient voir  se réaliser pour nous.  Ces « suggestions » souvent bien cachées nous font trop souvent prendre des décisions ou des chemins qui malheureusement, ne nous conviennent pas, car sans le savoir, nous empruntons le chemin des autres… Pas étonnant qu’au bout d’un certain moment, on puisse se sentir perdu, qu’on ne se retrouve plus, qu’on ne sache plus qu’est-ce qui nous fait vibrer, ce qu’on aime réellement ou pas, quels sont nos talents, nos passions…  En effet, ces sensations de mal-être sont bien réelles et ne font que nous confirmer qu’on s’est probablement, sans le savoir, éloignés de notre propre chemin.  Parfois,  on est rendu si loin de nous-mêmes, de notre « essence »  de notre vrai MOI, qu’on a la sensation de vivre sur le pilote automatique oubliant alors que l’on « Existe ».

Pourquoi se fait-il que nous ne nous en rendions pas compte et que lorsque ça nous rentre dedans, on est souvent rendu très loin de nous-mêmes ?

C’est simple.  Parce que ça vient de loin !

L’être humain a fondamentalement besoin d’aimer, d’être aimé et d’être reconnu.  Depuis notre tendre enfance, nous avons été conditionnés comme cela, c’est la nature de l’être humain.  « Si tu agis comme cela, maman t’aimera et si tu agis comme cela, maman ne sera pas contente… » (Certains mêmes se sont fait punir fortement s’ils n’entraient pas dans le cadre et tentaient d’être eux-mêmes…) Alors, pour se faire aimer et reconnaître, nous suivons longtemps les désirs de nos parents, leurs enseignements, leurs valeurs, leur éducation, comment eux voient la vie, ce qu’ils attendent de nous, ce qu’ils auraient souhaités dans leur propre vie, qu’ils projettent en nous… Ensuite se sont ajoutés les enseignants, les amis, les oncles, les tantes qui eux, ont aussi reçus des suggestions de leurs parents, leur entourage etc.  Ça se multiplie vite quand on y pense.  La plupart, sans vouloir mal faire, bien au contraire, nous ont tous suggérés notre chemin de vie idéal.  « Tu devrais faire cela, moi si j’avais eu ta chance j’aurais fait, pour être heureux il te faut telle ou telle chose… » Cette programmation, souvent en désaccord avec nos propres besoins parce que nous sommes « uniques », nous dirige inconsciemment  vers un moule, un cadre, une généralité qui ne pourra jamais nous satisfaire à 100% parce que nous sommes tous différents.  Cependant,  toutes ces programmations sont belles et bien ancrée dans nos «mémoires cellulaires » ce qui ne peut faire autrement n’a pas que de créer des distorsions plus ou moins conscientes dans nos prises de décisions, dans nos propres envies, nos propres besoins et ce, encore plus si on n’en prend pas conscience…

Dans leur bon vouloir, (nous le faisons tous), la plupart ont oublié l’élément le plus important.  Vous !  Ils vous ont suggéré, vous ont partagé leur savoir, leurs connaissances, leurs envies et ce, dans un réel désir de vous aider, vous guider, vous éclairer, vous protéger et ce, avec tout leur amour.   Ils ne savaient pas qu’en faisant cela, ils ne vous apprenaient malheureusement pas à vous découvrir, vous réaliser, à réfléchir sur qui vous êtes vraiment, vos envies à vous, votre manière de penser, vos croyances, à vous faire confiance, à prendre votre place, à croire en vous-mêmes,  à vous accueillir dans votre propre personnalité et à la faire rayonner.  Ils ne vous ont pas permis de ressentir qui vous êtes réellement en vous encourageant à vivre vos propres expériences dans le but d’en tirer vos propres apprentissages pour savoir ce qui vous convient à vous ou pas.  Pour que vous puissiez développer votre propre vérité à vous et accueillir aussi celles des autres sans vous oublier, vous effacer et vous perdre vous-mêmes.  Parfois, on vous a interroger, mais pour mieux vous rediriger par la suite… Ce qui n’a rien donné du tout.  Vous savez…  Le genre de question : « Tu veux faire quoi dans la vie toi ?  Euh moi, j’aimerais être jardinier, j’aime toucher les plantes, sentir les légumes, ça me fait vibrer ça ! » Et de se faire répondre… «  Non, mais tu y penses pas ! Si tu veux que ce soit payant, va falloir que tu aies ton entreprise parce que sinon, travailler pour quelqu’un d’autre ce sera pas payant pantoute.  Moi je te vois architecte. Tu as la chance de choisir un métier payant et d’aller à l’école !   Tu serais bien con de ne pas le faire !»

Dans le pire des cas, certains personnes, par leurs suggestions, leurs exemples et leurs attentes élevées, ont même réussit à vous faire sentir ou croire que vous ne seriez jamais à la hauteur.  Imaginez qu’il est facile pour votre cerveau d’y faire le lien que vous ne serez jamais reconnu et que vous ne mériterai jamais, dans ce cas d’être aimés…  Pourtant, cette pression envers-vous-mêmes, souvent inconsciente n’a tellement pas sa raison d’être !!!  Il faut se rappeler que ce ne sont que des croyances que l’on a « inconsciemment acceptées » et qui ne nous appartiennent pas. Elles ne nous appartiennent plus !  Il est de notre devoir de prendre soin de nous, de croire en nous, de revenir vers nous, de choisir et de vivre notre propre vie, de savoir, sans aucun doute, que nous méritons de créer la vie que nous désirons, elle n’appartient qu’à nous à nos limites à nous, à ce qui est important pour nous, ce qui nous comble nous et souvent, c’est très loin des standards suggérés de « pseudo » réussite où bien des gens ne sont pas plus heureux…

Nous n’avons, pour la plupart d’entres-nous, pas appris à nous aimer nous-mêmes et à nous accepter tel que nous sommes vraiment.  Se faisant, les autres aussi n’ont pas appris à nous aimer tels que nous sommes, ayant sans s’en rendre compte, tenter de nous « mouler » à leur image à eux.  Imaginez maintenant l’ampleur de nos apprentissages… Cette pression de performer, ce soucis de perfection… Disons qu’une fois que l’on commence à faire du ménage dans toutes ces programmations, il arrive que l’on se rende compte que malgré tout leur bon vouloir, les temps ont changés et que ce qui était d’actualité dans le temps de nos grands-parents, l’est peut-être moins aujourd’hui.  Il y a des limites à vouloir se tuer à l’ouvrage, à souffrir pour mériter notre ciel, à se donner la vie dure, à s’empêcher de vivre pour bien paraître.  Une phrase qui me revient souvent est la suivante : « Est-ce vraiment si important ? »  Sachant très bien que si demain matin, je me faisais annoncer qu’il me restait deux mois à vivre, mes priorités changeraient fort assurément pour revenir vers l’essentiel…  Vers ce qui me fait vibrer réellement, vers ce qui me fait sentir en vie et c’est souvent bien loin des artifices croyez-moi…

Je parle ici sans accuser personne, sans jugement et sans non plus mettre tout le monde dans le même bateau.  Pour ma part, je suis tombée dans le panneau, en faisant exactement la même chose que bien des gens à mes enfants.  Maintenant, en me pratiquant à revenir vers moi, je fais de mon mieux pour les diriger sur leurs propres chemins à elles.

J’ai également rencontré des gens qui avaient conscience de leur responsabilisation dans leurs vies parce que depuis leur plus jeune âge, leurs parents les encourageaient dans leurs propres voies, les encourageant à être eux-mêmes.  Ils ont alors appris très tôt à « Être », à découvrir leur propre couleur, la dévoiler, à se faire confiance, à échanger, à partager leurs connaissances, à s’ouvrir à la différence, à se permettre de faire des erreurs et de recommencer sans se dénigrer.  Ces personnes ont appris à s’accueillir dans leur individualité sans se sentir jugé ou persécuté.  On apprend par l’exemple.

Dans cette approche éducative,  leur état de victime, de mal-être est souvent beaucoup moins présent parce qu’ils ont appris à se responsabiliser très tôt.  À reconnaître leur pouvoir de prendre en charge la création de leur propre bonheur s’ils le choisissaient et y mettait les efforts nécessaires.  Ces gens, avec cette mentalité, ne comprennent pas non plus pourquoi d’autres personnes ont un mal de vivre si présent, ne trouvant pas de sens à leur vie, étant toujours insatisfaits.  Ils n’ont pas appris ce mode de pensée là et cette manière de faire dans leur vie.

Je sais aussi pertinemment qu’il existe aussi plusieurs variantes et qu’il ne faut pas généraliser.  Que ce n’est pas qu’une question d’éducation, qu’il n’existe malheureusement pas de recette unidirectionnelle en ce qui concerne l’être humain.  Que certaines personnes seront plus disposées à se prendre en mains tandis que d’autres non.   Que chacun possède sa propre vérité.  Ce qui est intéressant par contre, c’est la possibilité  d’ouvrir nos horizons, cette option de pouvoir se questionner et de partager la vérité des autres pour creuser plus profondément lorsqu’on en est rendu à ne plus savoir qui nous sommes, à ne plus reconnaître notre propre valeur et surtout à jeter la faute sur tout le monde en oubliant notre propre responsabilité, la seule qui puisse réellement changer les choses, la seule que l’on puisse contrôler finalement.

***Il est à noter ici de garder bien en tête, qu’il est impossible de transmettre des connaissances que nous n’avons pas apprises ou expérimentées et surtout dont nous n’avions aucunement conscience de leur existence.  À cet effet, il ne servirait strictement à rien de se culpabiliser là-dessus.   Une fois qu’on en prend conscience, on ne peut qu’aller de l’avant pour expérimenter et recréer une autre vérité qui nous est propre.  C’est ça, l’évolution !***

Une personne qui rencontre une autre personne pour qui il est naturel de questionner l’autre sur ses désirs réels et qui n’a jamais appris cette manière de faire peut réagir de différentes manières.  Entre autres, elle peut accueillir et trouver cela « cute », mais la plupart du temps, elle peut se sentir contrôlée, épiée, attaquée, jugée, psychanalisée.  Cela peut la rendre susceptible, faire ressortir plusieurs émotions qu’elle a tenté d’étouffer depuis plusieurs années et qu’elle ne se sent pas prête à voir, cela peut l’ébranler, l’épuiser, la déstabiliser, elle peut sentir un désir de confrontation, une pression bref, tout pour se mettre automatiquement en « mode protection » et se fermer.  C’est un comportement normal.  Les deux types de personnes devront alors s’adapter l’une à l’autre que pour l’une explique que rien n’est pour nuire à l’autre, mais bien simplement pour « jaser » et permettre à l’autre de juste mieux se connaître elle-même tranquillement et l’autre devra y aller avec douceur, compréhension et respecter le rythme d’apprentissage de cette nouvelle approche.  Les questionnements sont très révélateurs et libérateurs s’ils sont constructifs.

 Cependant, ils répondent automatiquement à nos questions, celles dont ne souhaitent pas nécessairement entendre les réponses et que l’on sait qu’une fois conscientisées, on ne pourra plus faire semblant de ne pas le savoir.  Revenir vers soi, quand on ne sait plus qui nous sommes ou ne voulons plus le voir, demandera autant d’efforts que de marcher sur notre corde de vie remplie de nœuds que l’on s’est laissé imposés nous-mêmes.  C’est alors à nous de défaire chaque nœud un par un et ça demandera du temps.  Les premiers pas sont toujours les plus difficiles, mais si on le fait pour soi-même, on prendra notre air d’allée assez rapidement et la légèreté d’être enfin de retour sur notre propre chemin, d’apprendre à s’aimer vraiment tel que nous sommes vaut le coup de baisser nos boucliers.

Sachez que notre corps est bien fait.  Quand on est loin de nous-mêmes, il nous le fait sentir et ce, très clairement.  Le pire est que tout le monde le sait, mais tente de l’éviter pour bien des raisons.  L’une d’entre elle est évidemment la suivante : Ne pas savoir par où commencer.  J’ajouterais aussi, la peur de ne plus être aimé.  Non, on n’a pas appris à se questionner et se répondre soi-même en se faisant confiance, en acceptant nos propres réponses, en les accueillants sans se juger nous-mêmes avec amour, respect et avec la certitude que celles-ci, elles sont correctes pour nous !  Que nous nous méritons.   Notre cerveau, ayant peur de l’inconnu, préfère demeurer dans l’inaction ou le chemin du plaire à tout le monde qui est  notre zone de confort inconfortable, car elle n’est pas nous.  Le problème est que si l’on ne fait rien, que l’on essai rien, bien il ne se passera rien non plus.

Nous avons été élevés dans un système où l’on nous a toujours montré comment faire les choses, suivant une certaine ligne directrice. Pour le retour à vous-mêmes, à votre lumière, il n’en existe pas vraiment, mis à part miser sur vos propres réponses et oser les expérimenter pour vous-mêmes.  Se faisant, vous ressentirez très bien ce qui vous fait vibrer ou non.  Il n’en tient alors qu’à vous de sortir des sentiers battus pour y découvrir votre propre route qui se définira par le bien-être ressenti lorsque vous serez de plus en plus en accord avec nos propres besoins à vous.  De moins en moins dirigés par vos peurs, vos attentes envers les autres, vos désirs de vous faire aimer et reconnaître. Plus vos choix seront faciles à assumer et vous saurez qu’il vous sera aussi toujours possible de changer de destination pour vous réajuster si vous sentez que ça sonne faux en vous.  En gros, votre vie sera de plus en plus légère, car vous serez de plus en plus en harmonie avec vous-mêmes, vous vous aimerez de plus en plus, augmenterez votre confiance en vous et par ce fait, vous vous ferez également de plus en plus aimer pour qui vous êtes réellement.

Dans le fond, je n’apprends rien à personne, je ne fais que stimuler la mémoire de ceux qui veulent bien se rappeler !  À chacun notre seuil de tolérance, mais sachez que plus on ignore les signaux d’alarme, plus on augmente notre seuil de tolérance et plus on se fuit nous-mêmes.  Plus on se fuit nous-mêmes, plus c’est souffrant et plus le chemin  du retour nous semblera difficile à emprunter.  Plus nous sommes loin de nous-mêmes, plus nous cherchons l’amour et la reconnaissance des autres donc plus nos choix risquent d’être en fonction des autres et par le fait même, on s’éloigne davantage ce qui fait en sorte que nos choix deviennent de plus en plus lourds à porter et à assumer.  C’est une roue qui tourne et qui n’est pas nécessairement la plus ronde 😉

La souffrance suite à une prise de décision n’est pas là pour rien.  Elle est un excellent indicateur pour déterminer si vos choix venaient réellement de vous-mêmes.  Se permettre de les questionner lorsqu’ils nous semblent difficiles peut vous révéler parfois bien d’autres raisons cachées sous celles-ci dont vous ne vous doutiez même pas et que vous ne vouliez surtout pas voir.  Il y a souvent, bien enfoui derrière tout ça, un désir d’être aimé et reconnu qui sans le savoir, créé des attentes cachées pour lesquelles, lorsqu’elles ne se déroulent pas comme vous l’auriez souhaité, vous font souffrir… C’est propre à l’être humain.  Plus vous vous reconnaîtrez et vous vous aimerez vous-mêmes, moins les choix seront difficiles, car vous n’aurez plus peur de décevoir personne.  Vous comprendrai juste que leurs déceptions leur appartiennent. Vous n’aurez plus besoin, inconsciemment, de l’approbation des autres qui cache, un désir d’être aimé et de plaire à tout le monde! (C’est d’ailleurs un si beau chemin menant à l’épuisement car voué à l’échec assuré!)  Un petit ménage, même si ça semble être une montagne fait toujours du bien et permet de continuer d’avancer le coeur plus léger… Pour soi.

La souffrance, n’est pas là pour vous nuire, bien au contraire, elle est là pour vous ramener vers le plus beau chemin qui soit, celui du retour vers l’amour de vous-mêmes ! Et oui, tout part de soi!

Kathleen xx

La résistance… Cette souffrance déguisée

On entend souvent parler de résistance, qui est, à mon avis LA source de souffrance numéro 1.  À y réfléchir, j’ai beau en chercher d’autres, vite de même, je n’en trouve pas d’autre.

En d’autres mots, je pourrais la qualifier de difficulté d’adaptation, de besoin de contrôle, d’incapacité à lâcher-prise en refusant d’accueillir la réalité telle qu’elle est, de nager à contre-courant.

Elle est tout le contraire de la résilience et surtout, est à l’opposé total de la paix du corps et de l’esprit.

La résistance, c’est la reconnaissance que notre cerveau « le sait », mais qu’à quelque part, il ne laisse pas entrer l’information, il ne souhaite pas vraiment l’assimiler.  C’est être capable de nommer les choses, mais d’en être incapable concrètement de lâcher-prise sur les situations.  C’est de savoir, mais ne pas avoir compris dans les profondeurs de notre « Être ».  C’est de demeurer au stade du questionnement sans fin, sans être en mesure d’y répondre… (Et il y a des choses pour lesquelles, les réponses n’arriveront jamais… Il faut aussi l’accepter, lâcher-prise.)

La résistance est tout sauf facile et ça, le cerveau humain n’aime pas cela.  Elle nous ramène à notre désir de tout contrôler, à notre côté perfectionniste, à nos insécurités.  À des choses qu’on ne veut pas voir en nous.  Elle nous oblige à confronter nos vieilles croyances versus notre réalité ainsi qu’à nous faire douter de nos ressentis profonds.

En résistance notre vocabulaire inclura des phrases du genre : « Oui, mais moi je n’ai pas vraiment choisi cela, je n’avais pas le choix, oui mais c’est donc bien difficile de faire ça, oui mais je suis incapable de gérer cette situation, oui mais c’est plus facile à dire qu’à faire etc »  Ces phrases sont toutes bien réelles, je les valide, ne les nient pas, cependant, mis à part évacuer un trop plein, elles ne règlent malheureusement pas grand chose… Qu’on le veuille ou non, ce langage est sensiblement le même que celui de la victime et oui, ça aussi, qu’on le veuille ou non, nous sommes tous un peu victime à nos heures.  Certains mêmes plus que d’autres et ce, même les esprits les plus éveillés. Et puis, oui, c’est dur pour l’ÉGO, mais c’est humain et ça a son utilité !

La résistance est souffrante, très souffrante même et peut souvent mener à l’épuisement, physique et mental.  Surtout, si elle s’accumule sur plusieurs niveaux à la fois et que nous tentons de l’ignorer en attendant que par miracle, ça vienne qu’à passer tout seul.  Préférant sans trop s’en rendre compte, accumuler les dossiers, les empilant les uns sur les autres et remettant à plus tard le classement de ceux-ci.  Dans mon livre à moi, j’appelle cela : « Se tirer soi-même dans le pied », mais je comprends que ça ne tente pas à personne d’aller fouiller là où ça fait mal, moi y compris et qu’on a tous d’autres choses de mieux à faire que d’essayer de comprendre pourquoi et d’où peut bien provenir cette souffrance.  Nous préférons inconsciemment choisir le chemin du mensonge envers nous-mêmes, de la fuite ou n’importe quel chemin d’apparence plus agréable, jusqu’à ce que la vie nous crie si fort qu’elle ne nous laisse pas d’autres choix que de l’écouter, de commencer ou recommencer à s’écouter si on avait oublié de le faire.  Certains ont d’ailleurs un seuil de tolérance assez élevé à la douleur !!!

Je vous le dis, personne n’a besoin de personne pour nous trahir, nous rejeter, nous abandonner, nous humilier ou nous faire vivre de l’injustice.  On est tous capables de le faire nous-mêmes envers nous-mêmes, comme de beaux champions!  Déjà, de comprendre cela, on vient d’allumer sur bien des points, mais même si on le sait, on continue quand même de se taper sur la tête plus ou moins consciemment… Résistance !!

Pourquoi est-ce que la résistance-souffrance existe? Pour nous faire évoluer, pour apprendre à se choisir, s’aimer, se respecter, se reconnaître, pour remettre en cause nos croyances, solidifier nos fondations.  C’est plate, ok, je l’avoue, mais c’est de même et ça continuera d’être de même.  La résistance est normale, humaine et correcte.  C’est parfait même !  Tout est toujours parfait, l’a toujours été et continuera de l’être.  Pourquoi ?  Parce que si c’est comme cela, c’est que ça doit être comme cela pour nous faire évoluer, tout simplement.  Il n’y a rien d’autre à comprendre ! Haha !

Même si la souffrance nous semble inutile, elle est en réalité notre meilleure alliée.  Le problème est que nous la trouvons tellement inconfortable, qu’il est aussi normal de ne pas vouloir la vivre, ni la ressentir.  Grosse résistance « drette là » !  Pourtant, elle est la clé vers la réalisation de notre MOI, du retour vers nous-mêmes, de ce que nous sommes vraiment, le retour vers l’amour pur, qui nous fait ressentir cet état de paix, cette sensation de ne faire qu’un avec l’Univers, d’être Uni-Vers le plus grand que nous.

Cette sensation dans l’amour pur, exempte de souffrance, ressentie dans notre « Être » quand on prend le temps de s’arrêter et de vivre l’instant présent, est d’une beauté et d’une intensité indescriptible.  C’est une sensation de paix tellement ressourçante qui est accessible à tous et que lorsque l’on y a goûté une fois, on voudrait bien y retourner plus souvent.  Toutefois, comme tout autre chose, on ne prend pas le temps, on recommence à courir, on se ré-éloigne de nous-mêmes…

Revenir à « notre royaume intérieur », c’est une sensation de retour à la source d’un réel retour chez soi.  C’est le plus bel endroit où aller se réfugier pour refaire le plein, se retrouver soi-même et prendre le temps d’écouter ce que notre Âme a à nous dire. C’est l’endroit où se trouvent exactement toutes les réponses à nos questions et aussi, tout ce dont nous avons besoin pour nous réconforter, nous soutenir, nous encourager, nous bercer, nous aimer.  On a tous envie d’y toucher au moins une fois dans notre vie, même si nous ne savons pas trop comment nous y rendre.  Parfois cependant, souvent même, la seule et unique raison pour laquelle nous ne parvenons pas à y aller est que nous avons une peur bleue de nous retrouver devant nous-mêmes, sachant très bien que nous sommes loin de nos bottines et que l’on ne souhaite surtout pas se l’entendre dire par notre propre conscience directe, ce qui impliquerait trop de changements dans l’immédiat et pour lesquels nous ne nous sentons pas prêts à vivre cela, dans l’ici et maintenant, sans compter la pression possible de ressentir le devoir de gérer une chose supplémentaire en plus de ce qui est déjà  en suspend et ça aussi, c’est correct.  Tout est parfait pour nous, toujours.  Cependant, sachez qu’il est toujours bénéfique de s’arrêter, l’espace d’un moment pour se réaligner, se « regrounder ».   À mon avis, on ne prend pas assez le temps de s’arrêter pour s’écouter, on court de tous bords tous côtés, on étouffe, on s’étouffe et cette sensation de bien-être se retrouve difficilement dans l’agitation.

« C’est dans le silence que l’on prend conscience du plus grand pouvoir qui nous habite, celui de la vie.  Oser sentir les battements de votre cœur, les ressentir, les apprécier, n’oubliez pas de respirer. »

Petite tranche de vie avec toute mon humilité et ma claque personnelle sur mon gros orgueil !! Je dis cela, mais sans me taper dessus croyez-le bien.  J’ai appris à rire de moi-même là-dessus.  Ok, pas sur le coup quand ça m’arrive, mais ça passe de plus en plus vite à force de pratiquer.

Les raisons pour lesquelles je me dévoile ainsi sont simplement qu’il n’y a rien de mieux que des exemples concrets, que l’on connait soi-même en l’ayant vécu et ressenti,  pour parfois, aider les autres à mieux comprendre ce qu’ils peuvent vivre et ressentir également dans leur vie.  Ça permet à certains, de reconnaître en eux leur propre souffrance, de reconnaître la résistance dans leur vie et se faisant, de pouvoir leur offrir d’autres outils, vision pour peut-être ouvrir une porte de guérison vers leur propre libération.  Si pour moi ça a du sens, je sais que cela peut aussi avoir du sens pour d’autres.  Si pour moi ça a été une libération, je sais que pour certains, ça peut en être une aussi.  Si pour moi, de me reconnaître dans certaines personnes m’a fait un grand bien, me permettant de me sentir moins seule, je sais que cela peut faire du bien à d’autres de se sentir moins seuls également dans leur cheminement.   Si ces réponses et prises de conscience me propulse doucement vers le chemin de la guérison et de plus en plus vers l’amour de moi-même, je sais aussi que cela peut favoriser la guérison d’autres âmes comme la mienne et que chaque petite guérison, on se rapproche de l’amour de soi.  Parce que, ayant expérimenté la souffrance à vouloir m’enlever la vie, si cela ne peut, ne serait-ce qu’aider une personne à ouvrir sa vision sur la magnificience qu’il porte en lui, à se reconnecter ne serait-ce qu’un petit peu avec lui-même, lui donner un minimum d’espoir d’une lumière au bout du tunnel pour enfin savourer sa vie au lieu de la subir, ma mission aura été accomplie! Alors pour toutes ces raisons, avec la meilleure des intentions d’amour qui soit et passant par dessus mes propres peurs du jugement un peu plus chaque jour, je me mets à nue devant vous, chers lecteurs!! Alors pour ceux et celles qui ne veulent pas voir, fermez vos yeux immédiatement! Hahaha!

Je suis présentement en arrêt de travail.  Et oui, moi qui me croyais à l’abri de tout cela…  Pour combien de temps ? J’en sais rien ! Quoi qu’il en soit, je me suis fait un plaisir de prendre les devants afin de bien me juger moi-même, très sévèrement en plus avant que les autres aient le temps de le faire.  Vous savez, le genre de jugements que l’on empire par mécanisme de protection pour être certains de se rabaisser assez, que si l’on fait face au jugement des autres, on sera moins ébranlée, s’étant soi-même condamnée en premier.  Au final, je me suis jugée probablement bien plus sévèrement que toutes les personnes jumelées ensembles dont j’aurais pu avoir peur qu’elles me jugent, car sincèrement, au bout du compte, qu’est-ce que tu veux bien que ça leur fasse ?!?  La peur du jugement nous empêche tellement d’être nous-mêmes, mais ça, ce sera un autre texte.  C’est délicieux comme sujet !!

Les raisons pour lesquelles je me suis retrouvée assise ici, cernée jusqu’aux oreilles, devant mon ordinateur, à faire des siestes un peu n’importe quand et à ralentir mon rythme avec une souffrance intérieure qui ne faisait que s’accumuler de jour en jour sont bien simples.  Je résistais à une multitude de choses dans ma vie et la résistance, c’est souffrant et épuisant.

Je résistais à ma solitude et ma dépendance affective en me « garochant » de tous bords tous côtés pour ne pas rester seule et en travaillant toutes les fois que je le pouvais et ce, même si mon corps me criait qu’il était fatigué, qu’il avait besoin de repos.

Je résistais à mon adaptation dans cette maison que j’avais choisie, un peu par défaut, remplie d’attentes finalement, croyant que j’y serais bien et surtout, croyant en des beaux jours avec mon amoureux illusoire du moment.  La réalité à été toute autre et j’ai goûté aux déceptions à la hauteur de mes attentes… Elles étaient élevées, je peux vous le dire.  En femme forte et orgueilleuse que je suis, j’ai bien essayé de ne rien laissé paraître… Ou presque… J’ai tellement détestée cette maison. J’ai eu froid comme jamais, l’entretien de la cour cet hiver m’a demandé énormément d’énergie, l’internet ne pogne pas à moitié, ça m’a coûté la peau des fesses d’électricité etc.  Malgré mon bon vouloir de prendre cela positif, l’épuisement physique et mental face à ce choix a fini par avoir le dessus sur moi et cette neige qui n’en finissait plus de finir…

Je résistais à ma peine d’amour, demeurant dans mes incompréhensions, mes questionnements, mon désir de contrôler l’incontrôlable, les espoirs qu’il revienne, que tout change, qu’on reparte à zéro, qu’on se redonne une chance etc.  J’aurais tant souhaité que ce soit autrement, m’accrochant au passé que l’on ne peut changer, mais qui au final a toujours été parfait dans mon processus d’évolution. (Ce que je ne voyais pas)

Je résistais à mon adaptation dans mes nouvelles fonctions au travail.  Même si je sais que je suis capable, j’ai laissé mes peurs prendre le dessus.  Peur de ne pas être à la hauteur la nuit étant seule, peur de ne pas savoir quoi faire en cas d’urgence majeure, difficulté à gérer mon stress.   Cette résistance s’est fait en rejetant la faute sur une multitude de défaites pour tenter de justifier que je ne l’avais pas vraiment choisi et ainsi retourner dans mes bottines de victime…  Préférant, mais sachant pertinemment, que peu importe les raisons pour lesquelles j’ai accepté ce poste, c’était moi et moi seule au final qui l’avait fait, alors il n’en tenait qu’à moi, maintenant, de gérer la situation, d’y voir les apprentissages, de m’adapter et d’assumer mes choix.  À noter que si j’en suis incapable après avoir VRAIMENT essayé, il n’en tiendra qu’à moi de re-créer ma vie en re-choisissant autre chose.   Rien n’est une fin en soi, tout est commencement, mais pour l’instant, je ne me préoccupe pas de cela, un dossier à la fois ! J’aime mon travail.

Je résistais à moi-même dans mes croyances, dans qui je suis réellement.  Je crois que ce dernier point a été le pire de tous.  J’ai tant bien que mal essayé de taire en moi cette facette de ma vie qui est empreint de spiritualité, de continuité sur le chemin de la conscience par peur d’être jugée, de me retrouver encore plus seule, par besoin de calmer mes pensées que je me suis perdue.  Je ne souhaitais plus croire en rien, moi qui avais une Foi, dites « inébranlable ». J’étais en train de m’éteindre, volontairement.  C’est ce que j’avais choisi.  Je me suis réimposé à moi-même mes propres souffrances, oubliant qui je suis dans mon essence, retournant dans mes vieilles croyances, celle de la victime accablante.  Comme tout est parfait, j’avais à le revivre pour me souvenir que c’est souffrant dans ce monde-là et pas mal plus que ce que je peux vivre présentement sur le chemin de la conscience, qui me ramène constamment vers ma propre responsabilité face à ma vie, mes choix, mes pensées, que ça me demande toujours un effort de me ramener et que souvent, je ne trouve pas cela évident.

(Pause : Je ris aux éclats en ce moment, car  en écrivant ces lignes, je viens de réaliser, encore une fois une belle réponse à mes demandes à l’univers… Je me disais souvent, «  Avoir su, je serais restée inconsciente, me semble que c’était moins compliqué quand j’étais dans mes bottines de victime! » Alors voilà ! J’ai ma réponse, l’univers m’a replongé direct dedans pour me le faire revivre et comparer mon ancienne vie avec celle-ci.  Demandez et vous recevrez !  Ma réponse et ma conclusion là-dessus est la suivante: Non, c’est beaucoup plus souffrant d’être dans l’état de victime et de la résistance que celui de la conscience et ce, malgré les apparences.  L’humain, dans sa nature, recherche toujours le chemin de la facilité, qui n’est souvent qu’une illusion de facilité.  Tout est question de perception.)

Le plus surprenant dans tout cela est que tous ces beaux items énumérés ci-haut, je les avais bels et bien choisis et en plus, je les avais demandés. Et oui, demandé très clairement en plus, mais je les combattais, les trouvais souffrant au lieu d’en comprendre le sens réel.

J’explique :

J’avais demandé clairement à l’univers de m’aider à améliorer ma capacité d’adaptation, à augmenter l’amour de moi-même, ma confiance, mon empathie envers moi-même et les autres, mon écoute envers moi-même et les autres, d’augmenter ma capacité à gérer mon stress, diminuer mon jugement envers moi-même et les autres, de m’apporter du  calme de la sérénité.

À votre avis, comment pouvons-nous acquérir ces habilités dans nos vies autrement que par la pratique ?  C’est si évident et pourtant…

Si on souhaite apprendre à écrire, on devra pratiquer chaque lettre, jusqu’à réussir à former les lettres, les joindre entres elles pour former des mots.  Et oui, ça demandera des efforts et oui, ce sera souffrant par moment.   Nous allons pogner les nerfs, (résistance), se demander pourquoi (résistance) il se peut qu’on veuille casser notre crayon en deux et froisser notre feuille, que l’on veuille abandonner, (résistance) mais notre désir de réussir à écrire, notre persévérance, gagnera sur cette résistance et malgré les difficultés rencontrées, nous aurons appris à écrire. (Quoi que pour certains médecins euh… Hahaha !)  Quoi qu’il en soi, il en est ressorti, au fil du temps, la maîtrise de notre crayon et la fierté notable de savoir écrire !

La vie, l’Univers, appelez cela comme vous le voulez, pour votre bien et non contre vous, mettra sur votre route, TOUT, je dis bien TOUT ce que vous avez besoin dans le ici et maintenant, toutes les « pratiques » nécessaires que vous que avez besoin dans un seul but : Revenir vers l’amour le plus pur envers vous-mêmes.

Pour y parvenir, il utilisera exactement et très précisément les « épreuves » que vous avez vous-mêmes demandées et créées, consciemment ou inconsciemment pour continuer de vous propulser vers une meilleure version de vous-mêmes et ce, toujours au moment où vous en avez le plus besoin pour vous faire évoluer là où vous êtes rendus dans votre vie.  Tout est toujours parfait.

(Je sais… Je sais… Le mental n’aime pas ça recevoir des informations de même, ça fait mal en dedans…)  Respire…

En gros, pour acquérir quelque chose, il faut le pratiquer, c’est la seule manière de faire.  C’est en forgeant que l’on devient forgeron. Notre but est d’élever notre conscience et d’évoluer.  Comment on fait cela?  En surmontant et en vivant des expériences.  Pour les agréables, c’est facile, c’est du bonbon, mais ce ne sont pas tant celles-là qui nous font évoluer.  Il faut apprendre aussi à trouver le bonheur et voir les enseignements divins dans les expériences que l’on trouve plus douloureuses.  Celles pour lesquelles on résiste, ce qui engendre automatiquement la souffrance et trouver un moyen de s’en guérir pour s’en libérer.  Rien n’est supposé être si souffrant que cela dans la vie.  Nous en avons alors besoin pour nous aider à nous améliorer, à persévérer, à être fier de nous, de nos apprentissages, de notre évolution, de revenir vers le respect de nous-mêmes, de respecter de nos limites, d’apprendre à nous connaître réellement, à nous choisir, de nous reconnaître, de trouver un sens à notre vie, de se détacher, de reconnaître notre pouvoir de création dans notre propre vie et de revenir au Tout, à l’amour de nous-mêmes.  C’est le parcours d’une vie.

Quand j’ai réalisé cela, j’ai réussi à lâcher-prise sur beaucoup de choses encore et à accueillir, encore.  J’ai réalisé que la vie, elle n’était pas et n’avait jamais été contre moi ni contre personne d’ailleurs.   Que j’étais seulement retournée à mes vieux patterns de résistance, de souffrance, de victime.   Réalisant cela, je me suis alors mise à rire et pleurer d’émotions, comme je sais si bien le faire et à ressentir que c’était moi et juste moi qui avais le pouvoir de m’adapter, d’accueillir et re-créer ma vie telle que je l’entendais en accueillant et en utilisant à bon escient tous ces beaux « exercices, devoirs et leçons » que la vie avait bien pris soin de choisir pour moi dans le but de m’aider à m’élever davantage, à mieux « maîtriser » mes émotions, à découvrir mon plein potentiel, à accéder de plus en plus vers l’ascension de l’amour de moi-même.  Je sais toutefois également, sans aucun doute, que même si c’est pour mon bien, l’envie de froisser mon papier, de briser mon crayon et de pogner les nerfs d’aplomb quand je vivrai de la résistance se fera sentir à nouveau, que je vivrai encore par moment des sentiments d’injustices et que ça ne me le tentera carrément pas de vivre cela parce que je serai encore dans mon désir de contrôle.  Cependant, je sais aussi que si je désire avancer, et surtout, laisser la place à d’autres apprentissages, je n’aurai pas d’autres choix que de me m’attarder au règlement de ces comptes en souffrance et ce, quand je m’en sentirai vraiment prête à le faire, le moment venu.   Il est important de le faire pour soi, car le faire pour les autres ne donne pas grand chose, en fait, ça ne fait que trop souvent, accroître la résistance, la pression de performance etc.  Alors choisissant de le faire pour moi, j’en sortirai toujours gagnante et me dirigerai toujours vers du plus haut, du plus beau et surtout du plus grand.  Ce qui est magnifique dans tout cela c’est que c’est à l’infini.  On ne fini jamais d’apprendre.  Il suffit maintenant  de choisir avec quelles lunettes nous choisissons de voir ces apprentissages soit disant, épreuves de la vie.

  1. Celle de la résistance qui nous a été programmé dès notre plus jeune âge, où l’on se fait des ennemis-combattants et qui nous donne l’impression de ramer à contre-courant ou de faire du surplace

ou

   2. Celle de l’accueil, que l’on peut apprivoiser, où l’on se fait des amis-alliés et qui nous permet de descendre tranquillement la rivière en suivant le courant.

Ça, c’est une décision personnelle à chacun, à vous de choisir et d’expérimenter!

Pour ma part, je sais maintenant, par le biais de mes expériences et de mes ressentis, que je suis capable de m’adapter et ce, à pas mal n’importe quelle situations.  La vie étant constamment en mouvement nous demande de nous adapter à tous moments et ce, pour tout le monde.  Je peux très bien « dealer » avec cela.  Cependant, depuis ces 3 dernières années et l’ayant demandé si gentiment sans jamais imaginer les conséquences directes que cela pouvait avoir dans ma vie.  Celle-ci m’a fortement exaucée et a travaillé très fort pour me donner maintes occasions de me faire pratiquer ma capacité d’adaptation et toutes les autres choses que j’ai demandé d’acquérir de plus en plus !!   J’ai fini par comprendre comment ça marchait et je peux vous dire qu’en ce qui a trait aux demandes, je vais, pour le moment en tout cas, me garder une petite gêne!!  J’ai un gros besoin de repos et de douceur.  Sans rancune j’espère!  Merci la vie ! Gratitude !!

Xx Kathleenob_c4768a_bvsp93pckvh902z2-exglp6okzu

Les blessures de l’âme

Dans mon cheminement personnel, j’ai touché et surtout ressenti très profondément des réponses à mes questionnements qui m’ont permis, entre autre, de faire la paix avec différents aspects de mon « Être ».   Se faisant, je me suis allégée d’un lourd fardeau de culpabilité, de honte.  J’ai pris conscience de mon côté contrôlant, perfectionniste, insécure, mon côté paraître, mon ÉGO-nombril gros comme le ciel et de bien d’autres aspects, ce qui m’a permis de mieux les gérer, d’apprendre à dédramatiser, à les identifier et surtout à les aimer.   Cependant, pour continuer ma route, je ne me doutais pas qu’une des plus grosses blessures à guérir et bien enfouie en moi me coupait du lien le plus fort qu’il puisse exister. .. L’amour.

M’empêchant de 1 :

M’aimer réellement en profondeur et de

2 : Goûter à l’amour pur dans son immensité.

Pourtant, en mars 2014, cette sensation d’amour divin, je l’ai ressenti au plus profond de mon âme.  Tellement même, que ça a changé le cour de ma vie par la suite.  Je ne pourrai plus jamais ignorer cet instant et je ne pourrai plus jamais revenir en arrière.  C’est carrément impossible.  Pourquoi ? Je n’en sais rien, mais une sensation comme celle-ci, des réponses comme celles-ci, ça ne s’oublie pas et ce, même si on essai très fort.  Je viens de l’expérimenter et croyez-moi, me couper de mes émotions, rejeter qui je suis, dans mes ressentis, mes croyances, c’était en train de me tuer, d’éteindre la flamme qui brillait en moi…  Oui, j’ai renié ma Foi et pourtant….

Ma blessure primaire à moi,  c’est le rejet.  J’avais compris d’où elle venait.  Je la ressentais, je savais comment je réagissais quand je la vivais, mais je ne savais pas quoi faire avec ni comment utiliser les informations acquises.  Je ne savais surtout pas, comment guérir tout cela.  Je n’avais pas compris que pour la guérir, je devais vivre l’expérience dans un seul but, l’apprivoiser, l’accueillir pour ainsi, cesser de me rejeter moi-même d’abord et avant tout et me permettre de m’en libérer ensuite.  Ne voulant plus croire en rien, je me suis fermée à mes émotions, je me suis fermée à mes réponses, je me suis fermée à mes guides, je les ai abandonnés, mais eux, ont trouvé le moyen de venir me rattraper.  J’ai pogné un autre : « plus que deux minutes » quand ils ont réussi à percer ma coquille et le trop plein accumulé durant la fermeture de mes émotions a carrément débordé.  C’était pas chic du tout!  Il n’y a pas que les rivières qui ont débordées je vous en passe un papier.  Je me suis transformée en une sorte de monstre pleureur, un geiser de larmes, impossible de faire cesser ce torrent… Je venais de ressentir, de saisir l’ampleur de ce qui venait de m’arriver.  Après quelques jours de réflexion, les émotions calmées un peu, je peux expliquer ce qui s’est passé.

Je suis de la génération d’enfant où les parents travaillaient presque tout le temps.  (Ça n’a pas tant changé à bien y penser, mais bon…) Ma mère voulait des enfants à tout prix.  Mon père, aux dires de ma mère, pas vraiment.  Je sais que c’est plate de retourner si loin.  Les psychologues font cela et ça me tapait royalement sur les nerfs.  Voulant foutre la paix à mes parents, ils avaient bien fait leur possible, tout comme j’ai fais et que je fais le mien aujourd’hui avec ce qu’ils avaient et moi ce que j’ai.  Mais bon… Des fois, et ce sans jugement, avec le cœur ouvert et sans accuser personne, ça peut juste nous aider à y voir plus clair et je crois sincèrement aujourd’hui, que ça vaut le coup  d’aller y jeter un coup d’oeil!  Ça peut aider à comprendre nos réactions émotives ainsi que les nombreux boucliers que l’on a dressé devant nous pour nous protéger de la souffrance.  La pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre.  Donc, mon père ne voulait pas vraiment d’enfant, aux dires de ma mère.  C’est probablement vrai, faudrait que je lui pose directement la question.  Quoi qu’il en soit, il n’était vraiment pas à l’aise avec la paternité, mais travaillait fort et apportait le pain sur la table. Sécuritairement, nous ne manquions de rien.  Voilà deux ans, j’ai réalisé que je n’avais aucun souvenir d’avoir joué avec mon père, ni d’avoir lu une histoire, ni, dans ma tendre enfance, d’avoir été bercée par mon père ou qu’il m’aie touché d’une manière quelconque, ce que je me souviens parcontre avoir vécu avec mes grands-pères qui sont décédés très, mais vraiment très tôt.  J’ai alors demandé à ma mère : « Dis maman, est-ce que papa m’a déjà pris dans ses bras lorsque j’étais petite ?  À l’hôpital lorsque je suis venue au monde ? Ou quand j’étais plus grande un peu ?  Mis mon habit de neige ou autre ? »  Ma mère m’a répondu que non.  J’ai insisté :  » Même pas à l’hôpital? »  Elle m’a reconfirmer que non, jamais.  Je tiens à préciser qu’elle n’a cependant jamais rabaisser mon père.  Elle a rajouté tout simplement : « Je sais que tu as souffert plus que ton frère de ce manque, j’en suis désolée, mais pour moi c’était mon désir profond d’avoir des enfants et j’ai pris soin de vous du mieux que j’ai pu. Ton père aussi.»  Ou quelque propos qui ressemblaient à cela.  Je comprends tellement et sachez que je n’en veux pas à personne, c’est, dans mes croyances, ce que j’ai choisi de vivre avant ma conception.  Alors du plus loin que je me souvienne, je me suis probablement sentie rejetée de mon père.  Je croyais que c’était depuis ma naissance, en fait, j’ai réalisé ce matin que ça remontait même jusqu’au moment de ma création.  Je ne suis pas la seule dans ma situation, j’en conviens, mais ça explique bien des choses que mon petit cerveau a enregistré et qui a expliqué bien des comportements de dépendance affective plus tard et surtout, de rejet de moi-même.  Comment croire que l’on mérite d’être aimé d’un homme lorsque l’on ne se sent pas aimé par le premier homme de notre vie ? Qu’au moindre petit essai d’accolade, je vivais probablement le rejet d’aller voir ma mère…

La première fois que j’ai eu le béguin pour un jeune homme, j’avais 13 ans.  Le beau Pat B.  C’est là, que pour la toute première fois, j’ai ouvert mon cœur. Malheureusement, ce n’était pas réciproque du tout alors dans mon immaturité émotionnelle et probablement mon trouble de personnalité limite, mon trouble d’attachement, trouble de l’autorité (En fait je devais avoir tous les troubles qui se rattachent plus ou moins à l’incapacité de gérer nos émotions…), je me suis mise à crier comme une hystérique disant à tout le monde que j’allais me suicider, ce qui m’a valut ma première visite avec le psychologue de l’école quelques jours  plus tard.  Entre-temps, j’avais avalé je ne sais plus combien de comprimés de tylénols au grand désespoir de ma mère…  Il faut dire que j’étais aussi une professionnelle de la manipulation.  J’avais « catchée » de bonne heure que si je pleurais, criais ou jouais la victime, avec ma mère, amies ou entourage proche, je finissais par obtenir ce que je souhaitais, mais là, avec un homme, ça ne fonctionnait pas…

Ensuite, le premier amoureux que j’ai eu, qui a bien voulu de moi quelques mois, en me voyant nue, a dénigré mon corps.  Dans mes apprentissages de ma fondation, je me suis rendue compte également que le paraître avait pris beaucoup trop d’importance. Ce qui me mettait une pression à être toujours parfaite au niveau physique et comme nous savons tous que la perfection n’est pas de ce monde, je me suis détestée longtemps, donnant raison aux standards de beauté que je n’atteindrais jamais. Toutes petites remarques du genre, « tu as les orteils croches de ton père ou autres remarques me ramenait à ma conviction que je ne méritais pas d’être aimée un jour. » Que je n’étais pas assez belle ou assez si ou assez cela…  Je l’ai cru… Longtemps…

Mon deuxième amoureux en a fait autant, en plus d’aller le raconter à toute la bande de cadet de l’air de l’époque.  Je peux vous assurer que je ne suis pas demeurée dans les cadets de l’air longtemps…  Pour dire.. J’avais fais la même chose de mon côté, mais MOI, c’était bien pire que tout le monde.

Et.. ça s’est multiplié… Je n’entrerai pas dans tous les détails de mes amours tordues, mais après de nombreuses années, je peux vous dire qu’une carapace s’est forgée et qu’elle est devenue assez épaisse merci.  Mes cellules ont fini par enregistrer qu’il vallait mieux pour moi, me rejeter avant qu’on me rejete, car… Ça fait moins mal.

J’ai eu des hommes qui m’ont aimé profondément et pour qui, je leur ai brisé le cœur.  Ça se joue à deux ce petit jeu là.  Pas par méchanceté dirigée, mais bien par mécanisme de protection.  Instinct de survie.  Je me suis toujours empêchée d’aimer réellement, de m’abandonner à l’amour. Et si j’étais aimée, je ne le croyais pas vraiment non plus.  J’avais souvent besoin de réconfort, car comment pouvons-nous croire qu’un homme puisse nous aimer alors que l’on n’est pas capable de croire que nous méritons de l’être et surtout, que nous sommes incapables de nous aimer nous-mêmes? Il y a différentes manières d’aimer j’en conviens, mais pour ma part, manquant d’amour envers moi-même, j’avais besoin de l’amour d’un homme pour me sentir entière…  Je les ai vidé du leur, j’en suis certaine.

Je suis tombée réellement amoureuse d’un homme à l’âge de 39 ans.  D’un amour qui dépassait tout ce que j’avais connu auparavant.  Un amour, au-delà-de… Pour la première fois de ma vie, je vivais la sensation d’avoir quelqu’un dans la peau et puis solide à part cela.  Le genre d’amour qu’on se demande bien d’où est-ce que ça peut sortir cette affaire-là ?  Qu’on ne comprend pas.  Incapable de raisonner.  J’ai même transgressé plusieurs règles et croyances dans ma tête et mon cœur face à cet amour là, ne sachant pas comment gérer.  Si j’avais senti qu’il voulait vraiment de moi, je crois que j’aurais été prête à accepter un peu n’importe quoi, même si au fond de moi, j’aurais eu du mal.  Que de questionnements à ne plus finir.  J’ai aimé cet homme avec la certitude que j’aurais pu finir mes jours avec lui.  Pour le meilleur et pour le pire.  Il aurait été brûlé à grandeur du corps, je l’aurais aimé, j’en aurais pris soin.  Il aurait eu la gale que j’aurais fait un BBQ avec ses croûtes corporelles.  Il n’aurait plus eu de cheveux, ni de dents, aurait pesé 800 livres, aurait été sale et puant, je l’aurais lécher partout. L’image est forte, mais ça donne une idée de l’intensité.  C’était démesuré j’en conviens, mais tellement ressenti.   Cet homme me coupait le souffle.  Jamais, au grand jamais je n’ai trouvé un homme aussi beau, dans son entièreté.  C’était la première fois de ma vie qu’un homme me faisait vibrer autant, dans tout mon Être. Que de beaux moments intimes nous avons passés ensemble.  L’inverse est aussi vrai malheureusement.  Lui, même si je sais qu’il n’était pas totalement indifférent à moi et que je crois sincèrement que j’ai aussi compté pour lui à quelque part, n’était pas au même diapason que moi.  Comme il a dit, notre relation a été en pure discordance.  Il avait des choses à régler et n’était pas prêt à s’engager dans rien et moi, sans le vouloir, je tirais après… J’aurais tant voulu qu’il guérisse de tout dans l’instant présent et qu’il réalise à quel point nous deux, c’était bon… Ce que je me suis rendue compte avec le temps, c’est que tout comme lui, j’avais moi aussi, de gros détails à régler.  On attire vers nous ce que nous sommes…  J’aurais tout de même aimé qu’on les règle ensemble nos blessures, mais la vie en a décidé autrement.  Cette pseudo-relation m’a tout de même fait don de trois cadeaux précieux.  J’ai pu croire, en le ressentant, qu’il se pouvait qu’un homme aie expérimenté ce genre d’amour envers moi-même.  Je ne comprenais pas comment se faisait-il que mon « ex » puisse me trouver belle malgré mes défauts physiques, mes blessures saignantes, mes intensités… Bref, je ne comprenais pas comment il pouvait ressentir que j’étais sa femme… Avoir su qu’il m’aimait à ce point, et moi avoir connu ce sentiment, j’aurais mis fin à notre relation bien avant, car je sais maintenant qu’il a payé cher mes « rejets » face à lui et mes « indécisions »… Mais comment pouvais-je savoir ? Je n’avais jamais ressenti cela pour personne.  Cet amour, m’aura permis de découvrir que je pouvais aimer au delà-de… Il m’a permis également de tisser un lien avec mon chakra racine et m’a aussi fait prendre conscience qu’une guérison, ça ne se force pas et que ça prend le temps que ça prend…  Malgré la grande tristesse que cette peine d’amour m’a causée et dont je ne suis pas encore complètement guérie, cet homme a été un éclaireur pour moi, me rapprochant de ma grande blessure, donc d’une grande libération pour moi, alors mille fois merci !

Par la suite, j’ai retenté l’amour, mais au niveau de la tête.  Gardant mon cœur bien fermé ou très dosé, au chaud, sans sa tanière.  Montrant bien juste ce que je voulais montrer.  Je suis retournée vers ce que je maîtrisais le mieux, mais qui ne me convenait plus.  Je le savais, je le sentais, mais j’ai voulu.  Cependant, le vouloir ne règle souvent pas grand-chose, ça devient plus du contrôle qu’autre chose… Mon dernier essai,  je ne pouvais pas tomber sur quelqu’un de plus terre à terre et à l’opposé de moi.   Malgré sa grande sensibilité et son authenticité qui m’a touché, je savais très bien au fond de moi que je retombais dans mes vieux patterns de protection.  Je l’aimais certes, mais rationnellement.  Rien, absolument rien de passionnel.   Au sein de cette relation, je me suis rejetée encore et encore, me suis coupée de toutes mes croyances, mes émotions, mes ressentis.  Je ne me sentais plus moi-même, constamment jugée, avec un sentiment de besoin d’approbation de son entourage pour se prouver à lui-même qu’il pourrait peut-être m’aimer un jour.  C’est à ce moment précis que j’ai commencé à ne plus croire en rien.  Je n’avais plus envie de rien.  Surtout pas de me questionner ni de réfléchir.  Tannée de me faire dire à tous instants que je pense trop… J’ai fonctionné comme un robot, essayant tant bien que mal de faire taire mon mental.  Au programme : Travailler, manger, dormir, marcher et m’occuper de mon bébé chien, mon nouvel échappatoire de dépendante affective.

Guide 101 sur comment se rejeter soi-même :

  • Ne pas croire que l’on mérite d’être aimée telle que l’on est ;
  • Rentrer travailler alors que notre corps a tellement mal de partout, fièvre, courbature, congestion, mal de tête, nausées, étourdissements, fatigue parce que l’on pleure tellement qu’on est incapable d’appeler son boss pour passer devant son orgueil de femme forte et dire qu’on ne rentrera pas cette nuit… ;
  • Accepter et même envoyer l’homme que l’on est éperdument amoureuse dans les bras d’autres femmes en croyant dur comme fer qu’il sera plus heureux avec d’autres que soi ;
  • Se fermer à l’amour par peur d’être rejetée et blessée ;
  • Se dénigrer physiquement et mentalement ;
  • Ne pas accepter ni accueillir sa sensibilité, sa différence, ses croyances, ses ressentis ;
  • Prendre pour soi et sur soi le jugement des autres quels qu’ils soient en leur donnant raison pour ensuite essayer de s’effacer soi-même pour satisfaire aux autres… ;
  • Prendre personnel et contre soi-même si l’amour d’autrui n’est pas réciproque ;
  • Et pleins de beaux exemples qui automatiquement, nous renvoie sans passer par « go » ni récolter 200$, à la blessure que l’on porte pour nous faire réaliser que pour tous ces beaux points mentionnés ci-haut, il n’y a que nous qui avons le pouvoir de leur donner raison ou pas.

Récemment, j’ai eu la visite d’un bel acteur dans ma vie, un messager que j’ai probablement appelé avec ma télépathie puissante (chose que j’ai bien voulu renier aussi) et avec qui, ma chum de fille décédée a probablement conclut un accord d’âme à âme pour qu’il vienne me foutre LA belle claque au visage qui allait me réveiller, ce dont j’avais grandement besoin sans le savoir.  (Vous pouvez le croire ou pas, mais pour ma part, ça ne fait plus aucun doute là-dessus.  J’ai eu trop de coïncidences que je ne peux ignorer, au point tel de penser virer complètement folle.  J’ai donc cessé de résister et c’est correct, j’accueille, même si je ne vois pas et comprends encore moins…) Bref, cet homme a été la clé d’une grande ouverture au niveau du chakra de mon cœur.  J’ai été tellement touchée par ce que je vivais intérieurement que, pauvre gars, je lui ai déversé tout le torrent retenu depuis des mois à essayer de me couper de mon MOI profond.  Cet homme, mon amie l’a choisi avec soin en demandant à mes guides de prendre le relai à leur place, car je m’étais coupé d’eux autres pis de toute leur gang d’en haut.  Bref, je ne voulais plus rien entendre, ni comprendre de tout ce charabia.   Ma chum, connaissant ce beau grand jeune homme savait exactement ce qu’elle faisait.  Par sa douceur, son assurance, sa maturité, son calme, son écoute, son ouverture (Du mieux qu’il pouvait on s’entend. Hahaha !), par sa joie de vivre, la lumière dans ses yeux,  par sa grandeur d’âme, il a réussi à me toucher assez profondément afin de crever cette carapace sur mon cœur et me permettre de vouloir, à nouveau, un jour peut-être, ressentir la douceur et l’intensité de l’amour au détriment de ma peur d’être blessée à nouveau.  Il m’a ramené, sans le vouloir, à  un paquet de grosses blessures datant du siècle dernier et tout cela, en l’espace de deux jours.  Outch ! Le choc a été tel, que dès sa sortie de chez moi et même avant qu’il parte, j’étais complètement anéantie.  Dans tous les sens.  Je me suis retrouvée complètement vidée.  Je venais de perdre toute ma structure d’acier qui me permettait de me tenir debout, de me protéger de mes propres émotions d’un coup.  Cette structure qui me permettait de survivre au lieu de vivre.  Ma chum aurait pu y aller plus doucement quand même, mais je sais pertinemment, qu’elle savait qu’avec moi, il fallait mettre de côté les pincettes pis me rentrer « drette » dedans.  Alors go, pas de demi-mesure, m’en va y rentrer dedans, elle va finir par comprendre, vous verrez bien!  En effet, mission accomplie, j’ai compris, mais je peux tu te dire que lui, il s’est sauvé en courant et que fort probablement, je ne le reverrai plus jamais de ma vie!!! Malgré toutes ces ondes de choc, je ne peux que le remercier, encore et encore et du plus profond de mon cœur, car bien au-delà des compréhensions du mental, il m’a livré un sacré beau cadeau et ça s’explique pas tant, mais ça se ressent profondément. (Je commence à comprendre Sonia Benezra moi là là!)

 

Grâce à lui, la phrase que j’ai déjà mentionnée, couché sur le dos à côté de l’homme que j’aimais qui disait : « J’espère, ne plus jamais aimé personne de même, parce que ça fait trop mal. » a été remplacée par : « J’espère un jour, avoir la chance d’aimer comme j’ai pu aimer, mais en mieux, car ce sera réciproque, dans la vérité et la simplicité. » Je pensais sincèrement, qu’après avoir aimé de même, mon cœur était « scrappé » à tout jamais… Cet homme envoyé du ciel,  m’a redonné l’envie d’y croire, d’y goûter, de m’y abandonner et lorsque je serai prête, si l’amour se pointe devant moi dans cette vie-ci, je saurai le reconnaître et m’y abandonnerai.  À ce moment-là, j’aurai appris à m’aimer et n’aurai plus peur de souffrir sinon, bien tant pis, j’ai choisi de ne plus revenir alors… J’irai aimer plein d’autres petites âmes à évoluer étendue sur mon nuage à regarder le téléroman de leur vie et leurs combats qu’ils se créent dans leur tête quand au final tout est là,  comme je l’ai tant fait et que je le ferai encore ! 😉 Nos anges doivent vraiment soupirer des bouttes!!! (Faut bien en rire !)

J’ai compris, réalisé et surtout ressenti que durant tout ce temps, la seule et unique responsable de tous mes rejets, c’était Moi-même.

Que personne ne m’avait jamais abandonné comme une vieille chaussette sale, mis à part : Moi-même.

Que par mes épreuves depuis les 3 dernières années, tout ce que j’ai demandé à l’univers m’a été servi sur un plateau d’argent et à la vitesse grand « V » en plus.  Ce que j’ai eu bien de la difficulté à digérer et qui vient de me rentrer dedans.   Ces épreuves, je n’ai juste pas voulu les voir comme des apprentissages ni comme des expériences, mais je les regardais d’éternels combats qui n’en finissait plus de finir…

J’ai demandé, entre autres, à développer de plus en plus mon ouverture d’esprit envers les autres. Pour ce faire, l’univers m’a fait vivre une foule de situations que je jugeais inconcevable sur la vie des autres, que moi, je n’aurais jamais fait cela, que moi, je ne comprenais pas, qu’il fallait dont pas se respecter pour agir de même, qu’il fallait dont pas s’aimer etc… En vérité je vous le dis, ne jugez point autrui tant que vous n’aurez pas marché 1 km dans ses souliers…

J’ai demandé à l’univers de développer plus d’empathie envers moi-même et envers les autres.  Pour se faire, il m’a envoyé la maladie, des douleurs physiques et émotionnelles dont j’étais incapable de prendre le contrôle dessus…  Ça change le regard envers les autres qui souffrent… Quand on ne s’autorise pas la douleur en s’autoflagellant, c’est difficile d’avoir un regard empathique sur nos pauvres hommes qui se pointent à l’urgence qui ont commencé à moucher et tousser le matin même!! Hihi! Blague à part, l’empathie commence par soi-même.  On traite et exige des autres souvent pas très loin de la manière dont on se traite nous-mêmes.  Encore pire chez ceux qu’on aime et qui sont près de nous…

J’ai demandé de demeurer au moment présent le plus possible, d’augmenter ma capacité d’adaptation…  Pour se faire, il m’a fait déménager une multitude  de fois, changer de poste, il a « chambouler » tous les beaux plans que j’ai essayé de planifier à l’avance pour éviter les surprises et les désagréments…

Si j’ai demandé à l’univers de m’aimer davantage et de plus en plus, d’augmenter mon estime de moi-même, ma confiance etc.. Il s’est aussi arrangé pour me faire vivre autant de rejet possible, jusqu’à ce que je comprenne que ces rejets, cesseront de me faire mal le jour où moi-même, je cesserai de me rejeter.  C’est intense en crime comme message, mais ça fait tellement du sens.  En tout cas, pour moi, ça vibre en dedans !  Pas de la même manière qu’avec mon mec que j’ai eu dans la peau, mais quand même ! haha ! 😉

En gros, je venais, tout d’un coup de comprendre que tout, absolument tout ce que j’avais demandé d’apprendre, l’univers me l’avait servi sur un plateau d’argent et même plus, car il n’y a que dans l’expérimentation et le ressenti que l’on assimile vraiment et que par la suite, on puisse l’enseigner.   La connaissance papier, on le sait, mais y’a rien de mieux que le vivre.  Ensuite, bien il faut pratiquer, intégrer, persévérer, re-conscientiser, se planter, recommencer etc…

Mes 3 dernières années, je peux vous dire qu’elles n’ont pas été reposantes… J’en ai demandé des affaires !!! J’en comprends maintenant le sens et je remercie.  Je remercie tellement.

Je n’avais pas réalisé à quel point, ou du moins je ne voulais plus voir, que tout ce que je demandais, je l’obtenais et ça, c’est pareil pour tout le monde.  Il faut juste savoir déchiffrer et se laisser porter.   En gros, avoir la Foi!

À titre d’informations, voici mon chèque d’abondance du 5 mai 2019 :

Augmenter ma confiance, mon ouverture, empathie, amour de moi-même, mon estime personnelle.  Demeurer plus au moment présent, remercier davantage, recevoir un montant d’argent inattendu, m’ouvrir aux autres, calme, sérénité, accueillir de plus en plus, m’écouter, l’abondance d’amour.

Pourquoi j’ai recommencé à y croire ?  Jamais je n’ai demandé de montant d’argent sur mes chèques.  Je n’en ressentais pas le besoin.  C’était la première fois que je faisais cela et vous savez quoi, 5 jours plus tard, mon patron m’appelait pour me dire que j’avais trop de vacances accumulées et qu’il n’avait pas d’autres choix que de me les payer.  Je suis tombée sur le cul !  Je ne voyais pas, comment l’univers pouvait exaucer cette demande.  C’était impossible.  Et pourtant… Pour le reste, je ne l’avais juste pas vu de même, mais tout y était.  Maintenant, tout prend son sens.  J’ai eu également énormément de signes, de coïncidences, de messages clairs par la suite pour confirmer  sans l’ombre d’un doute et ce, malgré la résistance de mon mental, que mes pensées, mes croyances, ce que je vivais et ressentait en ce moment était correct, que je devais juste l’accueillir, cesser de résister, de me juger et juste… Me laisser guider.

Avec amour

Kathleen xx

Ah la dépendance affective… Et la solitude.

Elle a bien failli me tuer une fois…. 

Cette fois-ci, elle m’aura épuisée d’aplomb, mais pour m’en sortir plus forte et avec une belle leçon d’humilité !  Moi qui me croyais à l’abri de celle-ci et guérie en grande partie… 

Oui, c’est vrai que j’en suis guérie « quand même pas pire », mais je n’avais jamais imaginé l’étendue des dégâts.  Cette dépendance, elle a eu raison de moi pendant longtemps avant même que j’en prenne conscience alors elle a eu le temps de s’étendre… Après l’avoir reconnue en moi, je savais d’où elle avait pris naissance et reconnaissais qu’elle prenait une grosse place dans ma vie, mais jamais, au grand jamais, je n’avais pu en mesurer l’ampleur jusqu’à ce que je me retrouve vraiment seule avec moi-même.  Je n’y voyais en réalité que la pointe de l’iceberg.  Je vous le dis, j’ai pogné de quoi et c’est beaucoup plus qu’un ‘’deux minutes’’ !!

J’ai déjà souffert de soucis de performance pour laquelle j’en faisais toujours trop afin de me faire reconnaître d’autrui, par manque de reconnaissance envers moi-même et par besoin de me faire aimer.  Pour une intense comme moi, il est facile de trop en faire et de s’épuiser.  C’est ma bête noire, j’apprends encore à doser cette intensité, ce qui n’est pas toujours évident.  Trop souvent, la dose a été dépassée et c’est à ce moment que je le réalise.  Pour ne pas dire : « Réaliser trop tard, car il n’est jamais trop tard tant que l’on respire… »

Dans ce cas-ci, c’est la dépendance affective pure et simple qui s’est occupée de m’épuiser pour ne pas affronter ma solitude.  Sûrement aussi un petit peu du soucis de performance, du désir de me faire aimer et reconnaître par ma difficulté à dire « non » sans trop de me sentir coupable à certains moments, mais davantage, l’incapacité de rester seule avec moi-même, seule chez moi, à regarder le temps passer.  Croyez-moi, j’ai vécu l’expression : « Tourner en rond ». Pourtant, je suis une femme aux milles idées et projets.  J’avais de quoi m’occuper amplement, mais je fuyais tout.  Je me fuyais moi-même…

Je le savais, j’en avais plus ou moins conscience de tout ce que je faisais pour ne pas me retrouver seule avec moi-même trop longtemps, mais je préférais ne pas le voir. Côté aveugle volontaire, préférant me mettre la tête dans le sable, je peux être une vraie championne mondiale toute catégorie de la fuite!  Viva la fuita !!  Je me suis donc « garochée » dans le travail, dans la quête d’amour, dans la visite  de là où je viens, bref, en 2 ans et demi, si je suis restée seule chez moi sans aucune attente réelle que de m’occuper de moi, ça doit se compter sur une main… C’est le cas de la majorité d’entres-nous vous me direz.  À cela je vous répondrais que cette solitude, ce gros trou béant à l’intérieur de moi, je ne l’ai jamais ressenti tant que j’ai eu des enfants à la maison, un chum, des amies proches de moi et une routine quotidienne… Là, j’avais choisi cette réalité qui était devenue la mienne, mais après m’être retrouvée les deux pieds dedans, je me suis mise à tourner en rond et à ne pas savoir comment gérer tout cela.  Ma zone de confort inconfortable inconsciemment étant dans mon mécanisme de fuite, j’ai alors fais ce don je suis le plus à l’aise sans trop de savoir… J’ai fui!  J’ai fui ma solitude.   Elle était vraiment trop déstabilisante, inconfortable. Je ne voulais pas être là!  Lorsque j’ai eu mon poste de nuit, ça s’est encore aggravé pour la peine.  J’avais trop de journées « off », j’ai perdu l’équilibre, je me suis en quelque sorte noyée… Pour cela, mon gros ‘’nombril’’ (orgueil et Égo) en mange un coup, moi la perfectionniste aguerri , moi qui pensait être bien avec moi-même, je baissais les armes en m’étant fait un peu tordre le bras, encore une fois, c’est bon, j’ai compris, je me rends! Eh dire que j’ai écris un poème sur la solitude qui se promène sur quelques continents par le biais du livre de Marc Gervais : ‘’Apprivoiser sa solitude…’’

Retour en arrière…

J’ai fais le choix, en novembre 2016 de partir au loin pour l’affronter, cette solitude.  Pour aller guérir, entre autre, cette dépendance affective que je savais qui était en moi et qui me faisait faire un peu n’importe quoi et prendre bien des décisions sur des coups de tête, ce qui m’épuisait énormément émotionnellement et physiquement.  Ce départ était aussi une occasion pour moi de me mettre au défi et de surmonter les obstacles qui se dresseraient devant moi afin de poursuivre mon ascension vers mon estime et mon amour de moi-même.  Je voulais répondre à plusieurs de mes questions concernant mon travail, éliminer les « j’aurais dû », défier ma capacité à gérer mon stress, ma capacité d’adaptation, affronter mes peurs, me sentir libre, profiter du grand air, me découvrir, me choisir vraiment.  Bref pour de biens belles raisons qui pour la plupart, j’ai surmonté haut la main et dont je suis fière. …Fait du bien à l’Égo ça ;)…

En ce qui concerne ma dépendance affective.  Niet, no, nada, je ne l’ai jamais prise en charge.  Je l’ai laissé dans un coin, me suis « garochée » dans bien d’autres choses.  Je l’ai aussi transformée en me projetant, sans trop m’en rendre compte vers d’autres dépendances…Eh oui, ça se divise cette affaire-là !!  Il y a d’autres petites branches de pognées après le grand tronc !

Sans m’en rendre compte, j’ai dirigée cette dépendance vers la dépendance envers la souffrance des autres, dans le travail ainsi que dans ma quête de relation amoureuse.  Vous saurez, que pour le deuxième point, si vous voulez travailler, venez sur la Côte Nord, vous serai servi.  C’est un travail super intéressant soi dit en passant pour ceux et celles qui voudraient venir porter leur CV 😉 Quoi que pour une infirmière, ce n’est pas le travail qui manque un peu partout… Il me suffisait de demander de travailler télépathiquement, lorsque je revenais de Victo et le téléphone sonnait presque à tous les coups. Sur ce point, j’ai été servi.  Sur bien d’autres d’ailleurs, mais ça, ce sera un autre texte !!

Comme plusieurs le savent, j’ai commencé à travailler en croissance personnelle en 2014.  Après avoir pris conscience et ressentie sans l’ombre d’un doute que tout, absolument TOUT partait de l’amour de soi.  Là-dessus, je n’en démords pas, mon message a été trop clair et moi qui ne  connaissais rien là-dedans en plus, je ne peux pas ignorer cela, ça a été trop fort en moi. Bref, je n’embarquerai pas dans ces détails, mais continuerai à l’enseigner à qui veut bien l’entendre !!

 (Sachez cependant que dans toute mon humilité, je suis loin d’être parfaite et de maîtriser toutes les connaissances reçues moi-même.  J’ai encore une multitude de blessures à guérir qui sont présentement en train de me péter à la figure.  Je manquais encore grandement d’amour envers moi-même à un point tel que je ne voulais pas le voir et la vie, étant bien faite, a travaillé fort pour me réveiller, encore une fois…C’est en effet, le travail d’une vie.)

Quoi qu’il en soit, pour ne pas voir ma propre souffrance, mon propre manque d’amour envers moi-même, ma propre dépendance et autres belles bibittes bien enfouies, je me suis occupé de la souffrance des autres jusqu’à me retrouver seule.  Mon intention n’était pas mauvaise.  Loin de là.  Lorsque les gens que j’avais secoués me disaient que je leur avais fait du bien, ça remontait mon ÉGO.  J’en avais besoin, je me nourrissais de cela en quelque sorte et comblait le vide à l’intérieur de moi de cette manière.  Ça a fonctionné un bout de temps, jusqu’à ce que je choisisse de me rejeter moi-même, de renier qui je suis réellement pour essayer de revenir dans un moule et que mes anges se chargent de trouver le moyen de me rattraper.  Croyez-moi, ils n’y sont pas allés avec douceur,(langage que j’ai de la misère à comprendre..)  Quoi qu’il en soi, ils ont trouvé exactement le moyen de m’atteindre…  (Ce sera un autre texte).

Sans vouloir le voir, je me suis lancée dans la recherche de l’amour.  Mais c’était contradictoire.  Je recherchais l’amour, mais à toutes les approches que je recevais, je me disais non-disponible.  Prétextant que je n’avais pas de vie en ce moment donc, que ça ne valait pas le coup de rencontrer personne.  Vous ne pouvez pas vous imaginer toutes les stratégies de protection que je me suis créées moi-même pour repousser l’amour.  Je ne le crois pas même pas moi-même.  Le bouclier, il est épais…  Pourtant, j’aurais bien aimée trouver l’amour.  En fait, il n’y a qu’une personne que je souhaitais, que j’attendais, que je ne décrochais pas… Une personne que j’ai aimée comme je ne croyais pas que ça existait d’aimer de même.  C’était à en virer folle d’incompréhensions, de résistances…   C’était tellement souffrant et pourtant, l’amour n’est pas supposé être souffrant… C’est une expérience de vie qui m’a fait me questionner de long en large sur l’amour et sur la dépendance affective.  Loin d’être toutes résolues encore à ce jour, quelques réponses intéressantes m’ont quand même permis d’en apprendre plus sur moi.  Moi qui me croyais au dessus de tout cela, que je n’avais qu’à continuer d’avancer,  à balayer tout cela du revers de la main, à changer de cassette. Je peux vous affirmer aussi, sans l’ombre d’un doute, que ce que l’on fuit nous poursuit et que cela fini toujours par nous rattraper.  Pour ma part, ça me collait au derrière solide.  Une vraie plaie. J’ai donc arrêté volontairement de courir, j’ai rebroussé chemin et je suis allée à la rencontre de mon boulet, attaché à ma cheville pour m’asseoir à ses côtés et l’accueillir dans le but de bien le décortiquer pour ensuite m’en libérer.  Je n’ai même pas eu besoin de prendre la scie à fer, mon boulet s’est ouvert tout seul,comme un grand, me faisant voir tous ses précieux joyaux, nécessaires à une guérison.  Ça prendra le temps que ça prendra pour digérer tout cela.  Pour une fois, je ne suis plus pressée.  J’ai décidé d’aller au fond des choses, de guérir cette partie de moi qui est franchement meurtrie!  Pour faire disparaître cette tristesse au fond de mes yeux.  Pour retrouver mon plein pouvoir sur ma propre vie…  Pour me reconnaître via mes propres yeux.  Pour m’aimer dans mon propre regard et non, au travers du regard des autres.  Pour m’épauler moi-même, me sécuriser moi-même, pour m’encourager et croire en moi de plus en plus, pour accepter ma différence, pour  cesser de me rejeter moi-même, pour m’aimer vraiment avant de pouvoir aimer quelqu’un d’autre.   Je ne pensais jamais dire cela un jour, mais j’ai enfin compris le sens de la phrase : « Oui, je suis célibataire mais non, je ne suis pas disponible et surtout, je ne suis pas prête à l’engagement.  Ce ne serait pas un cadeau à faire à personne en ce moment »   Je dois d’abord et avant tout, me reconstruire vraiment.  Nos blessures d’âme, qu’on le veuille ou non, elles partent de nous-mêmes avant tout.    Il était temps que je le reconnaisse… Et ce n’est que le début !

Pour ce faire, j’ai tout arrêté.  Les discussions avec tous les amis qui aurait pu, ne serait-ce que me faire penser : « Peut-être que ça pourrait donner quelque chose lui et moi… » Et c’est là que je me suis rendue compte à quel point ça prenait de la place dans ma tête.  Cette quête d’amour.  Que mon esprit n’était jamais vraiment là, dans les instants présents, toujours parti à espérer, à chercher, à envier les couples autour de moi.  À bâtir ma vie en fonction de peut-être, être en couple.  Je me disais que finalement, même si mon couple me ferait souffrance, c’était mieux que rien.  Que si dans ma vie, certaines relations n’étaient pas compatibles, au moins j’aurais eu quelqu’un. Que de choisir de mourir à petit feu dans un couple souffrant, faisait mal, mais que ce mal était un moindre mal comparé à cette sensation de manque qui me tenaillait présentement.  En couple, je me sentais plus forte, soutenue, épaulée, en sécurité.  Il me poussait des ailes.  Et moi qui étais certaine que je n’avais pas besoin d’être en relation, que j’étais une femme accomplie, forte, indépendante et autonome.  À souffrir de l’absence de même, ce vide intense ressenti, cette sensation de tristesse qui me pèse, je me rendais compte que j’avais du chemin à faire avant de me solidifier et surtout, que je devais pour me guérir vraiment, faire face à ce gros démon que sans le savoir, j’ai « crissement » choisi et fui : Ma solitude.  Je me rendais compte à quel point je trouvais cela souffrant d’être seule et qu’encore une fois, j’aurais été prête à m’oublier encore pour ne pas l’être…  Cette peur de vieillir seule, de ne pas refaire ma vie me paralysait l’esprit.  Comme si je n’avais pas de vie ?!?… Incapable de savourer ma liberté.  Sans m’en rendre compte, juste le fait de savoir que peut-être  je pouvais compter pour quelqu’un, ça me gardait vivante, radieuse.  J’allais puiser, inconsciemment, une grosse partie de mon bonheur dans le couple ou dans l’espoir de l’être.  En gros, je me reconnaissais au travers des yeux d’un amoureux.  Ça menait une grosse partie de ma vie.  Étant donné que je me définissais beaucoup dans le couple, je me suis retrouvé à ne plus « Être ».  Et tout cela, je l’ignorais totalement jusqu’à ce que je cesse tout contact avec des hommes que je considérais peut-être comme prétendants potentiels.  Ceux pour lesquels je sentais une certaine admiration envers moi.  Et on ne parle même pas de rencontres réelles là.  Juste de clavardage ou de gens qui voulaient me « matcher », ce qui peut quand même agrémenter le jeu de la séduction et faire un petit velour sur l’ÉGO.  En gros, je ne voulais pas être seule, mais dans mes contradictions, je le voulais et le choisissais inconsciemment.  Tout m’a apporté là où je suis présentement pour vivre cette expérience.  Au fin fond de nul part, sur la route 138, trop loin des villages même pour me faire déneiger… Dans cette maison froide et sombre. Quel combat j’ai mené.  Tout cela, pour enfin arrêter de résister, arrêter de me battre. Pour enfin l’accueillir, pour l’apprivoiser cette solitude, y voir la douceur, la paix, le calme qu’elle apporte, pour m’apprivoiser moi, pour me guérir enfin de cette dépendance qui me ronge et me  permettre de me redonner mes ailes réelles, bien à MOI.  Rien que j’aurai du emprunter à d’autres pour avancer.  Je me suis recluse moi-même.  J’ai choisi mes épreuves, ça fesse quand même.   J’aurai pu choisir un chemin plus facile j’en conviens, mais têtue comme je suis, la facilité, je ne la choisissais pas.  Croyant à quelque part dans mes mémoires qu’il faut se la donner dure pour mériter… À partir d’aujourd’hui, je vais m’autoriser la douceur.  Ça aussi, il est grand temps.

Je raconte cela, parce que souvent, la souffrance, elle vient de quelque part.  Elle n’est pas là pour rien et malheureusement, on choisi de ne pas la regarder.  Des fois, on est pas prêt à la regarder et c’est correct.  C’est trop gros pour ce que nous pouvons absorber dans l’ici et maintenant.  Malgré son apparence et surtout l’inconfort qu’elle provoque, son rôle est toujours bienveillant.  Elle permet de nous aider à nous découvrir, à entrer en nous-mêmes, à nous reconnaître, à faire valoir notre lumière, à nous aimer de plus en plus. En l’ignorant, on croit bien faire, mais elle nous gruge sournoisement le dedans jusqu’à nous accoter au pied du mur et nous forcer à la regarder.  Plus nous l’ignorons et résistons, plus elle prend de l’ampleur.  Elle pèse lourd, émotivement et psychologiquement.  Tout est bien placé pour nous faire évoluer à notre rythme.  Moi qui me croyais à l’abri de tout cela, je sentais bien que quelque chose ou plutôt, bien des choses me rattrapaient et que je n’allais pas bien.    Je savais, mais ne voulait pas affronter, ne voulais pas voir, ne voulais pas aller creuser.  Je voulais continuer de fuir, de ME fuir, mais croyez-moi, ça épuise…  J’avais d’autres chats à fouetter, ça me tentait pas.  Je me disais que ça passerait avec le retour du beau temps.  Avec le temps tout court… Je me rends compte aujourd’hui que cette vague en plein visage, elle était nécessaire à mon cheminement et que par le biais de l’expérience, je continuerai à pouvoir aider les gens pour qui, comme je le dis, veulent bien accueillir l’humain en eux pour le faire rayonner de plus en plus. Je partage, car je sais que je ne suis pas toute seule sur ma route et que pour ma part, lorsque je lis ou reçois des témoignages, ça me fait du bien de sentir que je ne suis pas seule sur mon chemin.  Que nous sommes tous liés les uns aux autres, vivons tous des choses qui sont souvent semblables et que le partage est une force indéniable lorsqu’il se fait dans le non-jugement, dans l’écoute, dans l’ouverture et dans l’amour pur.

Cette souffrance, elle est nécessaire pour nous montrer le chemin à suivre, pour nous ramener vers notre « essence » à nous.  Il y a toujours un super beau cadeau de caché derrière celle-ci.  Suffit de l’accueillir et de lâcher-prise.  Eh non.. c’est pas toujours évident et non, on est pas obligé de passer par la Chine pour aller à Montréal 😉

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Avec amour xx Kathleen

Victimisme… Quand tu ne me tiens plus!

menottes« Ça m’arrive juste à moi, pourquoi ça m’arrive, je ne suis donc bien pas chanceuse, je ne suis pas capable, personne ne peut me comprendre, oui mais moi j’ai pas été élevé de même, je ne peux pas rien y changer, oui mais c’est donc pas facile, c’est pas drôle hein, oui mais moi j’ai pas cette force là ou je n’ai pas ta force… »

Vu sur un post hier matin d’une jeune femme qui affichait avoir été longtemps une victime dans sa vie… Elle m’a inspiré ce texte qui pour lequel, j’étais supposé y consacrer du temps voilà bien longtemps déjà…

Manque d’inspiration probable, mais sûrement pas le manque de temps, car du temps, ça se planifie toujours quand on le choisit et un an… C’est bien trop long, mais bon… Sujet chaud et tabou qui demande un brin d’humour parce qu’il peut en effaroucher plusieurs! Un beau défi de sujet de discussion que je n’oserai pas qualifier de « difficile », car pour moi, ce mot me ramène au temps où tout était trop difficile, ce qui avait pour conséquence de ne rien faire ou bien… de faire, avec peine et misère, en chiâlant et traînant derrière moi, à chaque petites épreuves ce mot comme un gros boulet de prisonnier, lui donnant ainsi bien trop d’importance ce qui ralentissait ainsi toutes actions à accomplir et demeurant dans un état d’esprit qui était tout sauf de la joie!

Victime moi??  Eh oui!!! Je l’ai été aussi. Sans en avoir conscience durant de longues années par contre et il était interdit de me dire que je l’étais, car non, je ne l’étais pas! C’était pas de ma faute si tout était difficile dans ma vie.  Je n’avais rien choisit de tout cela. Que je faisais donc pitié et que ma vie était donc pas facile…  Comme si, j’étais la seule en ce monde à vivre des épreuves.. Comme si, j’étais la seule en ce monde à souffrir.  Non, mais fallait tu avoir un gros nombril et pas rien qu’un peu? Mais bon…  Maintenant, je l’avoue. Oui, je suis victime et quand je le suis, je suis parfaitement consciente de l’être et je choisis consciemment d’y demeurer le temps que ça me prendra pour retrousser mes manches!  Je choisis parfois de demeurer dans cet état pour plusieurs raisons… La peur du changement, la paresse de ne pas changer mes habitudes ou de ne pas passer à l’action… Le plaisir de licher mes plaies et me dire que je suis la seule au monde à qui les malheurs arrivent et que je me concentre sur mon gros nombril durant un cours laps de temps… En gros, maintenant quand je suis dans mon côté victime, je fais le choix de ne pas sortir de ma zone de confort ou de ne pas me responsabiliser moi-même en sachant que je ne pourrai pas demeurer dans cet état longtemps parce que je perds ridiculement mon temps et Dieu sait que le temps, il passe vite!!  Je choisi aussi parfois le déni en me disant que je dois avoir besoin de repos, tout en sachant très bien que soit j’accepte la situation telle qu’elle est ou bien… Je me botte le cul pour faire autre chose!!!  Et vous savez quoi?  Je me console et je rigole en sachant que tous les être humains sans exceptions ont un côté victime ce qui fait que je me sens moins seule de ma gang et étant fière d’être humain j’accueille!

Je n’apprécie pas particulièrement être dans cet état, car je sais fondamentalement que ça ne sert strictement à rien, mis à part, stagner dans sa propre marre à grenouilles… Mais je l’accueille pour mieux l’utiliser afin de réajuster certaines pièces désuettes dans le casse-tête de ma vie.

Avant, je n’en avais pas conscience alors je pouvais reposer mon pseudo-bonheur et ma pseudo-prise en charge sur mes amis (ies), mon conjoint, mes employeurs, mes enfants, mon psychologue, ma coiffeuse, mes clients (tes), ma médication… (Attention, je ne dis pas que certaines conditions ne nécessitent pas de médication)

En chiâlant sur mon sort et ma condition, toutes ces belles personnes aidantes pouvaient me redonner temporairement la petite tape dans le dos pour me motiver, m’encourager.  Ils pouvaient m’aider à trouver des solutions, (me les suggérer du moins)  Mais une victime reste une victime… Toutes ces belles solutions… Je les connaissaient souvent au fond de moi-même, mais ne les mettaient pas vraiment en pratique.  Si j’essayais… c’était bien bref, laissez-moi vous dire cela, espérant un changement radical miraculeux, mais une ou deux fois, ce n’est pas assez pour changer une habitude…   Que serait-il arrivé si tout à coup j’avais persisté et que cela avait fonctionné? Je n’aurais pu eu besoin de toujours allez chercher ma petite dose d’attention et d’aide que je m’étais créer moi-même comme dépendance… Mais bon… À ce moment-là, je n’étais pas prête à prendre mon envol en tant adulte responsable il faut croire.  Ce n’est arrivé qu’à l’âge de 37 ans, pourtant responsable de bien d’autres choses dans ma vie ; enfant, famille, travail, maison, paiements multiples…  La vraie vie quoi!  Le problème est qu’un bon jour, mes ressources se sont épuisées… Quelqu’un s’est tanné de ramer pour moi et de me recrinquer tout le temps, alors il m’a remis gentiment dans les mains le loisir de répondre à mes propres questions, à faire en sorte de combler mes propres vides et par le fait même, à créer mon propre bonheur. J’étais maintenant obligé de trouver mes propres solutions pour me sortir de mon mal être.  C’est tannant ça et ça fait crissement mal… Cette impression de se péter le nez sur un mur de ciment où l’on se retrouve face à soi-même sans pouvoir compter sur personne.  Toutefois, ce fut un des plus beaux cadeaux de ma vie!

Une victime se nourrit, entre autre, de tout ce beau monde qui se jette par terre pour leur trouver des solutions qu’ils ne mettent jamais en pratique et qui passent leur temps à nourrir leurs côtés victimes en les  »complimentants » constamment dans le vide. (Je dis dans le vide, car les compliments, même s’ils sont dits, ils ne les croient pas… Ça demeure superficiel…  Un beau  »plaster »)  Si on leur coupe cette nourriture, ils pédalent dans le vide et n’ont alors pas d’autres choix que de nager pour se sauver eux-mêmes ou choisir de se laisser aller et de se laisser couler…  Ce choix leur appartient.  Une victime, ça espère toujours trouver la pilule miracle qui changera tout dans leur vie comme par magie sans faire la moindre effort, mais en même temps, aucune pilule ne sera assez efficace pour eux, car trop souvent, ils ne voient pas les côtés positifs ou très peu.  Ce sont  majoritairement d’éternels insatisfaits.  Et non, chialer sur son sort, ce n’est pas considéré comme un effort, ni une prise en charge de nous-mêmes.  Il n’existe « heureusement » aucune pilule miracle, ni aucune personne, ni aucune source venant de l’extérieur qui pourra guérir leur mal être intérieur ou qui leur dénichera l’emploi du siècle, leur trouvera des activités à faire ou qui comblera leurs manques mis à part nul autre qu’eux-mêmes…

De plus, le problème avec les bons conseils gratis qu’ils reçoivent et l’aide que tout le monde leur apporte autour est que justement, ils vivent la vie des autres, selon la vision des autres et selon les propres expériences des autres.  Comment peuvent-ils alors croire que cela serait parfaitement adapté pour eux-mêmes, sachant que tout le monde est unique?  Et si cela ne fonctionne pas comme ils le souhaiteraient, c’est d’autant plus facile de continuer de victimiser en disant que c’est la faute des autres si cela n’a pas fonctionné…. Zone de confort A1 victime!

Je sais… Ce n’est pas facile de se prendre en mains.  Mais c’est un beau défi à se donner, le temps d’une vie et c’est à mon avis, la meilleure chose à faire.  Toutefois c’est comme tout entrainement et cela demandera des efforts à la vie à la mort pour notre bien-être personnel physique et mental.

Il m’arrive parfois de me dire que je préférais être dans l’inconscience de mon victimisme, mais jamais bien longtemps.  Pourquoi? Juste… Parce que je me donnais la permission de ne pas me prendre en mains.  Ça me laissait grassement dans l’inconfort de ma zone de confort, dans ma paresse physique et mentale.  (L’être humain est naturellement paresseux)  Pourtant, cet état de victimisme m’a mené directement dans la noirceur la plus totale, en mode fuite, déni, dépression, réclusion, dénigrement, baisse d’estime etc.   Je blâmais la vie, la société, les autres, la malchance, le passé, l’avenir… Je blâmais tout, en oubliant le détail le plus important : Mon pouvoir de créer ma propre vie dans l’ici et maintenant.  Que ce pouvoir était une de mes missions de vie et que c’était de mon propre ressort, de ma propre responsabilité face à moi-même de le faire pour moi. Que personne, même le plus intentionné du monde ne pouvait le faire à ma place.  Même Dieu le père tout puissant ne pouvait pas le faire pour moi. (Je vous en bouche un coin là hein? On a bien essayé de nous faire croire qu’il réglait tout.  Qu’on avait juste à tout lui laisser entre les mains…Hahaha! L’idée de la pilule magique, ça part de loin!!)  Mais lui par contre, ça ne lui tentait pas de gérer tout ce beau monde-là, pis je peux le comprendre, donc il nous a dit, selon les oui-dires, qu’il nous léguait ses pouvoirs de création! Tu parles d’une générosité toi!  Apparemment, Dieu nous fait confiance et il nous laisse le pouvoir de créer notre propre vie sur terre. C’est à nous de choisir!! C’est ti pas fin ça!?!  Magnifique! On est fait quoi maintenant?  Souvent, il est plus facile de vouloir créer la vie des autres que la nôtre, mais ça c’est un autre chapitre et j’avais oublié aussi un point important… Avant de donner des conseils aux autres… Ne faudrait-il pas soi-même montrer l’exemple le plus possible? (Personne n’est parfait on est ici pour apprendre!)

J’aimerais souligner le fait que la seule chose qui existe vraiment est ce moment-ci, c’est-à-dire l’instant présent et que si l’on souhaite créer un changement, on doit poser une action et que dans l’action et l’accomplissement, on y retrouve la fierté, (fierté d’avoir réussi ou d’avoir essayé) ainsi que le rehaussement de l’estime de nous-mêmes.  Dans les sorties de zones, on y fait automatiquement des découvertes extraordinaires.

En se prenant en charge soi-même, cela permet de lâcher le « plaster » qui ne fait que couvrir le bobo et ainsi, de guérir la plaie par le fond, ce qui est du développement durable.  Si on ne fait que mettre un « plaster » sur une plaie sans jamais nettoyer le méchant, ça peut facilement dégénérer, devenir chronique et ça fini par puer en ta… (Quoi que pour moi, rien n’est irréversible, mais bon…)

Lâcher le victimisme permet d’avancer pour soi à notre propre rythme, selon nos propres choix, nos envies, nos fiertés, nos possibilités infinies et surtout, la fierté de s’être prit en mains avec nos propres solutions, notre propre parcours et pour qui?? Pour nous-mêmes!  Pour notre propre bonheur à nous.  Il y a beaucoup plus de chances de réussir lorsque l’on choisit vraiment de changer pour nous-mêmes dans le but d’améliorer notre bonheur et notre qualité de vie.   Ça fait partie du choix de vivre et non plus de subir sa vie, qui s’agence pas mal avec le victimisme.

On croit à tord que de demeurer dans le victimisme est plus facile lorsque l’on ne connait que cela.  Ou plutôt… Les victimes de se monde ne se reconnaissent pas… Il est davantage là le gros problème…  J’ai fais partie du lot des inconscients alors je sais de quoi je parle, mais s’avouer victime, c’est pas si pire que cela je vous le dis!  On apprend même à en rire!

Maintenant, je suis toujours une victime, mais une victime qui sait qu’il n’en tien qu’à elle, de se prendre en main et que cela demandera un effort.  Sortir du victimisme c’est assumer ses propres choix et ce, même si le résultat n’est pas celui à quoi on s’attendait ou que l’on croit avoir choisi en fonction des autres.  Si c’est le cas, et bien qu’il en ait été ainsi, mais au tout dernier moment, vous avez quand même choisi de prendre une direction qui ne vous appartenait pas.  C’est alors à vous, de reprendre votre propre chemin, celui-là, qui vous rendra le plus heureux possible.  Vous vous sentez malheureux?  C’est à vous de reprendre le contrôle sur votre propre vie pour revenir vers votre bonheur.  Vous ne vous sentez pas respecté? C’est à vous de vous affirmer. Vous ne croyez pas en vous?  Il n’y a que vous qui puissiez choisir de vous donner la chance de croire en vous-mêmes, car toutes les personnes qui vous aiment croient en vous plus que vous-mêmes.  Vous voulez perdre du poids?  C’est à vous de modifier vos habitudes alimentaires.  Il ne sert à de chialer que c’est difficile…. Si on choisit que c’est difficile, tout le devient c’est évident! Si seulement le fait de chiâler apportait quelque chose de gratifiant et rendait tout plus facile…  Tout ou presque, demande un effort. C’est ça la vie! Et je suis dans le même monde que tout le monde ici dedans, mais un choix demeure un choix et il n’est pas si difficile que cela quand on le fait pour soi, par amour pour soi.

Pour terminer, tout changement demande une action et toute action demande un minimum d’effort. Aussi, toute reprogrammation est possible, mais demande de la persévérance consciente et répétée.  C’est la clé de bien des succès.  L’essayer c’est l’adopter alors petit conseil « gratis » à toutes les victimes de ce monde : Au lieu de continuer de chiâler dans le vide sur votre vie, s.v.p. lâchez donc vos pantoufles et sautez dans vos espadrilles.  Après les 5 minutes d’inconfort de prise en charge de votre propre vie, vous allez être surpris des progrès que vous pourrai réaliser en très peu de temps 😉 Vous pouvez aussi aller consulter, ça fait pas de tord à personne.

Dernière suggestion pour ceux et celles qui souhaitent aider les victimes de ce monde,  au lieu de pêcher pour eux, apprenez-leur donc à pêcher! C’est-à-dire, demandez-leur ce qu’ils font pour changer leur situation actuelle? Qu’elles sont leurs propres solutions pour créer un changement dans leur vie? Qu’est-ce qu’ils font ou sont prêts à faire comme actions concrètes dans leur vie?

Bref, aimez-les assez pour croire en leur propre capacité de passer à l’action et laisser leur, leur propre responsabilité sur leur propre vie et rappelez-vous que s’ils posent une action venant d’eux-mêmes, si petite soit-elle, cette action peut leur donner des ailes pour changer leur vie en leur redonnant la confiance de croire en eux-mêmes. Faites-en sortes de les féliciter pour leurs propres efforts et réussites.  À ramer pour les autres, personne n’avance.. ça tourne en rond… Ceci n’est pas la pure vérité, mais pour moi en tout cas, même si cela a été très difficile au début… Cela a fonctionné!  Maintenant, je suis allergique au mot difficile qui est dûment remplacé par les mots : Défi ou envie!

La peur du magnifique

universVous savez, c’est bien beau de rêver grand, mais il faut aussi savoir accueillir, s’ouvrir et recevoir cette « magnificience ».  Parfois je réalise à quel point l’uni-vers est généreux, mais que nous-mêmes, sommes responsables de la quantité d’abondance que nous laissons entrer dans notre vie.  Les barrières, nous nous les imposons nous-mêmes par nos propres pensées « réductrices » qui ont accepté des croyances de « petitesses » suggérées par la société.  La peur du grandiose!  Et oui, elle existe! Il faut être heureux, mais…. Juste correct!

Ok, on se dit tous par exemple, que si demain matin nous devenons millionnaires, nous serions tous bien heureux de cela, mais dans la réalité, en serait-il réellement le cas ou, quelque part, nous nous sentirions coupables de cette abondance d’argent, croyant que nous ne le méritons pas?  Que nous n’avons pas travaillé assez fort pour l’obtenir?  Que les autres membres de notre famille, amis ou personnes près de nous n’ont pas cette chance que nous nous avons?  C’est à voir.  Serions-nous gênés de dépenser? De nous acheter une voiture de luxe?  Nous sentirions-nous coupables et gênés d’afficher nos photos de vacances comme nous le faisions avant de gagner notre million?  Aurions-nous peur du jugement des autres?  De leur déplaire, de leurs créer une certaine envie, une certaine jalousie?  Et pourtant… Si les autres gagnaient le million à notre place, ne serions-nous pas contents pour eux?  Quelle serait notre opinion envers eux?  C’est probablement la même opinion que nous pourrions avoir peur qu’ils aient envers nous-mêmes si nous n’accueillons pas l’abondance dans notre propre vie… Est-ce une raison pour ne pas vivre l’expérience si elle arrivait vers nous un jour?  Nous aurions deux choix… Se cacher pour le vivre ou le vivre au grand jour.  Sans culpabilité je l’espère bien et sans peur de « trop » démontrer, car non, vous ne le feriez pas pour « faire chier les autres » et non, ce n’est pas votre faute non plus si les autres n’ont pas gagner le million.

Je parle ici d’argent, mais c’est un exemple parmi tant d’autres pour démontrer la peur du grandiose dans notre vie parfois… et même…  Plus que l’on peut le penser…

C’est fou comme trop souvent on a de la difficulté à accepter le grand et le beau.  On le souhaite, on le rêve, on l’espère et quand il arrive, nous en avons peur.  Nous écoutons notre mental, tentant de vouloir déjà contrôler un avenir qui n’existe pas.  Tentant de taire notre bonheur pour ne pas déplaire aux autres, pour ne pas sortir des normes, ne pas « trop » briller par peur de déranger, ne pas trop s’émerveiller par peur d’être jugée, trahie, abandonnée, déçue.  Minimisant et fermant notre cœur pour être certaine de le préserver le plus possible au cas-où il arriverait le pire.  Mais sincèrement?  Que pourrait-il bien arriver de pire?  Mis à part que les gens parlent de vous, contre vous, avec vous et que vous dérangiez leur manière d’être à eux, leur comment eux, auraient géré leur propre bonheur… Qu’avez-vous peur de perdre exactement, sachant qu’au final, rien ni personne ne vous appartient?  Alors si le magnifique sonne à votre porte et que vous avez envie de rayonner, pourquoi donc vous en empêcher?

 

C’est certain que vous allez déranger, car aussi stupide que cela est… :  Le bonheur et l’amour dérangent!  C’est un non-sens, bien évidemment, mais il ne faudrait pas trop… Quand même! Des fois que…

Et si vous, vous vous permettiez de le vivre ce bonheur?  Peut-être briseriez-vous le tabou et inspireriez d’autres gens à faire pareil?  Quelle recette est donc supposée être parfaite et pour qui exactement dans l’accueil de l’abondance?  Pourquoi quelque chose d’agréable serait-il malsain?   Pourquoi ne pas l’essayer dites-moi?  Vous allez peut-être donner la chance aux autres de croire en ce que vous ne croyiez peut-être pas vous-mêmes avant d’abandonner votre contrôle et votre bouclier de protection sur ce bonheur pour vous laisser aller à seulement vivre l’expérience dans sa totalité.  Laissez donc entrer tout ce qui goûte bon dans votre vie!  Vous avez le droit de vous émerveiller, vous avez le droit de pleurer de joie, de gratitude.  Vous avez le droit d’aimer et d’être aimé en retour sans vous cacher ni entrer dans des standards de protection qui suggère de « faire attention », car vous pourriez avoir mal ou vous pourriez perdre…. Entre vous et moi, la possibilité d’avoir mal ou de perdre, elle est toujours présente et ce, peu importe ce que l’on fait!  Mais plus on s’aime soi-même avant tout et plus on croit en nous, plus on sait que notre bonheur est à l’intérieur de nous alors, on se sait capable de se remonter de toutes expériences que nous jugeons désolantes sur le coup et que nous savons que l’on va survivre malgré les déceptions qui peuvent survenir encore une fois! Une chose est certaine parcontre, c’est que : Tant qu’à essayer, on l’aura fait pour vrai, avec le cœur ouvert!

Je me demande ce qui le plus pire entre se limiter intérieurement en se protégeant, en se cachant, en étouffant nos envies réelles par peur de perdre ou de déplaire ou bien de vivre pleinement le bonheur et « le grand » dans le moment présent en accueillant vraiment qui nous sommes?  Dans les deux cas, rien au bout du compte n’est garanti.  Ni que tout va s’effondrer, ni que tout va fonctionner sur des roulettes comme nous le souhaiterions.

 

Pour ma part, je commence à choisir réellement d’ouvrir mon cœur et de laisser entrer le magnifique en cessant d’étouffer mon bonheur par peur de déranger les autres, parce que oui, je le mérite, j’y ai droit et que c’est agréable dans le cœur.  Cette zone de confort, de cacher mon propre bonheur et de le minimiser pour ne pas déranger, c’est fini pour moi.  Après tout, si je suis heureuse, je l’ai choisi et je le souhaite tout autant pour les autres, car je sais que c’est accessible à tout le monde.  Oui oui! Même à ceux qui n’y croit pas!! Suffit d’y croire.. Juste un peu et de laisser entrer doucement dans notre cœur.  Se permettre cette douceur, se l’autoriser.  C’est pas vrai que la vie se doit d’être souffrances et misères… Otez-vous donc ça de la tête, ça vous appartient pas!

Tout le monde a le droit d’être heureux et la possibilité de choisir de l’être.  Tout le monde mérite le meilleur et a le droit de s’aimer et d’être aimé.

Pourquoi se sentir coupable de notre bonheur, pourquoi le taire, pourquoi continuer d’éviter les « trops » dans notre vie?  Pourquoi ai-je accepté, un jour dans ma vie d’entrer dans ce monde de « supposé » protection suggérée, de « fais attention à tout » par peur de perdre?  Je sais aujourd’hui que tant que mon cœur bat, je ne peux pas me perdre moi-même, donc si je suis, j’existe et si j’existe, j’ai le pouvoir de recréer ma vie à tous moments et ce… Comme vous tous!  Choisissez le meilleur pour vous-mêmes par amour pour vous, car l’immensément grand, vous en faites partie et elle fait partie de vous.  Ouvrez grand vos cœurs et laissez la magie opérer.  Bonne continuité 😊 xx